samedi 3 mai 2014

Le Village

Bon, voilà c’est terminé. Je vais pouvoir passer à autre chose. A la direction de l’anthologie « Moisson d’épouvante » que m’a confiée Benoît Domis des éditions Dreampress.com par exemple. Oh, ne croyez pas que je l’ai négligée. J’ai accusé réception de tous les textes et lu la plupart de ceux qui m’ont été adressés. Séparé le bon grain de l’ivraie. Mais j’avais la tête ailleurs, voyez-vous. Dans le passé. A mon histoire sur la guerre de 14-18.
153000 signes au final. Soit une centaine de pages. Commencée le 21 février, terminée le 1er mai. Propre enfin. Je crois.
Je me suis rendu compte que ça pourrait faire un bon texte jeunesse. Action. Aventure. Emotion. Pédagogie. Faut dire que j’ai bossé le contexte. Que je me suis imprégné des événements de la bataille de Verdun. Approprié le vocabulaire de l’époque.
Et tout ça à cause – ou plutôt grâce – à une simple visite sur ces lieux surchargés d’histoire en février dernier. Quelle émotion ! L’envie d’écrire a été immédiate quand je suis passé dans le village fantôme de Douaumont à la tombée de la nuit. Mon imagination a été marquée à l’eau-forte.
Là c’est fini. Le texte peut vivre sa vie. Il est prêt pour ça.
Pour la première fois je me tourne vers de nouveaux éditeurs. Jeunesse. Ado. Jeune adulte. Un monde nouveau pour moi. Recherches. Envoi de courriers électroniques et autres formulaires pour savoir si ce genre d’ouvrage et surtout le format (la novella) sont susceptibles de convenir aux (trop) nombreux éditeurs et collections. Ensuite j’enverrai le texte par messagerie (c’est cool, beaucoup de maisons acceptent) et en version papier pour les autres. Attendre ensuite. Attendre.
Si ça ne marche pas je démarcherais des éditeurs SFFF. Je suis assez confiant. C’est un bon texte. Peut-être pas mon meilleur, mais pas loin. Celui pour lequel je me suis le plus investi en tout cas. Dont je suis sans doute le plus fier, comme l’artisan peut être fier de son travail. Un texte qui m’a appris de nouvelles choses sur le métier d’écrivain. Sur la nécessité d’avoir un bon sujet, mais aussi une envie forte, une bonne histoire, de s’attacher à la crédibilité. D’avoir de la rigueur.
– Et comment il s’appelle ce petit chef d’œuvre ? », raillez-vous.
– « Le Village » mon cher. « Le Village », mais ça n’a rien à voir avec le film du même nom.

Et comme vous êtes sympas en voici l’accroche :

Guerre de 14-18 : non loin de Verdun un fort est assiégé par l'armée allemande. Privé de moyens de communication avec l'extérieur, le commandant et ses hommes se savent perdus.
Un jeune soldat, Joseph, décide alors de tenter une sortie pour rejoindre une autre place forte située à quelques kilomètres de là pour y demander de l'aide.
Pour cela, il va devoir traverser les lignes ennemies et échapper aux obus qui pilonnent sans répit le champ de bataille.
En chemin, il découvre un étrange village qui semble avoir échappé à la guerre. Un village où les habitants, complètement étrangers au conflit, célèbrent la fête des semailles et du renouveau. Il y rencontre d'autres soldats réfugiés, Français mais aussi Allemands, ainsi qu'une jeune villageoise, Anna-Madeleine, qui cherche à le retenir.
Mais Joseph ne peut se résoudre à abandonner ses compagnons restés au fort. Fuyant le village, il poursuit son chemin et délivre son message au poste français le plus proche.
Chargé de porter la réponse du QG, il doit retourner au fort avec dans le cœur le secret espoir de retrouver en chemin la jeune fille et le Village, dont il n'est pas certain qu'ils n'ont pas été qu'un rêve...


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