lundi 30 juillet 2012

Commentaires du comité de lecture des Editions Alire

Des retours constructifs et encourageants :

"Le choix de narration à la première personne est efficace, on y croit à ce Vincent Arnaud ; le ton de son propos et le niveau de son langage cadrent avec l’image que l’on se fait du personnage…

La présence de plusieurs références littéraires démontre une érudition certaine ; l’auteur évite habilement d’y perdre son lecteur.

Certains chapitres, ici et là, sont des adresses directes au lecteur. Ce qui nous a agréablement surpris, c’est que, bien que le récit soit effectivement bavard (tel qu’annoncé par l’auteur dans sa présentation), on est captivés bien malgré nous. Le récit est très efficace. Voilà un bon moyen d’utiliser l’intermède, d’alterner les scènes d’actions et des pauses plus réflexives… durant lesquels le lecteur reprend son souffle et continue d’en apprendre sur le personnage principal.

Après une première partie enlevante, durant laquelle on tourne les pages à un rythme effréné, on ralentit considérablement en deuxième partie. L’action reprend en dernière partie, mais celle-ci semble avoir été écrite plus rapidement et les personnages y perdent un peu de leur crédibilité.

L’un des problèmes majeurs est d’ordre culturel. Nous pouvons facilement vivre avec une intrigue se déroulant en France, mais l’argot, les expressions françaises et les mots tronqués (comme d’hab’) prennent beaucoup trop de place et alourdissent la lecture pour le Québécois moyen. Un de nos lecteurs a dû rechercher sur le net plusieurs mots (absents des dictionnaires) ou demander l’avis d’un ami français pour tout saisir (vous êtes vous déjà fait demander votre 06 ?). Or, il n’est pas question de « traduire » un roman en québécois. Il faudrait donc travailler ce roman français pour le public français, ce qui n’est pas dans notre capacité. Et donc, en tant qu’éditeur québécois de genre, réputé pour développer des auteurs québécois, le manuscrit devient beaucoup moins intéressant.

Il y a la finale, aussi, qui agacera certainement plusieurs lecteurs avec son énigme non-résolue. Cela crée un effet d’inachevé.

Conclusion du comité : comme nos lecteurs ont, de façon globale, bien aimé, ce serait publiable après une certaine réécriture. Toutefois, au vu de notre programme de publication déjà trop rempli et des considérations de marché, il ne nous est pas possible de nous engager dans un tel projet.


Le comité de lecture"

4 commentaires:

  1. Ben ça c'est de la réponse, alors ! On n’en demande pas plus, nous, pauv' auteurs.

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  2. Exactement !
    Vive le Québec... enfin bon... vive le Québec !

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  3. C'est très constructif, encourageant et surtout, ce genre de réponse permet d'avancer: ce devrait être obligatoire!!
    Et une petite traduction pour les Quebecquois,comme certains passage de Starbuck???
    WV

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  4. Un livre sous-titré ! Ca c'est inédit !

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