vendredi 27 avril 2012

Alibis N°42 Printemps 2012 avec ma nouvelle "La victime et son bourreau"

La victime et son bourreau - Alibis 42 -

« La victime et son bourreau » (Alibis N°42 Printemps 2012) est une nouvelle bien glauque, méchante et tordue dans la lignée de celles de Mortelles Attractions. Il y a plusieurs twists à l’intérieur dont aucun n’était prémédité au départ. Les chemins de l’inspiration sont souvent impénétrables !
C’est un huis-clos poisseux, l’histoire d’un type qui en torture un autre dans un pavillon de banlieue pour lui faire cracher son magot (et accessoirement quelques dents). Sauf que les deux protagonistes ne sont pas ce qu’ils semblent être et qu’une curieuse relation va bientôt s’instaurer entre le bourreau et sa victime.

Mais lequel est vraiment le bourreau et lequel est la victime ?

jeudi 12 avril 2012

Souvenirs de juillet 2009

En faisant des recherches pour mon nouveau site voilà ce que j’ai découvert l’autre jour, écrit le 20 juillet 2009 au sujet du premier jet de la "Victime et son bourreau" :

« (…) Samedi matin, je me suis assis à mon bureau. J'ai commencé par parcourir mon vieux carnet de notes à la recherche d'idées. Des idées, il y en a des tonnes dans ce calepin. Des idées de nouvelles surtout, mais aussi de romans. En général, j'essaie de planter une ambiance en quelques mots, mes textes étant plus souvent des récits d'atmosphère que des récits à intrigue.
J'ai parcouru ainsi six ans d'idées. Des projets de récits fantastiques, policiers, d'horreur, de science-fiction..., cueillis au fil de l'eau, dans des lieux les plus divers. Aucun ne m'a vraiment attiré, séduit. Mais ça a permis à mon imagination de se mettre en branle. J'ai rangé le calepin dans un tiroir et je suis resté quelques secondes à regarder, par la fenêtre, la cour de récréation de l'école primaire en contrebas. Une cour de récréation, sans enfant, c'est triste. « Bah, j'ai pensé, c’est normal on est en été. » L'été.... J'ai trouvé qu'il faisait beau et chaud. Mais pas aussi chaud qu'en 2003, année de la grosse canicule. J'ai pensé aux personnes âgées qui étaient mortes cette année-là. A la vulnérabilité de nos anciens, souvent seuls dans leur appartement et dans leur maison.
Mes pensées ont fait un nouveau bond...
Voilà, je l'avais mon idée ! Mon ambiance et aussi le début de mon récit : dans un pavillon de banlieue un vieillard est torturé par une brute, qui veut lui faire avouer où il cache son argent. Sauf que le vieux n'est pas un type ordinaire et que le tortionnaire, non plus, n'est pas un type ordinaire. Rien de plus précis. Juste cette vieille maison à les deux protagonistes d'un jeu cruel. Forcément cruel.
Je me suis lancé à 9h30 et j'ai terminé à 20 h avec une interruption pour déjeuner. Je me suis laissé littéralement happé par mon récit. Je ne le maîtrisais plus. Les mots coulaient tout seul. J'ai eu un petit moment de flottement vers 17h, lorsque je me suis demandé dans quoi je m'étais embarqué, et puis la machine est repartie. Les éléments du puzzle se sont assemblés. Des fragments anodins, dont je n'avais même pas conscience au moment où je les avais écrits, ont naturellement trouvé leur place. Tout convergeait vers le rebondissement final, comme une splendide mécanique qui s'autoconstruit.
"La victime et son bourreau" ça s'appelle. 46 000 signes soit environ une trentaine de pages.
Bon, ce n'est bien sûr qu'un premier jet et peut-être qu'à la relecture je déchanterais. Mais on sent quand le texte est bien parti et je me dis que cette nouvelle-là devrait être pas mal.
(…) »

Pour le coup, je ne m’étais pas trompé !

J'en profite pour vous donner le sommaire complet de ce numéro 42 :

Fictions

  • Elle le regarde nager, Claude Lalumière
  • Procès-verbal, Paul Scadera
  • La Page rouge, Raphaëlle B. Adam
  • La Victime et son bourreau, Yves-Daniel Crouzet
  • Comme une poupée brisée, Geneviève Blouin
  • La Mort a son prix, Bernard Duchesne

Articles et entrevues

  • C'est comme le Québec, sauf que…, Geneviève Blouin
  • Les Printemps Meurtriers.: Entrevue avec Johanne Seymour, Pascale Raud
  • Le Polar a-t-il la cote chez les policiers?, Sébastien Aubry

Chroniques

  • Présentation: Un prix béton
  • Le Crime en vitrine, Norbert Spehner
  • Dans la mire
    • André Jacques, Martine Latulippe, Morgane Marvier, Simon Roy, Norbert Spehner


mercredi 11 avril 2012

Réponse des éditions Métailié

Ca faisait longtemps ! Réponse négative des éditions Métailié.
Envoi sobre par courriel : « Nous ne pourrons le publier »
Je l’envoie demain aux éditions Ex-Aequo.
Je pense que ce sera un de mes derniers envois papier.

lundi 9 avril 2012

La victime et son bourreau à paraître prochainement dans la revue Alibis

« La victime et son bourreau » à paraître dans le N° 42 de la toujours excellente revue Alibis était initialement prévue pour figurer dans mon recueil « Mortelles Attractions » publié en octobre 2010.
Quand il est apparu de plus en plus clairement, que la parution du recueil ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices, je me suis dit qu’il serait vraiment trop bête que cette nouvelle inédite, qui me paraissait excellente (un peu d’autosatisfaction, n’a jamais fait de mal à personne), passe inaperçue alors qu’elle pouvait tenter sa chance ailleurs. J’ai donc décidé de la retirer et de l’envoyer à la revue canadienne Alibis.
Bien m’en a pris, puisqu’elle a été retenue !
Après « Un numéro introuvable » et « Best seller », c’est donc ma troisième publication dans Alibis. Pas mal pour un auteur français.
Mon seul regret c’est que la revue ne soit pas distribuée en France. Tant pis, nos cousins québécois, eux, la liront et je l’espère, l’apprécieront !
Qui sait, peut-être un jour retraversera-t-elle l’Atlantique ?

lundi 2 avril 2012

Une attente qui dure, des questions qui perdurent

Certains auteurs plutôt que d’être publiés par de petites maisons d'éditions préfèrent conserver leurs manuscrits sous le coude, espérant ainsi les ressortir lorsqu'ils obtiendront enfin le succès et la reconnaissance avec un autre titre.
C’est un calcul qui se défend. Les écrivains renommés ayant recours à leurs fonds de tiroir ne sont pas rares et un livre qui n’a pas été apprécié à une époque peut éveiller un nouvel intérêt plus tard. Les effets de mode, le contexte, la popularité de l’auteur jouent un rôle important en la matière.
Quoi qu'il en soit, un livre est fait pour être publié et le plus tôt est le mieux, il me semble.
J’ai récemment discuté avec un auteur finaliste de l’un des nombreux prix organisés par les Nouveaux Auteurs. Lucide sur son aventure littéraire, il m’indiquait qu’il préférait travailler avec de petits éditeurs qui s’occupaient et accompagnaient son livre sur la durée plutôt qu’avec un gros éditeur ne cherchant qu’à faire un coup commercial.
Cette démarche est tout à son honneur. Elle pose la question de ce que l’auteur attend vraiment de l’écriture. Du rapport qu'il souhaite établir avec son public. De l'idée qu'il se fait de son œuvre. De la cohérence de celle-ci. Des concessions commerciales qu'il est disposé ou non à faire.
Peut-être est-ce dans la réponse à ces questions que se situe la différence entre un auteur et un écrivain !