mardi 29 juillet 2014

Pendant l’été les affaires continuent !

Bon d’accord c’est l’été, mais ce n’est pas parce que je ne dis rien qu’il ne se passe rien !
Bien au contraire ! La preuve par quatre :

- Ma nouvelle « La compassion de Cthulhu », parue en février dernier chez L'Ivre-book, a été retenue pour participer au prix Masterton
- « La Plus grande ruse du diable et autres récits fantastiques » bénéficie d’une nouvelle chronique sympa sur le blog RêvezLivres
- Une de mes nouvelles récemment refusée par AOC a été retenue par une revue canadienne de référence (plus de précisions sur ce blog dès que possible)
- Les relectures de Moisson d’épouvante à paraître chez Dreampress.com, se poursuivent avec les auteurs. Il reste encore une poignée de textes à revoir avant que je ne vous communique la liste officielle des heureux gagnants.

Pas mal pour un milieu d’été, non ?

mercredi 2 juillet 2014

Appel à texte Moisson d'épouvante - Dreampress.com - premières impressions.

Presque 140 nouvelles - soit plus de 3 millions de signes - reçues en 3 mois ! C’est beaucoup pour un seul homme qui doit séparer le bon grain de l’ivraie. Et comment discerner ? Comment savoir ? Parfois c’est évident, dans un sens comme dans un autre. Parfois, ça l’est moins. Le couperet doit tomber et les doutes et hésitations voler en éclats. Il faut trancher. Tailler. Une double lecture n’y change rien. Le choix est subjectif. Forcément. Il fera un(e) heureux (se) ou un(e) malheureux (se) à l’autre bout de la chaîne. C’est comme ça. Il faut l’accepter. Je comprends mieux à présent la situation du sélectionneur moi qui, jusque-là, ai toujours été du côté du joueur.
« Tous des cons, incapable d’apprécier le talent ! » Combien de fois me suis-je tenu ce genre de réflexions ?
Zut, j’ai franchi la ligne. Je suis devenu le « connard » qui dit non. En plus, je le fais sans ménagement, sans explication. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, notez bien, c’est juste que je n’ai pas le temps. Il m’y reprendra Benoît Domis à me jeter dans cette galère. Si j’avais su à quoi je m’attendais… Même plus le temps d’écrire pour moi.
En plus, je dois dire « non » à des copains. « Non », à des gens qui sont eux-mêmes éditeurs. Putain, c’est sûr que lorsqu’ils me refuseront un texte la prochaine fois, je ne manquerai pas de me demander si c’est parce que… Mais non, ce genre de choses n’existe pas. Les éditeurs sont intègres. Seule la qualité des textes compte. C’est sûr, n’est-ce pas ? Hein ?
On peut toujours rêver…
Les chiffres de ventes de ce premier « moisson d’épouvante » ont intérêt à être bons, sinon je remballerais ma panoplie d’anthologiste pour un job plus confortable, celui d’auteur. Qu’il aille au diable le Benoît !
140 textes, vous dis-je. Des vampires, des zombies, des psychopathes, des fins du monde en veux-tu en voilà. Et beaucoup de mal-être. Récits à la première personne. « Je » et « Moi ». « Je » est roi. Règlements de comptes. « Papa, maman, pourquoi m’avez-vous fait ça ? » « Société, je te hais ! », « A quoi bon vivre dans ce monde pourri ? » « Ténèbres, venez à mon secours ! »
L’appel du glauque. Relents de désespoirs. Des textes qui sont rarement de la littérature (même de genre), plutôt des cris de douleur ou de colère. Jets de biles. Venin littéraire. Et moi qui pensais me marrer avec un AT dans la tradition des EC comics ! Que nenni ! Personne ne connaît ! La bit-lit est au pouvoir ! Emos, gothiques et autres sombres romantiques. Je suis malheureux, donc j’existe.
Fuck ! Ben non. Moi j’ai envie de rire pas de pleurer. Parce que le rire est le dernier rempart avant la folie et la mort. Tant qu’à s’ouvrir les veines autant le faire en riant.
Mais peut-être suis-je trop vieux. Mon adolescence est trop lointaine. Cet appétit de mort me fait peur maintenant. Je suis devenu… sensible. Bon sang, c’est affreux ! Docteur, est-ce que ça se soigne ?
A l’heure où j’écris ces lignes j’ignore encore combien de textes seront au sommaire de « Moisson d’épouvante » mais sachez, amis lecteurs, qu’en pénétrant dans ce recueil vous n’abandonnerez pas toute espérance !