lundi 5 mars 2012

N'Djé

"N'Djé" abréviation de Djénabou, n'est pas une histoire récente.
Ce n'est d'ailleurs pas le titre que j'avais donné à l'origine à ce texte, mais l'anthologiste, la subtile Elodie Darco, m'a démontré qu'il était préférable d'en changer car le précédent - trop révélateur - risquait d'en gâcher quelque peu la lecture.
En fouillant dans mes archives, je crois pouvoir dater "N'Djé" de 2006 dans sa forme définitive, mais il est probable qu'il en existait une version antérieure.
Après y avoir passé cinq ans, je suis rentré de Guinée Conakry en 2001, mais ce n'est qu'en 2002 que j'ai commencé à écrire. Ce texte date-t-il de cette époque ? C'est plus que probable. Il fêterait donc ses dix ans cette année.
C'est donc un beau cadeau d'anniversaire pour "N'Djé" d'être publié chez mes amis de Sombres Rets.
Cette nouvelle, comme "Sous l'aile de l'ange", est profondément marquée par mon séjour en Afrique de l'Ouest. La nostalgie y est omniprésente mais aussi une certaine forme de réalisme désabusé, car cette histoire si je ne l'ai pas vécue moi-même, est la retranscription à peine romancée de celles vécues par des hommes que j'ai croisés.
Ce n'est pas vraiment un texte fantastique (sauf si on ne croit pas au genre de choses décrites dans la nouvelle). Ce n'est pas non plus de la littérature blanche (sauf... si on croit à ce genre de choses !). C'est un texte "transgenre" (encore ! Je m'en fais décidément une spécialité !) qui attendait patiemment de trouver preneur. C'est maintenant chose faite.
Tant mieux pour la troublante N'Djé!
Aujourd'hui encore je remercie le ciel de n'être pas tombé sous le charme vénéneux d'une fille comme elle !

1 commentaire:

  1. Moi, je me dis que tu te spécialises dans le "transgenre" et qu'à force de forcer, ce nouveau genre va finir par prendre ton nom! Ne serait-ce pas une belle reconnaissance, ça???
    WV

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