mardi 10 mai 2011

Grand Prix du Roman de l'Eté Femme Actuelle 2011

Alors que se prépare le nouveau millésime du Grand Prix du Roman de l'Eté Femme Actuelle, j'ai voulu revenir brièvement sur ma propre expérience.
Il y a deux ans je participais à ce concours et repartais avec le prix du jury pour mon premier roman "Les fantômes du Panassa".
Une expérience unique et mémorable dans la vie d'un écrivain. Mais avec le recul qu'est-ce que ça a changé pour moi ?
Rien pourrait-on dire, puisque après les problèmes de diffusion de "Mortelles attractions", j'ai préféré rompre avec mon éditeur "Les Nouveaux Auteurs".
Ceux qui m'ont suivi sur mon ancien blog (Ecrits et Chuchotis période de septembre à décembre 2010) savent de quoi je parle.
Ces deux années écoulées, au cours desquelles se sont mêlées les joies et les désillusions, m'ont surtout ouvert l'appétit et conforté dans ma volonté d'écrire. La participation à des salons, les séances de dédicaces, les rencontres avec des auteurs chevronnés... tout cela est non seulement passionnant, mais aussi très instructif sur le fonctionnement du monde littéraire et ses différentes chapelles et confréries.
Aujourd'hui, je me sens plus libre. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Je travaille sur mon nouveau roman avec moins de pression. Quel sera son sort ? J'espère bien sûr qu'il sera publié, mais ce n'est pas suffisant. Il me faut surtout trouver le bon éditeur.
Le bon éditeur ? Oui, un éditeur fiable et compétent qui le défende pour que le livre puisse avoir une chance de trouver son public. Rien n'est plus rageant que de publier un livre et de constater que celui-ci ne bénéficie d'aucune mise en place, d'aucune diffusion, d'aucune promotion et demeure invisible chez les libraires (et donc des lecteurs potentiels) plus de quatre mois après sa sortie, car il n'a pas été répertorié. Autant dupliquer et relier son livre soi-même et le vendre sur les marchés et les foires.
Si je ne trouve pas d'éditeur pour mon prochain livre, eh bien j'en écrirai un autre et un autre encore, jusqu'à ce que ça marche. Je ne suis pas pressé maintenant.
Parfois on me demande si je ne regrette pas d'avoir publié un recueil de nouvelles plutôt qu'un autre roman. La réponse est claire : non. Tout simplement parce que les problèmes rencontrés ne tiennent pas au livre lui-même, mais à l'éditeur. Un roman aurait connu le même sort.
Les retours sur "Mortelles attractions" sont bons, même si certains lecteurs des "Fantômes" ont pu être un peu surpris. Les textes proposés sont en effet très différents du style général du roman. "Mortelles attractions" s'adresse à un public plus jeune, habitué aux textes crus et violents, là où mon roman avait plu à des lecteurs plus âgés.
La palette d'un auteur comme celle d'un peintre doit être large, au risque de désorienter parfois son public. Pourquoi se contenter d'un genre, d'un style quand il y en a tellement à disposition.
Polar, SF, fantastique, érotique, littérature blanche... je refuse de choisir.

1 commentaire:

  1. Pareil, même avec des genres de prédilection (pour moi plutôt fantastique et thriller), pourquoi s'empêcher d'écrire autre chose en effet?
    Élargir son lectorat, ou en avoir des différents. Beaucoup le font à grand renfort de pseudo ;-)

    RépondreSupprimer