mercredi 20 mai 2015

Couverture du numéro 54 de la revue Alibis avec ma nouvelle "Petite sirène"

Illustration de ma nouvelle par Bernard Duchesne

Publication de ma nouvelle "Petite sirène" dans la revue Alibis 54 (printemps 2015)

Il y a des drames dans l'actualité qui vous marquent plus que d'autres. Peut-être parce qu'ils suscitent l'effarement et l'incompréhension. Et, parce qu'ils suscitent l'effarement et l'incompréhension, ils attirent l'attention, appellent la réflexion, demandent - exigent - un début d'explication.
Malheureusement, le fantastique est parfois la seule réponse à l’irrationnel, à l’aberration.
"Petite sirène" est mon interprétation d’un fait divers atroce : une mère qui abandonne son bébé à la marée sur une plage du Nord de la France.
Ce drame contenait en lui tous les ingrédients d'une bonne histoire : une poussette retrouvée au bord de l'eau avec des vêtements de nourrisson à l'intérieur, une inconnue entrevue quelques jours plus tôt avec cette même poussette et un enfant, la disparition de la femme, sa recherche par la police et, enfin, la terrible résolution de l'enquête.
J'avais suivi les épisodes de ce drame plein de mystères dans le journal. Très vite, j’ai eu besoin de le raconter. À ma manière. Je me suis interrogé sur la façon de l'aborder. Selon un point de vue extérieur ou celui de la femme au landau ? Et si nous – la société, vous, moi - n'avions pas compris ? Si notre angle d'approche n'était pas le bon ? Et si la mère avait finalement eu de bonnes raisons, parfaitement logiques et respectables, de faire ce geste ? La vérité est ailleurs, n'est-ce pas ?
"Petite sirène" est un récit poignant sur la maternité, l'amour perdu, l'espoir en une vie meilleure et sur la différence. Je l’aime tout particulièrement. C'est un texte qui oscille entre deux genres : le fantastique et le policier. Au lecteur de le ranger dans l'une de ces deux cases selon sa sensibilité, son cartésianisme ou son absence d'icelui.
C’est pourquoi j'ai décidé de l'envoyer en même temps aux revues québécoises Alibis et Solaris, la première spécialisée dans le polar et la seconde en SFF.
Mon rêve aurait été que les deux revues l'a publient au même moment. Un beau coup éditorial. Une belle prouesse pour moi. Cela n'a pas été le cas. Alibis a tiré la première. C'est donc dans son numéro 54 (printemps 2015) qu'elle paraît avec quelques petites modifications pour la tirer davantage vers le réalisme et le drame policier.
Modifications mineures, car même ainsi, il ne fait aucun doute pour moi qu'il s'agit bien d'un drame fantastique.

La chronique de Yozone
Les chronique de l'imaginaire 

mercredi 13 mai 2015

La chronique de Yozone sur le N° 34 de la revue Galaxies

François Schnebelen commente "Je répare tout" dans Yozone :

"Une première version de “Je répare tout” d’Yves-Daniel Crouzet est parue dans « Brins d’Éternité 37 ». Cette histoire d’une petite fille qui n’en est pas une mais qui aspire à un peu de normalité en devenant l’amie de Nelson est aussi poignante que terrible. Le lecteur oscille entre des sentiments contradictoires. Il ne peut prendre Sandy qu’en sympathie, car elle est obligée de réparer les bêtises des adultes, notamment de son père à la main trop lourde, et n’est qu’un outil au service de la communauté qui la rejette pourtant. Récit mêlant amitié et horreur, “Je répare tout” appartient à cette classe de nouvelles que l’on n’oublie pas. Une réédition bienvenue pour la partager avec le plus grand nombre."

Retrouver le chronique intégrale du N° 34 de Galaxies ici : Yozone