lundi 2 avril 2012

Une attente qui dure, des questions qui perdurent

Certains auteurs plutôt que d’être publiés par de petites maisons d'éditions préfèrent conserver leurs manuscrits sous le coude, espérant ainsi les ressortir lorsqu'ils obtiendront enfin le succès et la reconnaissance avec un autre titre.
C’est un calcul qui se défend. Les écrivains renommés ayant recours à leurs fonds de tiroir ne sont pas rares et un livre qui n’a pas été apprécié à une époque peut éveiller un nouvel intérêt plus tard. Les effets de mode, le contexte, la popularité de l’auteur jouent un rôle important en la matière.
Quoi qu'il en soit, un livre est fait pour être publié et le plus tôt est le mieux, il me semble.
J’ai récemment discuté avec un auteur finaliste de l’un des nombreux prix organisés par les Nouveaux Auteurs. Lucide sur son aventure littéraire, il m’indiquait qu’il préférait travailler avec de petits éditeurs qui s’occupaient et accompagnaient son livre sur la durée plutôt qu’avec un gros éditeur ne cherchant qu’à faire un coup commercial.
Cette démarche est tout à son honneur. Elle pose la question de ce que l’auteur attend vraiment de l’écriture. Du rapport qu'il souhaite établir avec son public. De l'idée qu'il se fait de son œuvre. De la cohérence de celle-ci. Des concessions commerciales qu'il est disposé ou non à faire.
Peut-être est-ce dans la réponse à ces questions que se situe la différence entre un auteur et un écrivain !

4 commentaires:

  1. C'est sans doute vrai...
    Moi je dis : persévérons. Après tout, l'auteur « qui devient célèbre » aura bien l'occasion de rééditer son premier roman sorti à 200 exemplaires chez l'éditeur du coin deux ans plus tôt... alors pourquoi le garder dans un fond de tiroir ? Autant qu'il fasse vibrer 200 lecteurs en attendant, non ?
    Et puis : prospecter et continuer à écrire, ce n'est pas mutuellement exclusif, après quelques envois, c'est presque industrialisé : 1 stock de grandes enveloppes, 1 compte sur www.montimbrenligne.laposte.fr, 1 bonne imprimante, des étiquettes, fusion/publipostage dans Word et Excel, et une bonne âme pour passer à la poste (dans mon quartier le postier fait son boulot, je n'ai pas eu de retours « parce que c'est trop lourd » :-) )

    Courage ! Ne fuyons pas !

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  2. Là... je suis en phase d'attente.
    J'ai toujours sous le coude le manuscrit qui m'est revenu de chez Moisson Rouge. Je les ai interrogés via le formulaire de contact et n'ai eu aucune réponse. Pas trop envie de me déplacer dans ces conditions. Ils ont peut-être mis la clé sous la porte.

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    1. Bonsoir Yves, Kanata présente une bien belle perspective de "Que faire du temps qui passe, mais surtout, comment accompagner son oeuvre".
      Sa philosophie me plaît.
      À méditer.
      Sincèrement,
      Kactus

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