dimanche 11 octobre 2015

Une certaine idée du Fantastique

La saison 2 de « Moisson d’épouvante » vient de sortir chez Dreampress.com. J’aime bien cette idée de saison. Comme dans les séries télévisées. Si ça marche on continue. Jusqu’à épuisement du concept ou de l’intérêt des spectateurs.
« Moisson d’épouvante » a franchi une première étape. C’est déjà pas mal. Surtout dans un microcosme – un nanocosme pour citer l’un des auteurs de « Moisson d’épouvante » - où le nombre de lecteurs est à peine plus élevé que le nombre d’anthologies qui sortent annuellement.
Ce qui m’amène à me poser une question : le fantastique est-il mort ? Si on s’en réfère aux étals des libraires, il faut le redouter. Fini le temps des collections « Terreur » chez Presse-Pocket ou « Présence du fantastique » chez Denoël. The good old time ! Aujourd’hui la mode est aux morts-vivants, aux vampires et aux loups-garous qui, de personnages du fantastique sont devenus des genres en soi, et peut-être même TOUT le fantastique. Tout le fantastique ? Non, il reste encore quelques irréductibles, auteurs et lecteurs. Quelques îlots de résistance. Des fous, vieilles barbes qui se souviennent que le fantastique est multiple, qu’il recouvre le grotesque, l’insolite, la terreur, l’épouvante, le surnaturel, l’horreur et ne se cantonne pas à quelques figures aussi mythiques soient-elles.
Bah ! A quoi bon ? Les récits délicieusement surannés d’un Merritt, subtilement décalé d’un Owen, savoureusement pervers d’un Dennis Etchison n’ont plus cours. La grosse artillerie et les effets tonitruant emportent tout ! Alors laissez moi me plonger encore, dans un bon vieux Dunsany.
Ou dans le dernier « Moisson d’épouvante »


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