mardi 28 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce aux dédicaces en librairie)

Episode 7 : Les dédicaces en librairies. Ça eu payé, mon bon monsieur !
Vous vivez à Paris ? Alors, bonne chance ! Les libraires croulent sous les demandes multiples et votre nom d’auteur inconnu, ainsi que votre éditeur dont personne n’a jamais entendu parler dépourvu qu’il est de vrai distributeur, les amènera à vous éconduire plus ou moins gentiment. Les libraires, comme les éditeurs, sont des commerçants ne l’oubliez pas. Ils vendent des livres et ils veulent en vendre beaucoup. Le livre est une denrée, un produit comme un autre. Ils vendraient des patates douces si on leur les livrait à domicile et qu’on leur reprenait les invendus sans frais.
Si vous habitez en province la situation est un peu différente. Le libraire peut flairer la bonne affaire qui va dynamiser son échoppe, lui permettre d’attirer le chaland et d’accroître son chiffre d’affaires. Si, en plus, vous évoquez dans votre ouvrage les joyeux métiers d’autrefois et que l’action se situe dans la région ou mieux dans la ville de la dédicace : c’est le jackpot ! Il vous accueillera les bras ouverts ! Le problème, c’est qu’il n’y a souvent qu’une seule librairie dans le bled ! Ce qui restreint forcément les possibilités de dédicaces !

Dans les prochains épisodes, si vous ne vous êtes pas encore suicidés, nous aborderons le cas des blogs puis des sites de littérature (n’ayons pas peur des mots !).

dimanche 26 octobre 2014

Yves-Daniel Crouzet invité de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF le 7 novembre 2014

Interview + dédicaces :

Vendredi 7 novembre à 15 heures avec l'association Lire à Roche 
12, rue Dr Calmette
42230 Roche la Molière 

Vendredi 7 novembre à 18 heures 
Université Jean Monnet
 10 Rue Tréfilerie
42100 Saint-Etienne

Interview conduite par Jacques Plaine et Jean-Claude Duverger 

lundi 20 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce aux salons)

Après la légitime euphorie de la sortie prochaine de l'anthologie "Moisson d'épouvante", retour à la dure réalité de l'édition et de la promotion : 

Episode 6 : Les salons encore une fausse bonne idée.
Surtout si vous vous y rendez avec vos propres livres achetés à 75 % du prix à votre éditeur grigou. Faire les salons et pire encore les foires, nécessite une volonté d’acier, un courage à tout épreuve, une énergie démesurée, un véhicule et des petits bras costaud (et accessoirement un besoin abyssal de reconnaissance).
D’abord, il faut dénicher un obscur salon dans un lointain patelin de 350 habitants ; puis solliciter une inscription à un Thénardier local qui croit que Lovecraft est une marque de saucisson et Hypérion une nouvelle gamme de gelée royale. Ensuite, il vous faudra payer un emplacement étique à côté de la poétesse du cru ou de l’écrivain du terroir, non loin du stand « gastronomie de nos régions ». Puis prendre votre voiture aux aurores, la charger de vos livres, s’énerver contre son GPS, se faire flasher par un radar etc. Et tout ça pour vendre trois pauvres bouquins et avoir le plaisir à l’heure du déjeuner de boire une affreuse piquette accompagnée de chou farci en devisant avec les autres exposants sur le thème de la crise qui empêche les gens d'acheter.
Vous conviendrez avec moi, qu’à ce stade, on est là davantage entre commerçants qu’entre écrivains.

vendredi 17 octobre 2014

Moisson d’épouvante : l’anthologie Pulp !

Comment une idée lancée à la table d’un bistrot parisien en février 2014 peut-elle accoucher d’un recueil de vingt nouvelles inédites neuf mois plus tard ? J’en reste moi-même encore étonné en regardant la superbe couverture de ce premier « Moisson d’épouvante ».
J’ai déjà raconté comment s’était effectuée la sélection des textes (ici) , mais permettez-moi de revenir sur cette expérience qui fut pour moi non seulement nouvelle, mais aussi instructive et parfois édifiante. Source d’agréables découvertes, mais aussi d’angoisse et d’effroi (certains textes m’ont fait vraiment peur !).
Je voulais une anthologie athématique. Je n’aime guère, vous le savez, les recueils à thèmes. En tant qu’écrivain, mais aussi et surtout en tant que lecteur. Les variations autour d’un motif central, surtout lorsque celui-ci est un peu trop restrictif, m’ennuient prodigieusement. J’aime passer d’un univers à l’autre. Etre surpris, séduit, déstabilisé. C’est là tout le sel d’une lecture divertissante et stimulante. Et pour rester dans métaphores gustatives : pourquoi se contenter d’un seul parfum quand on peut en goûter plusieurs ?
Je voulais donc une anthologie ouverte à toutes les inspirations, à toutes les envies et ainsi offrir la plus grande liberté d’expression possible aux auteurs. Pas si simple ! J’ai appris plus tard que mes consignes, exclusions et autres références littéraires étaient fort contraignantes et constituaient une bride sévère pour les auteurs.
J’ai donc dû faire quelques concessions, quelques entorses au contrat de départ (mais qui n’en fait pas ?) J’ai accepté ici deux nouvelles d’un même auteur (deux coups de cœur !). Là, j’ai toléré un dépassement du nombre de signes requis. Ailleurs, j’ai laissé un vampire se glisser dans les pages de l’antho. Et même quelques zombies. Enfin, ce genre de broutilles.
Au final, j’ai toutefois l’impression que le résultat est conforme à mes attentes initiales et répond assez bien au cahier des charges.
« D’accord, me direz-vous, mais en quoi Moisson d’épouvante est-elle différente des autres anthologies de SFFF ? »
D’abord, comme je l’ai indiqué, elle est athématique et c’est finalement plutôt rare sur le marché français des anthologies papier. Je ne vois guère que l’excellente anthologie annuelle Malpertuis qui répond à ce critère (et bien sûr l’incontournable et non moins excellent Ténèbres chez Dreampress.com)
Elle est aussi différente car elle ne se cantonne pas au seul fantastique. L’insolite, l’humour noir, le suspense y ont également leur place.
Enfin, elle revendique haut et fort son esprit Pulp : divertir et surprendre. D’où un grand nombre d’histoires à chute.
Alors oui, je crois qu’elle est différente.
Est-ce que cela en fait pour autant une bonne anthologie ? Je l’espère.
Trouvera-t-elle sa place sur le marché hautement concurrentiel de la SFFF ? Ce sera aux lecteurs d’en décider !

mardi 14 octobre 2014

Moisson d'épouvante en chiffres (et en images)

INPUT :
3.000.000 signes
143 nouvelles reçues
341 messages reçus
368 messages envoyés

PRODUCTION :
9 mois de travail
19 auteurs
20 nouvelles
430.000 signes

OUTPUT :



Sortie prévue en novembre 2014 !

PRIX : 15 euros 

lundi 13 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce à ses collègues de travail)

Episode 5 : Taper ses collègues de bureau : la fausse bonne idée !
Les collègues ? Ils sont à  ranger dans la même catégorie que les amis de la vraie vie, sauf qu’eux n’hésiteront pas un instant à vous dire d’aller vous faire voir ailleurs. Cela a, au moins, le mérite d’être franc. 
A solliciter avec beaucoup de précautions également car dans certaines entreprises / administrations, il est mal vu de ne pas vivre exclusivement pour la « boîte » et d’entretenir une passion adultérine avec une muse aux courbes totalement étrangères à celles de la rentabilité. On pourrait même penser que vous écrivez pendant vos heures de travail ! Et je ne parle pas de la jalousie que ne manquent pas de susciter vos droits d’auteur que tous s’accordent à penser phénoménaux !
Certains corps de métiers (policiers, enseignants, personnels soignants) à l’esprit corporatiste si fort qu’il fait ressembler une citadelle Vauban à un village du Club Méditerranée font toutefois figure d’exception. Attention cependant au revers de la médaille : c’est souvent pour mieux vous démolir dans votre dos !

Dans les épisodes à venir, nous nous lamenterons ensemble sur les salons, puis sur les dédicaces en librairie.

samedi 11 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce à son réseau d'amis)

Episode 4 : Taper ses amis (les vrais pas ceux de FB)
C’est important d’avoir des amis. Beaucoup d’amis. Mais sauf à être à la tête d’un parti politique ou gourou d’une secte (ce qui revient plus ou moins au même) votre livre ne deviendra jamais un best seller grâce à eux. De plus, vos potes risquent d’en avoir rapidement assez que vous leur fourguiez à intervalle plus ou moins régulier vos bouquins dont les couvertures sont d'un goût si douteux qu’on n’ose pas les mettre dans la bibliothèque du salon et qu’on préfère les dissimuler tout en bas d'une étagère de rangement entre le dictionnaire de latin de 5ème et les revues techniques pour booster son ordi, sa sexualité ou sa Fiat Panda. Un indice qui doit vous alerter : ils ne vous lisent plus depuis longtemps et quand vous leur présentez votre petit dernier, ils vous répondent sans gêne aucune : « Faudra quand même que je lise celui d’avant ! » (sorti deux ans plus tôt !)
Il apparaît dès lors inutile de continuer à les solliciter même à prix d’amis (traduction : prix auquel l’éditeur vous les a refilés majoré d’un euro ou deux pour frais administratifs). C’est mort, je vous dis. Vos livres, ils ne les lisent pas. Quand c’était du polar à la rigueur, ils voulaient bien faire un effort, mais des histoires de vampires, de fantômes et de zombies, vous n’y songez pas ! « Il ne manquerait plus qu’il se mette à écrire des trucs érotiques, à présent ! » redoutent-ils.
Si vous insistez trop, genre bonimenteur d’assurance vie, ils finiront par vous fuir et répandront la nouvelle que vous feriez mieux de vous occuper de votre gosse qui fume du shit à douze ans et de votre femme qui… Enfin, vous m’avez compris ! Soyez digne, ne leur parlez plus de votre passion mais des leurs, les vrais : le foot, la énième saison de L’amour est dans le pré et la 4ème dent du petit dernier !

vendredi 10 octobre 2014

Des Fantômes même pas morts !

Les fantômes du Panassa (Format Kindle) : 4.0 étoiles sur 5
"Bon premier polar, sur un terrain que l'auteur connaît bien !
Dans des quartiers réaménagés de Saint-Etienne, l'auteur revit son enfance et y fait se dérouler un thriller qui accroche par son réalisme. Tout sonne vrai aussi bien les lieux que les personnages. L'intrigue est bien menée, le roman construit avec intelligence.
Une histoire de gosses "des rues", qui tourne au drame; des gosses attachants qui n'avaient besoin de rien ou presque pour vivre une grande amitié."
Par papyrus sur Amazon.fr (20 juillet 2014)

40000 vues au compteur !


MERCI !

Promouvoir son livre, (grâce à Facebook)

Episode 3 : Facebook : Le mirage suprême.
Si on considère le nombre d’auteurs qui s’y montrent et font la roue, c’est assurément l’endroit où il faut être. Grave erreur. Et oui, tous vos amis sont eux-mêmes des auteurs en mal de reconnaissance et comme vous ils ne pensent qu’à une chose : vendre leur came. Ça ne les dérange donc pas de vous liker dans tous les sens, si vous avez le bon goût de leur rendre la politesse lorsqu’ils publieront leurs bons mots. Le « J’aime » est gratuit (contrairement à votre livre). Il ne constitue en aucun cas un engagement d’achat mais, dans l’esprit de votre ami FB il est, vous concernant, une invitation à acheter son ouvrage. Vous pouvez donc obtenir des centaines de « J’aime » enthousiastes et constater fort marri que leur influence sur vos ventes est nulle. Ce qu'il faut savoir : un auteur débutant achète rarement les livres de ses concurrents (pardon, de ses confrères), non pas par jalousie, mais parce qu’il est persuadé qu'ils n’ont pu être édités que grâce à un copinage éhonté !

mercredi 8 octobre 2014

Promouvoir son livre (grâce aux sites Internet spécialisés )

Episode 2 : Les sites Internet de l’Imaginaire : Beaucoup de bonne volonté, mais…
Ils sont tout aussi inutiles que la presse écrite en terme de ventes. Au moins peut-on leur accorder le bénéfice de l’intégrité, d’une évidente bonne volonté, de l’enthousiasme et un faible tropisme pour le copinage ! Malheureusement, la plupart de ces sites à faible longévité reçoit autant de visites qu’un parent grabataire dans sa maison de retraite. Comme toi cher auteur, ils sont en quête de visibilité ! Certains sites sont néanmoins davantage fréquentés car ils disposent d’un contenu varié (livres, cinéma, jeux vidéos…) et râtellent donc un public plus large. Leur compteur affiche des chiffres de visites impressionnants et l’article qui vous est consacré a souvent été vu un nombre considérable de fois (genre 5625 dont 4872 par vous et votre maman). En général, un tel déferlement d’enthousiasme se concrétise, si vous êtes chanceux, par… une vente !

Dans le prochain épisode ami lecteur, nous verrons la cruelle désillusion que peut engendrer une fréquentation assidue de Facebook.

lundi 6 octobre 2014

Promouvoir son livre (un défi impossible ?)

Cet article pourrait être la suite de celui paru le 18 septembre 2009 dans mon précédent blog « Ecrits et Chuchotis » et que j’avais intitulé « Promouvoir son livre, un chemin de croix ? » 
Avec le regard neuf de celui qui s’aventure pour la première fois dans la jungle de l’édition, j’essayais d’examiner les différentes possibilités qui s’offrent à un jeune auteur pour mieux se faire connaître et devenir un pilier de librairie. Cinq ans plus tard (déjà cinq ans !) le constat est malheureusement toujours aussi amer !
Voici donc, testés pour vous par votre serviteur, quelques outils de promotion qui ne servent strictement à rien. Cela vous évitera ainsi d’inutiles efforts !

Episode 1 : La presse écrite : Le miroir aux alouettes.
Sauf à obtenir un article dithyrambique dans un grand quotidien, genre le Monde, le Figaro ou Libé (le Canard aussi est influent), les effets sur les ventes sont parfaitement inexistants. Bien sûr, si vous avez un pote aux Inrocks ça peut être utile, mais dans ce cas vous n’écrivez pas de SFFF ni du polar. Quant aux autres magazines, genre Le Magazine Littéraire ou Lire, n’y pensez même pas. Attendez d’être mort comme Tolkien et d’avoir votre œuvre adaptée au cinéma pour y faire votre apparition.
Inutile de leur envoyer votre bouquin, les journalistes choisissent rarement les livres qu’ils ont à chroniquer. « Tiens, tu me liras le nouveau Machin, pour le prochain numéro » leur lance le rédacteur en chef. Généralement ce sont les derniers bouquins d’auteurs reconnus, publiés par des maisons d’édition ayant elles-mêmes pignon sur rue.
Il ne reste donc aux « petits » écrivains que les publications dans les journaux locaux qui appliqueront à votre ouvrage le traitement réservé aux articles de la rubrique « chiens écrasés ». Vous aurez ainsi le plaisir de découvrir votre « papier » entre le tournoi de pétanques de l’amicale des joyeux boulistes de Terre-Blanche et la sortie champêtre des personnes âgés du foyer « Notre Dame de Lourdes », au col du Pas-du-Coq. Pas un exemplaire de votre chef-d’œuvre ne sera vendu grâce à cet article – que vous aurez d’ailleurs le plus souvent rédigé de A à Z – mais qui fera toutefois le bonheur de votre famille proche, de votre blog et de votre page FB. (et de votre ego, ne nous voilons pas la face !)
« Mais et les revues spécialisées ? » me direz vous. « Innocents ! » vous rétorquerai-je. Ces revues sont si peu nombreuses en France qu’elles se comptent sur les doigts d'une main d’un employé de scierie imprudent. Elles commentent exclusivement les grosses sorties et, lorsque ce n’est pas le cas, celles des copains et des auteurs maison (elles sont en général affiliées à une maison d'édition) pour doper leurs ventes. Quand elles daignent vous accorder un entrefilet, c’est souvent pour vous descendre (justement parce que vous n’êtes pas un copain !) et ainsi donner aux lecteurs une fausse impression d’impartialité. 

Dans l'épisode 2 de notre mini série, nous nous intéresserons aux sites Internet spécialisés (SFFF, bien sûr ! Pas pornographiques, malheureux !)