lundi 14 avril 2014

Détumescence et désir

On y prend goût. C’est bien agréable d’avoir une activité littéraire fournie. Une nouvelle ici, un récit là. Format papier ou électronique. En France ou au Canada. En revue ou en recueil. Un salon du livre à Paris, un autre à Bagneux.
Oui, on y prend goût. Alors, quand ça s’arrête on est en manque. Aux abois.
Heureusement, je n’avais pas cessé d’écrire. Ça occupe bien l’esprit.
Là, je viens de terminer une longue nouvelle, presque un court roman – 140000 signes et des poussières. Genre : fantastique historique.
L’action se déroule en 1916 près de Verdun, pendant la première guerre mondiale. Une évidence, une illumination, après un bref séjour dans cette ville en février dernier. Il fallait que je l’écrive. L’idée s’est imposée à moi lors de la visite du village martyr de Douaumont à la nuit tombante. La terre là-bas, reste encore imprégnée de tellement de cicatrices. L’atmosphère y est encore si lourde et oppressante.
Dès mon retour à Paris je me suis lancé. Le crayonné de l’histoire a été réalisé en deux jours. 70000 signes. Il ne me restait plus qu’à donner de la chair et de la substance à cette ossature. J’ai donc lu des témoignages, des livres historiques achetés là-bas et ramenés dans mon sac à dos. Internet fut ensuite une véritable mine de renseignements. Il fallait que mon texte soit crédible, ancré dans la réalité des événements. Un travail de mémoire. Une obligation morale aussi. J’espère y être parvenu.
Je vais le laisser reposer un peu maintenant. Dans quelques semaines, j’en ferai une ultime relecture et ensuite je l’enverrai à quelques éditeurs. Je ne sais pas encore lesquels. J’ai envie de cibler des éditeurs généralistes et, pourquoi pas, jeunesse pour commencer. Les éditeurs de SFFF risquent en effet de le trouver trop long et trop classique. 
C’est vrai qu’elle manque de vampires, de monstres et de morts-vivants mon histoire.  
Mais des horreurs et des morts il y en a déjà eu beaucoup trop là-bas.
Et pas assez de survivants.

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