vendredi 30 mai 2014

Ténèbres 2014 : 14 nouvelles inédites

La couverture complète et définitive de Ténèbres 2014 qui vient de partir chez l'imprimeur.
Le site a été mis à jour (autrement dit : on peut déjà commander...)

dimanche 25 mai 2014

YOZONE donne son avis sur La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques

François Schnebelen de Yozone chronique LPGR2D ! 

La voici en version intégrale :

Les recueils de nouvelles, de surcroît de fantastique et d’un auteur français, sont assez rares pour que cette initiative attire l’attention, surtout que « La plus grande ruse du Diable & autres récits fantastiques » met à l’honneur Yves-Daniel Crouzet. 
Ses dernières apparitions dans « AOC » et « Brins d’Éternité » étaient suffisamment marquantes pour éveiller une légitime curiosité.

Dix-neuf récits, dont les sources d’inspiration nous sont données en fin de volume, figurent au sommaire : 9 inédits, les autres étant parus dans divers revues, fanzines et magazines. 
Avec une telle variété, il n’est pas étonnant que certains titres laissent plus de traces que d’autres. Comment oublier cette grande peluche laissée au bord de la route et recueillie par un bon père de famille voulant faire plaisir à ses enfants (“Pandy Panda”) ? Ou encore ce fonctionnaire se vengeant sur des pigeons, car des travaux l’obligent à marcher (“Le pigeon”) ? 
Les exemples de la sorte sont nombreux. Yves-Daniel Crouzet possède l’art et la manière de s’engouffrer dans les brèches du quotidien, de développer un rien pour en tirer la substantifique moelle fantastique. 
Parfois, il en appelle aux grands anciens (Clark Ashton Smith, Lovecraft...), avec un cas de possession dans “L’appartement du père”, une nouvelle remplie d’émotion, ou encore “Scène de crime”, un texte sanglant qui devient inquiétant avec la découverte d’un livre ésotérique. 

L’auteur se renouvelle sans cesse, on n’éprouve pas l’impression de lire la même chose, il sait varier les effets, les sources d’inspiration. “Cat People” n’est pas sans lorgner du côté de la SF. Le monde change en mal, sortir de chez soi pour se nourrir revient à risquer sa vie. Pour un enfant, cela ressemble à un jeu, mais peut-il en comprendre le danger ? “Le retour de mamie Framboise” à la maison rend ses petits-enfants heureux, mais un sentiment de malaise plane. N’était-elle pas morte ? 

L’horreur n’est jamais loin. Sous un soleil étouffant, marcher tient du supplice, aussi lorsqu’une caravane apparaît au bord d’une route isolée, faire une pause semble une bonne idée... “Sur la route”, un autre exemple de l’imagination perverse d’Yves-Daniel Crouzet. 
Dans “Les Griffus”, la police soupçonne des parents de maltraitance, la fillette en donne tous les symptômes, mais contre toute raison son état ne cesse d’empirer. Une nouvelle qui remue les tripes, car une enfant en est victime. 
D’ailleurs les enfants sont souvent la proie de forces qu’ils ne maîtrisent pas. Déjà dans le ventre de leur mère, ils peuvent souffrir de l’attitude égoïste des adultes (“Bonzaï”). La nouvelle donnant le titre de ce recueil “La plus grande ruse du Diable” est symptomatique de cette volonté d’ancrer les histoires dans un quotidien qui dérape, en devient inquiétant. Une question anodine débouche sur une conversation téléphonique surréelle. Là, l’auteur joue aussi bien avec le père effaré qu’avec les lecteurs. 

Les vieillards ne sont pas oubliés. Dans le cas de “La transmigration de Charles Edberg”, un milliardaire a investi une fortune pour ne pas mourir. Il ne recule devant aucun sacrifice... “La ritournelle” met en scène une vieille femme possédant une maison convoitée par un agent immobilier, voyant là une façon de faire fortune. Qui sera le plus malin ? 

À l’occasion, un thème que l’on n’attendait pas du tout réussit à nous surprendre, c’est le cas de “Blanche” avec un agriculteur solitaire et de triste réputation découvrant une femme nue. Il la recueille en premier lieu pour assouvir ses plus bas instincts, puis il se prend d’affection pour elle, même lorsqu’elle commence à dépérir. Une très belle nouvelle à l’idée forte. 
L’auteur use même de la case intimiste dans “Écho” qui nous laisse le temps de quelques pages souffler en agréable compagnie. 

Même si certains textes apparaissent plus lisses, impriment moins notre mémoire, il n’y a rien à jeter. Chaque titre apporte sa pierre à l’édifice et rend ce recueil d’autant plus recommandable. Yves-Daniel Crouzet s’avère diabolique, il joue avec ses lecteurs comme un chat avec une souris. Son imaginaire s’abreuve notamment de notre quotidien, lui donnant un autre relief. Avec lui, une situation innocente, un fait anodin ou normal peuvent déraper vers quelque chose d’effrayant. Attention à l’effet d’accoutumance, à ne pas chercher ce qui est caché dans notre vie de tous les jours, sous peine de jeter d’incessantes œillades derrière nous dans la peur qu’une porte vers l’inconnu s’ouvre. 
L’imagination d’Yves-Daniel Crouzet déteint déjà sur nous ! 

23 mai 2014



samedi 17 mai 2014

Papillonite très bientôt dans Ténèbres 2014

De quand date « Papillonite » ? De la canicule de 2003 exactement, tout au moins dans sa version première.
C’est assez incroyable de voir ainsi resurgir plus de dix ans plus tard, un texte qui évoque pour moi autant de souvenirs.
La papillonite (terme employé notamment en Guyane) ou lepidoptérisme, est une affection cutanée provoquée par les poils urticants de certains papillons nocturnes tropicaux. Très impressionnante, elle provoque de vilaines et douloureuses lésions. Ayant vécu en Guyane, j’en sais quelque chose.
En cet été 2003, la canicule avait relancé les spéculations des spécialistes sur les conséquences du réchauffement de la planète et le risque de voir se développer sous nos latitudes tempérées des affections et maladies jusqu’alors réservées aux climats tropicaux (paludisme, dengue, chikungunya, etc)
Il régnait alors à Paris une atmosphère moite et sensuelle. Les bureaux surchauffés dégorgeaient leurs employés dès cinq heures, les quais de Seine étaient remplis de monde, les terrasses de café ressemblaient à celles de la Côte d’Azur, les plans d’eau étaient pris d’assaut. La mort rodait certes, mais elle n’était pas la seule. Une sensualité sourde était aussi au rendez-vous. Les corps alanguis, dénudés, luisants, lascifs, aspiraient à de brèves et flamboyantes étreintes.
« Papillonite » est née de ce climat particulier, fruit de ma perception du monde qui m’entourait. J’ai voulu en faire un texte fiévreux et oppressant où l’amour et la mort sont tous deux au rendez-vous.
Comme en cet été de la grande canicule.

mardi 13 mai 2014

La plus grande ruse du Diable : chronique de Psychovision

Psychovision.net est un site dédié au monde de l'étrange, du macabre et du fantastique.
On y trouve des critiques de livres, de films, de bédés, des interviews, des dossiers, des fiches sur les auteurs etc.

Le site m'offre ma première critique de mon recueil "La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques" paru récemment chez Dreampress.com 

En voici le début :
"La plus grande ruse du diable est donc un recueil de nouvelles fantastiques et horrifiques signé Yves-Daniel Crouzet, contenant 19 textes, 19 histoires, 19 atmosphères angoissantes qui prennent souvent place dans un quotidien d'une banalité affligeante jusqu'à ce que l'horreur trouve une faille, une brèche pour s'y engouffrer, nous emmener à une conclusion macabre. Des nouvelles qui font aussi le tour de la carrière de l'auteur, de ses débuts à aujourd'hui.

Certaines nouvelles prennent ainsi place dans la vie de l'auteur, sans forcément être autobiographique comme celle qui ouvre et celle qui ferme ce recueil. La première met en scène deux adolescent amateurs de jeux de rôle sombrant dans la drogue et la deuxième met en scène l'auteur lui-même tué par la nouvelle qu'il était en train d'écrire. Les deux parlent finalement de l'inspiration, d'où elle peut venir et jusqu'où elle peut emmener..."

Pour lire l'article complet c'est ici : La Plus grande ruse du Diable 

dimanche 11 mai 2014

30000 vues au compteur !

Dimanche 11 mai 2014 21h04 :
30000 vues pour 216 articles et 387 commentaires !

Top 10 des articles de mon blog :

Top 10 des articles de mon blog :

1 - Réponse des éditions "Le Cherche-Midi" : 318 vues
2 - Drôle d’endroit pour une rencontre : 290 vues
3 - Réponses des éditions Gallimard et Belfond : 253 vues
4 - Pourquoi il est important d’acheter directement « La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques » à l’éditeur ? : 220 vues
5 - Réponse des éditions Pascal Galodé : 210 vues
6 - Refus des éditions Critic : 204 vues
7 - Revue Ténèbres 2011 - Dreampress.com :145 vues
8 - « Triades sur Seine » en rupture de stock chez Amazon ! : 139 vues
9 - La plus grande ruse du diable... état d'avancement du projet : 135 vues
10 - Blacksad par Juanjo Guarnido au 16ème salon du polar de Montigny-Lès-Cormeilles : 134 vues


CQFD : Ce sont surtout des auteurs et apprentis auteurs qui fréquentent mon blog (ce qui est un peu sa vocation) et… que je ferais bien de me mettre à la bande dessinée ! 


vendredi 9 mai 2014

Du côté de chez Pinhead !

Bonne surprise !
Il y a de cela 4 ou 5 semaines, Benoît Domis m'a appelé au sujet du prochain numéro de Ténèbres (le millésime 2014 donc) et m'a demandé si ma nouvelle "Papillonite" que j'avais naguère envoyée à son confrère Daniel Conrad pour l'anthologie Dark-en-Ciel, était toujours disponible.
Elle l'était. Il m'a donc proposé de l'intégrer dans le nouveau Ténèbres qui sortira ce mois-ci.
"Dacodac !" lui ai-je aussitôt répondu, ravi.
En avant-première voici la couverture de l'antho ainsi que le sommaire que je partage avec une ribambelle d'auteurs talentueux (c'est certain !) que je vous invite à découvrir.

Au fait, sympa non, le clin d'oeil à Hellraiser et à Pinhead ?

Sommaire :
Petite Miss à mort, THOMAS BARONHEID
Le naufrage du Yellow Rose of Texas, ALAN GUILLOUX
Reines d’Égypte, ANNE ESCAFFIT
ArianRoad, HELENE MEIGNIN
Cher journal, CORINNE PHILIPPE
La porte rouge, WILLIAM MEIKLE
Mon dernier voyage, JENNIFER FLAJOLET-TOUBAS
Une aventure pétersbourgeoise, JEAN PEZENNEC
La vengeance à huit pattes, JEFF STRAND
La dame en gris, RAPHAËL ROUSSEAU
Papillonite, YVES-DANIEL CROUZET
Troubles, NATHALIE SERVAL
Ils entrent par les murs, BONNIE JO STUFFLEBEAM
Chiens errants, JAMES COOPER

samedi 3 mai 2014

Le Village

Bon, voilà c’est terminé. Je vais pouvoir passer à autre chose. A la direction de l’anthologie « Moisson d’épouvante » que m’a confiée Benoît Domis des éditions Dreampress.com par exemple. Oh, ne croyez pas que je l’ai négligée. J’ai accusé réception de tous les textes et lu la plupart de ceux qui m’ont été adressés. Séparé le bon grain de l’ivraie. Mais j’avais la tête ailleurs, voyez-vous. Dans le passé. A mon histoire sur la guerre de 14-18.
153000 signes au final. Soit une centaine de pages. Commencée le 21 février, terminée le 1er mai. Propre enfin. Je crois.
Je me suis rendu compte que ça pourrait faire un bon texte jeunesse. Action. Aventure. Emotion. Pédagogie. Faut dire que j’ai bossé le contexte. Que je me suis imprégné des événements de la bataille de Verdun. Approprié le vocabulaire de l’époque.
Et tout ça à cause – ou plutôt grâce – à une simple visite sur ces lieux surchargés d’histoire en février dernier. Quelle émotion ! L’envie d’écrire a été immédiate quand je suis passé dans le village fantôme de Douaumont à la tombée de la nuit. Mon imagination a été marquée à l’eau-forte.
Là c’est fini. Le texte peut vivre sa vie. Il est prêt pour ça.
Pour la première fois je me tourne vers de nouveaux éditeurs. Jeunesse. Ado. Jeune adulte. Un monde nouveau pour moi. Recherches. Envoi de courriers électroniques et autres formulaires pour savoir si ce genre d’ouvrage et surtout le format (la novella) sont susceptibles de convenir aux (trop) nombreux éditeurs et collections. Ensuite j’enverrai le texte par messagerie (c’est cool, beaucoup de maisons acceptent) et en version papier pour les autres. Attendre ensuite. Attendre.
Si ça ne marche pas je démarcherais des éditeurs SFFF. Je suis assez confiant. C’est un bon texte. Peut-être pas mon meilleur, mais pas loin. Celui pour lequel je me suis le plus investi en tout cas. Dont je suis sans doute le plus fier, comme l’artisan peut être fier de son travail. Un texte qui m’a appris de nouvelles choses sur le métier d’écrivain. Sur la nécessité d’avoir un bon sujet, mais aussi une envie forte, une bonne histoire, de s’attacher à la crédibilité. D’avoir de la rigueur.
– Et comment il s’appelle ce petit chef d’œuvre ? », raillez-vous.
– « Le Village » mon cher. « Le Village », mais ça n’a rien à voir avec le film du même nom.

Et comme vous êtes sympas en voici l’accroche :

Guerre de 14-18 : non loin de Verdun un fort est assiégé par l'armée allemande. Privé de moyens de communication avec l'extérieur, le commandant et ses hommes se savent perdus.
Un jeune soldat, Joseph, décide alors de tenter une sortie pour rejoindre une autre place forte située à quelques kilomètres de là pour y demander de l'aide.
Pour cela, il va devoir traverser les lignes ennemies et échapper aux obus qui pilonnent sans répit le champ de bataille.
En chemin, il découvre un étrange village qui semble avoir échappé à la guerre. Un village où les habitants, complètement étrangers au conflit, célèbrent la fête des semailles et du renouveau. Il y rencontre d'autres soldats réfugiés, Français mais aussi Allemands, ainsi qu'une jeune villageoise, Anna-Madeleine, qui cherche à le retenir.
Mais Joseph ne peut se résoudre à abandonner ses compagnons restés au fort. Fuyant le village, il poursuit son chemin et délivre son message au poste français le plus proche.
Chargé de porter la réponse du QG, il doit retourner au fort avec dans le cœur le secret espoir de retrouver en chemin la jeune fille et le Village, dont il n'est pas certain qu'ils n'ont pas été qu'un rêve...