vendredi 31 mai 2013

Personne n'est entièrement satisfait de la réussite d'un ami.

Vendre son livre lorsqu'il n'apparaît pas dans les bacs des librairies, lorsqu'il ne bénéficie pas de promotion, relève de la gageure.
Tout le monde dit qu'il faut créer le buzz, faire parler de soi sur le net. Pas évident sauf à traiter d'un sujet polémique ou d'assassiner un membre d'une minorité quelconque à coup de bouquin !
Si je regarde bien, les trois cinquièmes de mes amis FB sont eux-mêmes auteurs. Ce n'est donc pas sur eux (sauf exception) qu'il faut compter pour acheter mes livres. Ils ont déjà suffisamment de mal à se faire publier et à vendre les leurs !
Un cinquième de ces amis appartient à des connaissances qui ne lisent pas (ils jouent généralement aux jeux dont nous inonde FB).
Quand aux autres... je ne les connais même pas. Et c'est réciproque.

Alors que reste-t-il ? Les amis et connaissances du monde réel. Mieux vaut avoir beaucoup d'amis et de connaissances. Beaucoup de collègues de travail avec lesquels vous vous entendez bien. Une famille nombreuse et… recomposée. Appartenir à des clubs sportifs, littéraires, de pétanque (non, pas de pétanque !)... Etre inscrit sur "Copains d'avant", sur "Meetic", etc.
Parmi ces connaissances, il y a ceux qui achètent votre livre en vous donnant l'impression de vous faire l'aumône ("C'est bien parce que c'est toi !"). On voit que ça leur fait mal au ventre de mettre la main à la poche. Ils se sentent presque obligés. Ce sont pourtant les mêmes qui se précipitent pour acheter les best-sellers ultra-médiatisés pour pouvoir dire avec la meute au moment de l'apéro "J'ai lu le dernier (à vous de compléter) ! C'était... heu... bof !"
Il y a aussi les amis/connaissances qui n'ont pas compris que pour un auteur, vendre son livre c'est le signe de la  reconnaissance de son travail et qui tout fiers vous déclarent "Ouais, je l'ai lu. Je l'ai prêté plusieurs fois !" On découvre alors que le cuistre l'a prêté à toute sa famille en disant "Tiens lis ça, c'est un copain/neveu/beau-frère/collègue qui l'a écrit !"
Souvent, ils pensent qu'un auteur ramasse le pactole pour chaque roman.
Pour faire simple, un auteur lambda touche en gros un euro par livre vendu après impôts. Un livre qui ne bénéficie d'aucune publicité a autant de chance de se vendre qu'un radiateur électrique en plein Sahara. Cinquante, cent..., miracle : deux cents exemplaires vendus ! Le calcul est simple et vous comprendrez que ce n'est pas en étant écrivain qu'on se fait du gras ! Je touche plus d'argent en vendant UNE nouvelle à certaines revues qu'en vendant un livre pendant UN an !

"Il faut faire des salons, des dédicaces dans des librairies!", me direz-vous. Ah ! Ah ! En région parisienne, les libraires vous rient au nez et ils ont bien raison. Il faut être un poids lourd de l'édition pour drainer un peu de monde, et encore ! Les refus détaillés que j'ai reçus sont édifiants.
Sans parler des difficultés qu'éprouve parfois le lecteur potentiel pour se procurer le livre. Dix huit jours de délai selon l'un de mes amis avec la Fnac. Un autre s'est vu répondre "Ah non, je ne travaille pas avec ce distributeur". Un autre (moi, en fait, lors d'un démarchage pour une dédicace) : "Je vous en prendrais bien quelques uns, mais si je ne les vends pas ils vont me rester sur les bras !"
Super !

Alors, comme le font certains, on peut se transformer en marchand ambulant et court-circuiter le modèle économique des libraires physiques et virtuels. On vend son bouquin soi-même. On l'achète avec une remise de 35% et on le revend au prix fort. Si on est persuasif et qu'on a un large réseau d'amis/connaissance cela peut être lucratif. Mais il faut aimer ça. Etre un bon commercial. C'est pas mon fort et puis je n'arrive pas à vendre mes bouquins au prix officiel. J'ai l'impression d'arnaquer mon interlocuteur. Souvent, je les donne. Résultat : une perte sèche et pas un remerciement ! ("De toute façon, son éditeur doit lui en donner des tonnes ! Il ne les paye même pas !")

Alors j'ai décidé de changer d'approche. J'ai multiplié les contacts avec les journaux, les radios, les blogs littéraires. J'ai envoyé des tas de messages à des gens dont j'ai récupéré l'adresse ici et là. Mais c'est un peu comme de jeter sa ligne au hasard. On ne sait jamais si ça va mordre. Des centaines d'envois pour une ou deux touches. Il faudrait que je me constitue un fichier source parfaitement ciblé. L'idéal serait d'avoir les noms de ceux qui ont acheté vos précédents bouquins et de les informer qu'en vous en sortez un nouveau (sinon sans pub, comment le sauraient-ils, hein ?)

Ne croyez pas que je sois amer. Dieu merci, je n'attends pas après ça pour vivre. Etre édité reste ma plus grande joie.
Et puis, surtout il y a de belles exceptions. De belles rencontres. Ceux qui comprennent et qui achètent votre livre sans rien dire et puis vous envoie un message ou une lettre de compliments bourrée d'humour, qui vous fait chaud au cœur (Jacky si tu me lis, spéciale dédicace pour ton excellent canular ! Ca a presque marché !). Ceux qui font cent-vingt kilomètres aller-retour pour vous voir (Khadi....). Ca, ça fait du bien ! On se dit alors qu'on n’a pas passé deux ans de sa vie pour rien. Que quelques personnes ont apprécié votre travail.
Ce sont d'ailleurs souvent ceux-là qui laissent des appréciations sur les sites (Fnac, Amazon, Babelio...) sans qu'il soit besoin de leur tordre le bras pour qu'il le fasse.
A vous amis sincères, lecteurs fidèles, je vous aime !

samedi 25 mai 2013

Résultats du grand prix du roman de l'été Femme actuelle 2013

Ca faisait longtemps que je n'avais pas évoqué le grand prix du roman de l'été du magazine Femme Actuelle. Mais là, je veux bien faire une exception puisque j'ai la joie immense de voir mon ami Kanata (alias Franck Labat) remporter le prix du jury avec son roman "Naturalis".
Plaisir d'autant plus grand que j'ai eu l'honneur de lire et commenter son projet de roman (qui s'appelait alors "Marqueur 26") tandis que lui en faisait de même avec "Triades sur Seine" (qui s'appelait alors "Le samouraï déglingué").
Nos chemins se suivent depuis de longs mois de façon parfois étrange avec cette conclusion somme toute logique : il se voit décerner cette année le prix du Jury du roman de l'été Femme Actuelle, comme moi avec "Les Fantômes du Panassa" en 2009. Et avec un thriller d'anticipation trépidant en plus !
Franck, te voici lâché en haut du grand-huit ! Bonne virée ! Ne ferme pas les yeux ! Profite ! 
Bravo !

Tous les résultats du grand prix Femme Actuelle ici    

samedi 18 mai 2013

Brèves

Bon alors les news, c’est quoi ?

Côté écriture, c’est le calme plat. Pas écrit une ligne depuis… ouh là là ! Bien trop longtemps !
Quelques bonnes nouvelles cependant :

- la perspective de la publication d’un recueil de nouvelles fantastiques, (chut ! Top secret !)
- un projet de roman fantastique dont j’ai réalisé le script détaillé (reste plus qu’à s’y mettre !)
- une invitation à participer un beau salon en décembre prochain
- une publication pour l'été entre 20000 et 30000 ex (chut ! Top secret !)

J’attends toujours des réponses de Alibis, Solaris, Géante rouge, Galaxies, Fiction, Brins d’éternité…
La routine quoi ! Sans l’écriture…