jeudi 20 novembre 2014

Extrait de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF : invité Yves-Daniel Crouzet

En attendant de pouvoir retrouver l'intégralité de l'émission "A plus d'un titre" du 7 novembre dernier sur RCF, en voici un petit extrait :


video

Merci à Elsa qui s'est improvisée cameraman pour l'occasion !

dimanche 16 novembre 2014

Moisson d'épouvante : découvrez la préface !

Madeleines sanglantes !

J’étais au resto avec Benoît Domis, le patron des éditions Dreampress.com, quand il m’a proposé de diriger une nouvelle anthologie. C’était entre la poire et le fromage, je crois. Ou plus certainement entre le steak tartare et les tripes à la mode de Caen. En tout cas, c’était entre deux verres de vin. Rouge, bien entendu. Je venais juste de signer mon contrat pour mon recueil, La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques, et je me suis vaguement demandé si, tout à mon euphorie, je ne m’engageais pas un peu trop vite. Benoît m’observait en souriant de l’autre côté de la table, l’air innocent, voix douce, et antique stylo-plume à la main. J’ai trouvé que ses ongles étaient curieusement longs. Comme ceux de Robert de Niro dans Angel Heart, vous vous souvenez ? Alors, j’ai pris une grande inspiration et..... (Suite)

vendredi 14 novembre 2014

Photos souvenirs de l'enregistrement de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF et de la rencontre avec les membres de l'association "Lire à Roche"

Avec l'association Lire à Roche : un auditoire attentif

Lecture de ma nouvelle "Cat people" par Véronique : un beau moment 
d'émotion

Enregistrement de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF : entre Jacques Plaine 
(à gauche) et Jean-Claude Duverger (à droite)

40 minutes d'enregistrement en public avant une double diffusion 
sur les ondes de RCF

mardi 11 novembre 2014

La Plus Grande Ruse du Diable : chronique de Jacques PLAINE dans L’Essor du 7 novembre 2014



Yves-Daniel Crouzet ''La plus grande ruse du Diable'' & autres récits fantastiques  Dreampress.com


Après « Les fantômes du Panassa » un polar bien de chez nous où la mort rôde à l’ombre des crassiers du Clapier, Yves-Daniel Crouzet revient à ses premières amours : la Nouvelle. Ou plus exactement : la Nouvelle fantastique. Compliqué le Fantastique. Des fantômes (comme au Panassa), des Diables (comme ici dans le titre), des vampires, du surnaturel, de l’horreur, du merveilleux (parfois).

A vrai dire le fantastique d’Yves Crouzet est un fantastique du quotidien. Des histoires de tous les jours, avec des gens semblables à ceux que l’on croise dans la rue, au café, dans le train, sur la route. Des gens comme vous et moi mais dont l’histoire tout d’un coup dérape. Un petit grain de sable, un accroc dans le tapis de la marche du temps et patatras tout bascule. Descartes est à la ramasse, le Grand Albert enfourche le tandem du Petit Albert. Nous voilà dans un ailleurs où le bon sens et le rationnel tirent leur révérence. La logique fout le camp, l’illogisme débarque, le naturel est aux abris, l’étrange est à la noce, le possible prend l’eau, l’impossible fait le buzz.

Dans la nouvelle « Sur la route », Yann Karadec, un routard en manque d’amour repère au coin d’un bois une caravane des années soixante occupée par une géante d’époque plus Carabosse que Belle de jour. Par désoeuvrement, par jeu ou par fascination glandulaire il la mignonne un brin et découvre que les intimités de la belle sont plus proches de l’horreur que du merveilleux.

Dans « Pandy Panda » Michel Martin, secrétaire d’Ambassade, remarque sur le trottoir un magnifique Panda en peluche et aux yeux de biche. Et bien que ce ne soit pas dans les coutumes des Ambassades de faire les poubelles, il l’attrape par une oreille, le monte chez lui et l’offre à ses enfants. Mauvaise pioche. Au fil des jours il constate que ce n’était pas une bonne idée. Les yeux de biche du Panda n’étaient pas de simples billes en verre. Finie la vie en rose, la nouvelle tourne du coup au roman noir.

Dix-neuf récits fantastiques. Yves Crouzet est diabolique. Benoît Domis l’écrit cinq fois - oui cinq fois - dans son avant-propos : « Yves-Daniel Crouzet est diabolique. »