lundi 30 mai 2011

Lunatique N° 82 avec ma nouvelle "Nouveau départ"

Lunatique N° 82, enfin !

Après être parue au format électronique il y a déjà pfff… longtemps, le numéro 82 de la revue Lunatique paraît enfin en version papier ! Je n’y croyais plus je dois l’avouer. La découvrir ce matin, de manière totalement inattendue, dans ma boite aux lettres a donc été un immense plaisir pour moi.
Que voulez-vous, j’aime le papier et je n’ai jamais pu me faire aux publications électroniques !
La couverture, superbe, est de Pierre Le Pivain
Le sommaire, qui mêlent anciens et nouveaux auteurs, n’est pas mal non plus : http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=112
150 pages pour moins de 10 euros !

Pour ceux qui l’ignoreraient Lunatique est une revue littéraire française consacrée à la science-fiction, au fantastique, à la fantasy, à l'étrange ou à l'insolite. Créée en 1963, arrêtée en 1973, elle a repris sa publication en novembre 2005, sous l’égide des éditions Eons, tout en conservant sa numérotation d’origine. Curieux.
Depuis le numéro 69, date de sa résurrection, Lunatique a publié 105 nouvelles de 71 auteurs différents. Parmi les plus connus on trouve : Lino Aldani, Jean-Pierre Andrevon, Jacques Chambon, Michel Demuth, Yves Frémion, Jean-Marc Ligny, Jacques Sadoul, Daniel Walther, Stanley G. Weinbaum ou Robert F. Young.

La nouvelle que j’y présente fleure bon la SF des années 50 / 60. Il y est question d’un étrange vortex, qui pourrait bien être un ascenseur pour un monde meilleur, vers lequel les foules convergent en masse. Elle s’appelle « Nouveau départ ».

« Dix fascinantes plongées dans la fantasy, le futur et l’ailleurs dont vous ne ressortirez pas indemnes… » nous dit l’accroche de la revue. Alors laissez-vous emporter…

PS 1 : J’avais consacré un long article sur les revues et les nouvelles dans mon ancien blog Ecrits et Chuchotis. Si ça vous intéresse c’est ici : http://ecritsetchuchotis.blogspot.com/2009/03/black-mamba-outre-monde-lunatique-et.html
PS 2 : Faites un achat groupé en commandant également le numéro 81 de la revue qui contient ma nouvelle de SF horrifique « Le retour de mamie Framboise » http://ecritsetchuchotis.blogspot.com/2009/02/le-retour-de-mamie-framboise.html

vendredi 27 mai 2011

Une bonne œuvre

Je m’aperçois que je ne vous ai pas encore parlé de « Contes du Monde » que publieront au second semestre les jeunes et dynamiques Editions du Riez. Sa particularité : pour chaque exemplaire vendu les Editions du Riez reverseront 3 euros à une association d’aide à l’enfance. Beau geste.
La parution est prévue pour novembre / décembre prochain, mais la couv et le sommaire sont d’ores et déjà visibles ici : http://www.editionsduriez.fr/12.html
J’aurai bien sûr l’occasion de vous en reparler.

dimanche 22 mai 2011

Conseils d'écriture

Dur de reprendre l’écriture après la coupure du WE dernier. Il a fallu que je me replonge dans les chapitres précédents, que je retrouve l’ambiance de mon récit. Deux matinées laborieuses à faire avancer le récit, à retrouver le fil, l’envie, l’inspiration.
Kanata a très bien cerné le problème dans son blog.
Peut-être vais-je me mettre à sa méthode.
En tout cas, je vous invite à lire ses articles : http://www.kanatanash.com/aticles/tutoriels/10-etapes-pour-concevoir-un-roman-de-fiction-prologue/
Et aussi, les indispensables conseils de Yves Meynard « Comment ne pas écrire des histoires » sur le site de la revue Solaris : http://www.revue-solaris.com/special/cnpedh.htm

lundi 16 mai 2011

Insoutenables attractions ?

Dimanche dernier j'étais donc au salon "Le printemps du polar" au château de Pluvy à Saint-Symphorien sur Coise ("Sinsin" comme on dit là-bas). Magnifique château et excellent accueil (merci Alexandra). Le soleil, absent la veille, était au rendez-vous et avec lui un petit vent frisquet qui poussait les visiteurs au dos pour mieux les inciter à rencontrer les auteurs, nouveaux ou confirmés, présents pour l'évènement.
C'est toujours un plaisir de rencontrer les lecteurs et je recueillais là, pour la première fois, des avis directs sur mon petit dernier "Mortelles attractions".
Autant le dire tout de suite : les réactions furent contrastées. Fortement contrastées.
Le livre, en compétition pour le prix "Les monts du Lyonnais mènent l'enquête" avait été lu par plusieurs personnes et notamment les responsables des médiathèques et bibliothèques locales.
Parmi ceux-ci, deux dames, amateurs de littérature policière, vinrent me voir pour me dire qu'elles n'avaient pas du tout aimé mon livre le jugeant trop dur et violent. Un peu surpris, (et forcément déçu), je leur demandai de m'indiquer quels étaient les passages incriminés. Après diverses hésitations, elles ne purent en citer aucun.
En effet, il y a peu, si ce n'est aucun passage explicite dans "Mortelles attractions". J'ai systématiquement préféré suggérer plutôt que de montrer, laissant le soin au lecteur de terminer la scène et... d'imaginer le pire. C'est donc surtout la violence psychologique qui a gêné ces lectrices. Plusieurs histoires (toutes ?) vous proposent en effet de vous glisser dans la peau du maniaque et c'est peut-être bien ça qui est le plus dérangeant. Cette identification au personnage principal. Le lecteur, une fois n'est pas coutume, ne chausse pas les bottes de l'inspecteur chargé de résoudre le crime, mais celles beaucoup plus poisseuses et inconfortables de l'assassin, du psychopathe, du pervers. Alors, malgré l'humour et l'ironie qui imprègnent les histoires, il est difficile de ne pas éprouver un sentiment de malaise. Car ces émotions que le lecteur est forcé d'endosser, ce sont parfois celles qu'il refoule au fond de lui. Personne n'est innocent. Comme le montre malheureusement l'actualité, ce sont les pulsions primaires qui guident les êtres humains, que celles-ci soient d'ordre criminel ou sexuel.
Ces dames,  ferventes lectrices de Maxime Chattam ou de Frank Thilliez, ont donc été victimes de leur propre imagination plus que de celle de l'auteur. C'est en cela que "Rosemary Baby", le film de Roman Polanski, sera toujours plus effrayant que tous les "Saw" du monde : parce qu'il suggère plus qu'il ne montre.
Heureusement, d'autres lectrices moins impressionnables, me déclarèrent (à mon grand soulagement, car on écrit quand même pour être lu !) qu'elle avait beaucoup aimé le caractère "incorrect" de mes histoires et l'humour très noir qui s'en dégageait. Une autre, séduite par le ton, me demanda de l'aider à choisir une nouvelle à faire lire à des adolescent et là, je dois avouer que je fus bien embêté ! Une autre, enfin, m'informa qu'elle n'avait pas encore pu le lire, car il était toujours sorti de la bibliothèque.
Même si c'est plutôt encourageant, je doute que "Mortelles attractions" puisse caracoler en tête du classement du concours !
Enfin, cette journée fut marquée par une grande joie : celle de rencontrer enfin "Dark Véro" (les lecteurs d'Ecrits et Chuchotis, la connaissent bien), venue depuis la Savoie avec toute sa famille ou presque. Un gros "smack" et un grand merci à eux !     

vendredi 13 mai 2011

"Mortelles attractions" chroniqué par "Les Chroniques de l'Imaginaire"

C'est sympa d'aller se balader sur le web, on y trouve de bonnes surprises comme cette critique de "Mortelles attractions" parue sur le site "Les Chroniques de l'Imaginaire".

Comme pour la chronique d'OutreMonde
, je vous en livre ici un extrait rédigé par Yria le 12/04/2011 :

"Une plongée dans l’univers des tueurs, un endroit sombre, glauque et effrayant, voilà ce que nous offre Mortelles attractions. Pour notre plus grand plaisir, l'auteur a généreusement saupoudré le tout d'une bonne dose d'ironie et de beaucoup d'humour, noir bien évidemment. De ce fait, alors même que l'histoire qu'on découvre devrait nous faire frémir d'horreur, on ne peut réfréner un sourire voir parfois même un rire. On peut aussi ressentir un certain malaise, tellement ces récits sont ancrés dans la réalité de la vie quotidienne. Ici, les apparences sont généralement trompeuses et vous pourriez finir par regarder le monde qui vous entoure avec suspicion. C'est ce subtil mélange des genres entre horreur, banalité et humour qui rend ces nouvelles aussi attractives et fascinantes. Les fins ouvertes sont autant de portes vers le pire, pour peu que votre imagination soit fertile. Le style est efficace, direct, le rythme soutenu et j'ai dévoré cet ouvrage en une après-midi."

L'intégralité est à lire sur le site des Chroniques de l'Imaginaires

mercredi 11 mai 2011

Prix Femme Actuelle 2011 : les lauréates !

Quand on parle du loup ! Hier je vous proposais un bref retour sur mon expérience de lauréat du prix Femme Actuelle et aujourd'hui, voilà t'y pas que j'apprends que les prix ont été attribués !
Selon Livres Hebdo, 600 manuscrits ont été envoyés et 95 ont été retenus pour participer à la quatrième édition du prix du roman de l'été Femme Actuelle.
Les prix ont été décernés par un jury composé de 1300 lecteurs. Paulo Coelho était encore une fois le président de cette édition.


Quelques nouveautés dans l'appellation des prix et surtout quatre lauréates (mais où sont les hommes ?) :

- Prix du Roman de l’été et Coup de cœur de Paulo Coelho à Diane Peylin, pour "À l’endroit où elles naissent"
- Prix du Thriller de l’été à Sandrine Monfort pour "En proie au temps"
- Prix coup de cœur des lectrices à Agnès Ledig pour "Marie d’en haut"
- Prix coup de cœur du jury a Géraldine Jaujou pour "La guérisseuse"

Mille bravos aux gagnantes et, au fait, c'est pour quand la grande photo de famille réunissant tous les lauréat(e)s ?

Plus de détails sur :
http://livreshebdo.fr/actualites/prix/actualites/femme-actuelle-couronne-quatre-romancieres/6655.aspx

mardi 10 mai 2011

Grand Prix du Roman de l'Eté Femme Actuelle 2011

Alors que se prépare le nouveau millésime du Grand Prix du Roman de l'Eté Femme Actuelle, j'ai voulu revenir brièvement sur ma propre expérience.
Il y a deux ans je participais à ce concours et repartais avec le prix du jury pour mon premier roman "Les fantômes du Panassa".
Une expérience unique et mémorable dans la vie d'un écrivain. Mais avec le recul qu'est-ce que ça a changé pour moi ?
Rien pourrait-on dire, puisque après les problèmes de diffusion de "Mortelles attractions", j'ai préféré rompre avec mon éditeur "Les Nouveaux Auteurs".
Ceux qui m'ont suivi sur mon ancien blog (Ecrits et Chuchotis période de septembre à décembre 2010) savent de quoi je parle.
Ces deux années écoulées, au cours desquelles se sont mêlées les joies et les désillusions, m'ont surtout ouvert l'appétit et conforté dans ma volonté d'écrire. La participation à des salons, les séances de dédicaces, les rencontres avec des auteurs chevronnés... tout cela est non seulement passionnant, mais aussi très instructif sur le fonctionnement du monde littéraire et ses différentes chapelles et confréries.
Aujourd'hui, je me sens plus libre. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Je travaille sur mon nouveau roman avec moins de pression. Quel sera son sort ? J'espère bien sûr qu'il sera publié, mais ce n'est pas suffisant. Il me faut surtout trouver le bon éditeur.
Le bon éditeur ? Oui, un éditeur fiable et compétent qui le défende pour que le livre puisse avoir une chance de trouver son public. Rien n'est plus rageant que de publier un livre et de constater que celui-ci ne bénéficie d'aucune mise en place, d'aucune diffusion, d'aucune promotion et demeure invisible chez les libraires (et donc des lecteurs potentiels) plus de quatre mois après sa sortie, car il n'a pas été répertorié. Autant dupliquer et relier son livre soi-même et le vendre sur les marchés et les foires.
Si je ne trouve pas d'éditeur pour mon prochain livre, eh bien j'en écrirai un autre et un autre encore, jusqu'à ce que ça marche. Je ne suis pas pressé maintenant.
Parfois on me demande si je ne regrette pas d'avoir publié un recueil de nouvelles plutôt qu'un autre roman. La réponse est claire : non. Tout simplement parce que les problèmes rencontrés ne tiennent pas au livre lui-même, mais à l'éditeur. Un roman aurait connu le même sort.
Les retours sur "Mortelles attractions" sont bons, même si certains lecteurs des "Fantômes" ont pu être un peu surpris. Les textes proposés sont en effet très différents du style général du roman. "Mortelles attractions" s'adresse à un public plus jeune, habitué aux textes crus et violents, là où mon roman avait plu à des lecteurs plus âgés.
La palette d'un auteur comme celle d'un peintre doit être large, au risque de désorienter parfois son public. Pourquoi se contenter d'un genre, d'un style quand il y en a tellement à disposition.
Polar, SF, fantastique, érotique, littérature blanche... je refuse de choisir.

jeudi 5 mai 2011

Du temps d’écrire, du temps de vivre et des ficus étrangleurs.

Ce qui est rageant lorsqu’on est auteur-artisan, c’est qu’on ne dispose que de peu de temps pour écrire et que le temps que l’on passe à noircir des pages, on le retire à ses proches. J’ai déjà évoqué ce problème sur mon ancien blog http://ecritsetchuchotis.blogspot.com/2009/02/sortir-ou-ecrire-il-faut-choisir.html mais entre le travail, la famille, les inévitables corvées domestiques, le maintien à minima d’une vie sociale…, il ne reste que quelques poignées d’heures pour rédiger sa Grande œuvre !
Venir à bout d’un roman relève donc du marathon mental et de l’ardente discipline. On part plein d’enthousiasme et d’énergie et au bout de quelques semaines … pffff… pffff…. on commence à s’essouffler.
On regarde le nombre de signes acquis et ceux restant à écrire et c’est démoralisant !
« 600.000 signes pour un roman de 300 pages et je n’en suis qu’à 100.000 ! Putain, je n’y arriverai pas ! C’est impossible ! D’abord, pourquoi est-ce que je m’inflige cette torture, alors que je serais si bien à faire la grasse mat’, à bouquiner en écoutant de la musique ou à me balader ? »
Pourquoi ? La réponse est complexe et varie selon chacun. Je me garderai donc bien de faire de mon cas personnel une généralité. Mais à minima, il faut de la passion. C’est à grâce à cet ingrédient que le temps d’écrire devient aussi le temps de vivre !
Parfois, malgré tout, en cours de route, la lassitude s’installe et on a envie de passer à chose. De changer de sujet. C’est le piège : tout commencer et ne rien achever ! Certains de mes amis auteurs (salut Cyril !) parviennent à mener de front plusieurs projets. Pas moi. Je le regrette. J’aimerai bien passer, sans troubles de l’inspiration, d’un thriller à une épopée de Fantasy ou à un récit pour ado.
La première victoire pour un écrivain est donc d’arriver au terme de son livre. La seconde – couronnement suprême - d’être publié.
Mon nouveau roman avance à un bon rythme. Pour l’instant, je n’éprouve pas de lassitude, mais je n’ose interrompre ma lancée, regarder en arrière ou laisser mes pensées vagabonder dans d’autres directions.
Trop dangereux !
Un simple petit germe planté dans un coin du cerveau peut pousser et grandir jusqu’à prendre toute la place et phagocyter le projet initial ! Comme le fait le figuier étrangleur avec les arbres les plus massifs.
Je reste donc concentré. Je surveille mon souffle et ma foulée. Je mesure mon rythme cardiaque. Faudrait pas que je m’effondre sur le bas côté !
C’est bon, pour l’instant je tiens, le regard fixé sur l’horizon.
- Dis papa, c’est encore loin les 600.000 signes ?
- Tais-toi et écrit !   

lundi 2 mai 2011

"Mortelles attractions" la critique d'OutreMonde !

Mon ami Cyril Carau m'a fait la gentillesse d'une longue critique de "Mortelles attractions" sur le site d'OutreMonde. Bien sûr, on va dire qu'elle est partiale puisqu'on est pote mais je la sais honnête et juste. Cyril a aussi su trouver les mots pour analyser, bien mieux que je ne saurais le faire, les thèmes sous-jacents de mon œuvre.

Ci-après, un extrait de sa critique :

"Mortelles attractions, par ses personnages inquiétants, absurdes, faussement banals, par ses intrigues parfois simples et parfois complexes qui se déroulent dans notre quotidien est plus qu’un recueil de nouvelles à chute, c’est une fenêtre ouverte sur la noirceur de l’âme humaine qui se révèle par de petits travers et éclate au grand jour à coup de feux ou coups de couteaux. Ces textes, dont certains semblent avoir été écrits avec une lame de rasoir, ne peuvent laisser indifférent car il exhibe l’absurdité et la cruauté de la société, la méchanceté gratuite ou vénale, ou la folie qui guette chacun…"

Je vous invite à lire l'intégralité de la critique sur le site d'OutreMonde