mardi 20 novembre 2012

ILS

J'ai écrit "Ils" en 2009, je crois, et dès que j'ai eu connaissance de l'appel à texte des éditions La Madolière, je leur l'ai adressé. C'était en décembre 2009.
Je me souviens de la surprise de l'éditrice qui m'avait alors répondu : "Eh bien, vous n'êtes pas en retard, vous !"

Le temps a passé...

En septembre 2010, j'ai reçu cette réponse de Pénélope (alias La Mad) :

« Bonjour,

Nous avons enfin tous lu votre texte "Ils".
L'impression que nous avons du texte est généralement bonne, toutefois, le texte n'est pour le moment pas retenu.
Alors ce n'est pas un "non" définitif, parce que vous êtes exactement dans le sujet, la seule chose qui est revenu dans nos  commentaires, c'est que si les parties où la jeune femme se raconte sont particulièrement bien écrites, imagées, percutantes, ce n'est pas le cas de la torture où, on la sent trop détachée par rapport à ce qu'elle subit.
Nous aimerions beaucoup pouvoir accepter votre texte si vous corrigiez ce petit "souci".
A proprement parlé, nous n'avons pas de corrections à vous suggérer, à part celle de revoir les parties où la jeune femme se fait torturer pour les rendre plus vivantes, plus ressenties... et par ce biais, forcement plus terrifiantes.
En vous remerciant vraiment pour votre texte et votre participation, nous espérons recevoir prochainement votre texte corrigé.
Ne vous hâtez pas, vous avez encore tout le temps devant vous puisque (contrairement à ce que des forums ont annoncé) l'appel à textes se termine le 31/12/2011 et non pas 2010. »

Ce à quoi je répondis le 1er février 2011 (entre-temps j'avais égaré mon fichier et j'ai donc dû demander à Pénélope de me renvoyer mon texte ! Trop la honte !)

« Bonjour chère Pénélope au rire de goule,

J'ai relu et fait relire le texte que je vous avais soumis et mon comité de lecture privé (tous grassement payés) et moi-même sommes tombés d'accord : il est très difficile d'introduire du gore dans une nouvelle qui est essentiellement allusive et à pour but d'obliger le lecteur à s'imaginer les choses les plus répugnantes.
J'ai très subtilement modifié la fin mais ne peux pas faire plus sur ce texte qui peut être qualifié de récit d'horreur psychologique et non démonstrative.
En espérant que vous aurez néanmoins besoin d'une bouffée de douceur dans votre anthologie de brutes. Même les adaptes du Métal aiment parfois écouter une petite complainte.
Tenez-moi au courant »

Et c'est ainsi que le 4 juillet 2012, j'étais effectivement tenu au courant à ma grande satisfaction :

« Bonjour,

Nous vous présentons toutes nos excuses pour le retard dans la réponse à votre participation à notre appel à textes.
Nous avons retenu votre texte "Ils" pour publication.
Nous reviendrons vers vous avant la fin juin afin de vous proposer d'éventuelles corrections à apporter au texte.
En vous remerciant encore de votre patience.
La Mad ! »

Conclusion : comme quoi, un peu de patience et de douceur font plus que force et rage, n'est-ce pas ?

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