jeudi 22 octobre 2015

Couverture du N° 11 de AAARG ! avec ma nouvelle "Colonisation"


"Colonisation" voisin de Charles Burns au sommaire de AAARG !

« Colonisation » est une nouvelle déjà ancienne (2008). Une respiration pendant l’écriture de mon premier roman « Les fantômes du Panassa » » prix du jury du roman de l’été Femme Actuelle en 2009. Après de nombreuses nouvelles fantastiques, c’était aussi un essai de diversification. Pour voir si je pouvais écrire autre chose. Et puis l’inspiration commande et les mots ne demandaient qu’à sortir.
Je savais déjà en l’écrivant que ce texte cynique et désabusé trouverait difficilement preneur. Pas de marché pour ça. Terminée, la nouvelle a donc rejoint quelques autres dans le tiroir virtuel de mon ordinateur. Je me disais, sans grand espoir, qu’un jour peut-être…
Sept années se sont écoulées. Jusqu’à ce que je découvre AAARG ! Les couvertures me firent d’abord penser à un Pulp magazine mélangeant horreur et aventure. Que nenni ! Textes impertinents et citoyen, bédés corrosives et déjantées, humour méchant, articles décalés et politiquement incorrects. Enfin une revue (non un Mook, moitié magazine, moitié book)  underground à grande diffusion ! Incroyable !
Le support idéal pour mon texte.
Si « Colonisation » ne trouvait pas sa place au sein de leurs pages, il ne la trouverait nulle part ailleurs !
Coup de bol, Pierrick Starsky, le rédacteur en chef de AAARG !, s’est avéré du même avis.
C’est ainsi que « Colonisation », texte sur l’aliénation individuelle et le despotisme économique et culturel de l’ogre américain, se retrouve dans les pages du N°11 de AAARG !.
Courez chez votre libraire préféré !

Dernière précision : ne vous fiez pas à la couverture : ce n'est pas un dernier numéro mais un renouveau puisque AAARG ! devient un magazine mensuel (disponible en kiosque), tout en continuant une version Mook (Disponible en librairie).
Ces types sont fous !


lundi 19 octobre 2015

Présentation des auteurs de la saison II

Bon, alors qui sont les auteurs de cette nouvelle saison de Moisson d’épouvante ?
Des petits nouveaux et des habitués du genre. Avec ça, je n’ai rien dit et j’ai tout dit. Mais c’est tellement vrai !
Avez-vous remarqué que ce sont toujours les mêmes noms qu’on retrouve au sommaire des anthologies SFFF ? Plus quelques autres qui viennent faire un petit tour de piste et qui, souvent, disparaissent sans laisser de traces.
Il semble qu’il y ait un plafond de verre que les auteurs de fantastique français n’arrivent pas à franchir (j’en sais quelque chose !)
Au sommaire de Moisson d’épouvante on trouvera donc des auteurs « chevronnés » et des débutants en devenir. Le temps seul permettra de dire si les uns perceront le plafond de verre et si les autres dureront plus d’une saison.

Les voici présentés par ordre alphabétique :

Baronheid Thomas (La boule magique)
Fan d’Imaginaire depuis toujours, Thomas œuvre dans les domaines de la fantasy, de la science-fiction, du fantastique et de l’horreur. Toujours heureux de pouvoir publier régulièrement des nouvelles, il consacre le reste de son temps à écrire des romans qu’un éditeur n’a pas encore eu le bon goût de retenir. En attendant de le voir au sommaire d’autres anthologies prévues cette année, on pourra citer quelques-unes de ses publications précédentes telles que : « Au nom du Père » (Lanfeust mag n°186), « Petite Miss à mort » (anthologie Ténèbres 2014) ou encore « Colère noire » (anthologie Anatomie du cauchemar aux éditions House Made of Dawn). Classique mais efficace, sa « Boule magique » nous replonge dans la magie inquiétante de l'enfance. C’est sa deuxième contribution à Moisson d’épouvante.

Basseterre Luce (La maison fantôme)
Née en Provence, Luce a rédigé ses premiers délires au Canada où elle a grandi, mais c’est sur le tard qu’elle s’est véritablement consacrée à l’écriture. Malgré sa prédilection pour le space opera, elle n’hésite pas s’aventurer sur d’autres territoires, souvent à la limite des genres. L’Armoire aux Épices lui à offert ses premières publications. Publiée aussi chez La Madolière, Galaxie et Rivière Blanche, Luce consacre une bonne partie de son énergie à la promotion des littératures de l’imaginaire à travers diverses initiatives comme les « 24 heures de la Nouvelle » ou les « Aventuriales de Ménétrol ».
La maison fantôme est un thème classique de la littérature fantastique. Il fallait oser s’y frotter. Luce d’une manière délicate et subtile, sans recourir aux habituels effets grand-guignolesques, nous en fait découvrir un beau spécimen. Une belle réussite !

Beaussart Elodie (Ectogénèse)
L’année dernière Élodie, dont c’était la première nouvelle publiée, nous régalait avec une histoire horrifique à la lisière de la science-fiction. Je suis ravi de l’accueillir pour cette nouvelle Moisson, avec un récit qui mélange encore une fois avec bonheur les deux genres.
Aux dernières nouvelles, cette psychologue de profession, amatrice de Stephen King, de Clive Barker et de Sire Cédric, habite toujours le Pas-de-Calais où elle écoute de la musique qui fait du bruit (du black metal en l’occurrence), quand elle n’écrit pas des histoires qui font peur et de la poésie (deux recueils publié chez Edilivre).
Une fille bien !

Boïdo Sylvain (L’émissaire du Chaos)
Passionné de cinéma, titulaire d’un diplôme de scénariste, Sylvain vit à Paris où il travaille pour la télévision. Ses nouvelles figurent au sommaire de diverses revues et anthologies. On citera notamment : « Le point O » (Lanfeust Mag, numéro 151), « Les plaies de la Terre » (anthologie Tranchées, éditions Luce Wilquin), « Quand le Diable sort de sa boîte » (collection numérique Les Petits Polars, éditions 12/21) ou encore « Quand débordent les fosses » parue dans le numéro 55 de l’excellente revue policière canadienne Alibis.
La nouvelle qu’il nous propose est angoissante à souhait, car elle nous rappelle que l’homme est un animal social et que la pire punition qu’on peut lui infliger c’est de le priver de la possibilité de vivre et communiquer avec les autres.

Carau Cyril (Le chemin de croix)
Cyril aime raconter des histoires ténébreuses, au cœur de l’Histoire. Dans sa ville natale, avec L’Ange de Marseille (Éditions Sombres Rets) ou à New York, avec Le Chant du cygne (Éditions de la Frémillerie), il met en scène des personnages charismatiques ou torturés, à la recherche d’absolu. Pourtant, malgré la noirceur de ses écrits, l’humour n’est jamais loin. Dans le registre du fantastique, il a écrit avec sa compagne Élie Darco Masques de femmes, un recueil de nouvelles illustrées (Le Calepin Jaune). Il a également publié des nouvelles dans les anthologies Contes du monde, Les Dames baroques et Les Sombres romantiques (Éditions du Riez), Plumes de chats (Rivière Blanche), Contes et légendes… revisités (Parchemins & Traverses). Son dernier roman, Les Runes de feu, un thriller aux frontières du fantastique, est paru en mai 2015 aux Éditions du Riez.
Le texte qu’il nous propose pour cette saison 2 est un voyage halluciné dans l’esprit et l’âme d’un peintre passionné et tourmenté. C’est aussi une belle allégorie sur le tribut que doit parfois payer l’artiste à son art.
Ah j’oubliais : Cyril est mon frère d’écriture !


Chevin Barnett (Cuistot Max)
Barnett est né en 1972 dans une petite ville de l’est de la France. Doté d’une imagination fertile et torturée, c’est tout naturellement qu’il s’est orienté vers l’écriture de textes fantastiques. On peut notamment les découvrir dans les anthologies Créatures, Continuum 1, Promenons-nous dans les bois parues aux éditions Otherlands et Dérives fantastiques aux éditions Sombres-Rets. On le retrouvera prochainement au sommaire des anthologies Vampire des origines et Histoires de zombies à paraître aux éditions Lune Écarlate et Calling Cthulhu vol 2 chez L’ivre-Book.
« Cuistot Max », le texte qu’il nous propose, est l’effroyable et succulente rencontre entre Le parfum de Patrick Süskind et un épisode de « Cauchemar en cuisine » !

Croenne S. Y (Petit moment de faiblesse)
Stéphane Yann écrit et publie des textes de fantastique/SF en France et au Canada, essentiellement consacrés au cauchemar, au sexe, à la folie et aux univers dystopiques. Il a été finaliste du Prix Rosny aîné en 2014, avec « Le chant des baleines » (Angle mort No9) et finaliste du Prix Merlin la même année pour « Crise in chrysalide » (éditions La Madolière). Il dirige le Laboratoire d’écriture fantastique depuis 2013 pour les élèves de secondaire dans le Nord. Membre de Citéphilo (Lille), il concentre son activité sur le thème de l’Imaginaire. Son appétit pour celui-ci s’exprime aussi à travers des articles publiés sur son blog « Le Troll, l’Ombre et le Robot », qu’il coanime avec Guillaume Lequien, et sur PhénixMag. Sa nouvelle, « Petit moment de faiblesse », décalée et dérangeante, m’a séduit par sa fausse simplicité.

Czilinder Frédéric (Terreurs nocturnes)
Enfant, Frédéric avait peur du noir. Adulte, cela n’a pas changé, car il sait depuis longtemps qu’il faut se méfier des croquemitaines et autres monstres de dessous le lit. C’est pour cette raison qu’il écrit… Pour nous prévenir des dangers qui nous guettent tous dès l’extinction des feux ; et sans doute aussi pour les exorciser. Le fantastique et l’épouvante sont ses terrains de prédilection, comme en témoignent ses nouvelles parues chez Malpertuis, Outremonde, Griffe d’encre, AOC ou Sombres Rets. Les titres de ses romans – Celui qui hante ces murs, publié aux Éditions Nostradamus et Wake the dead, à paraître pour Halloween chez Armada – parlent d’eux-mêmes.
C’est lui qui commence cette nouvelle saison de Moisson d’épouvante avec un thème cher aux auteurs de fantastique et de terreur : les enfants. Parfois on a peur pour eux. Parfois on a peur d’eux. Dans « Terreurs nocturnes », c’est beaucoup des deux ! Chers, chers petits monstres…

Goaz Philippe (Centenaires)
Sémillant quinquagénaire, cet ancien rôliste s’est lancé dans l’écriture sur le tard. D’abord spécialisé dans la fantasy humoristique avec notamment sa saga Zordar – qui paraît chez L’ivre-Book –, il s’aventure désormais dans d’autres domaines de l’imaginaire comme le fantastique ou la SF. En témoignent sa nouvelle « Le héros de l’aventure » (toujours chez L’ivre-Book) ou « La Grande Boucle » parue dans l’anthologie Dérives Fantastiques chez Sombres Rets, début 2015.
Ainsi passé du jeu de rôle au conte drôle, il déploie une réjouissante palette aux tonalités tantôt sombres, tantôt pétillantes, voire absurdes, parfois historiques et souvent humoristiques.
Pour sa seconde participation à Moisson d’épouvante, Philippe démontre qu’il sait aussi manier l’émotion et n’ayons pas peur des mots : la tendresse !

Jacquet Alexandra (Royal Circus)
Alexandra est fascinée depuis l’enfance par l’imaginaire. C’est donc tout naturellement qu’elle a contracté le virus de l’écriture. Le jour, elle mène une vie de mère de famille ordinaire et d’orthophoniste qui bricole des formules pour soigner les maux des mots, mais au crépuscule, quand les ombres s’étendent et que les ténèbres révèlent leurs secrets, elle se change en auteure. Elle côtoie alors vampires et zombies, assiste aux apocalypses et aux naissances des mondes, explore avec passion sa propre folie et celle de ses personnages.
Avec « Royal Circus », elle nous plonge dans un univers classique de la littérature fantastique : le cirque. Qui ne se souvient pas de Cristal qui songe de Théodore Sturgeon ou de La Foire des ténèbres de Ray Bradbury ? Il faut dire que les gens du voyage avec leurs caravanes mystérieuses, leurs drôles d’attractions, les rêves qu’ils apportent et le vide qu’ils laissent lorsqu’ils s’en vont sont aujourd’hui encore fascinants et parfois aussi... terrifiants.
Autres publications : « Un jour de soleil noir », (recueil numérique Eclipse, 2014), « Le Sombre », (Gandahar n 4, 2015). À paraître : « Baxter Street », (Ténèbres 2016, Dreampress.com).

Livyns Frédéric (Derrière les murs)
Frédéric est un auteur belge spécialisé dans le fantastique. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles auprès de diverses maisons d’éditions (Val Sombre, Lokomodo, Lune écarlate, L’ivre-Book...). Il a reçu le Prix Masterton dans la catégorie Nouvelles en 2012 pour Les Contes d’Amy et en 2015 pour Sutures. Il est également chroniqueur littéraire pour Phenix-Web, membre du jury du Prix Masterton, directeur de la collection Fantastique chez Lune Ecarlate et de la collection Imaginarium Fantastique pour les éditions L’ivre-Book. Il écrit aussi pour la jeunesse comme en témoigne sa trilogie Les Grisommes (Séma Editions) et L’Ami du placard (Averbode). Féru de gros son qui fait saigner les oreilles, il est de plus chroniqueur musical pour Le Suricate magazine.
« Derrière les murs », sa deuxième participation à Moisson d’épouvante, conclut avec brio cette nouvelle saison, grâce à un récit efficace comme une bonne série B !

Lucas William (Les nouvelles ne sont pas bonnes)
William, 42 ans, marié et père de deux enfants, est professeur de français dans le Loiret. Il est passionné de comics et musicien à ses heures perdues. « Les nouvelles ne sont pas bonnes », récit d’un futur glaçant et terrifiant, est sa première publication.
Et sa nouvelle est… bonne !

Morellon Daniel (La séance)
Daniel écrit peu. Il préfère de loin rêver à ce qui aurait pu être s’il était né à une époque et dans un lieu différents. Au cœur de la lointaine Cimmérie par exemple ou à l’ombre des cités flamboyantes de Barsoom.
« La séance », pourtant résolument ancrée dans notre quotidien, est sa deuxième participation à Moisson d’épouvante

Ratel Alexandre (Paul et moi)
Ce qui fait le succès des histoires de zombies, c’est qu’elles parlent de nous, de notre société, de nos peurs, de notre rapport à l’autre. C’est ce qu’a compris Alexandre. Ce Lorrain, passionné de zombies depuis sa plus tendre enfance, a grandi en visionnant en boucle les films de George Romero. Il découvrira par la suite la littérature fantastique en empruntant Minuit 2 de Stephen King dans la bibliothèque d’un ami. Alexandre s’inspire de ces deux mentors, de son quotidien et de l’actualité pour donner vie à ses nouvelles et aux personnages qui les traversent. On le retrouve au sommaire de diverses anthologies depuis 2014 (Zombies et autres infectés, aux Éditions Griffe d’encre, Moisson d’épouvante volume 1, aux Éditions Dreampress.com, Dérives fantastiques, aux Éditions Sombres Rets). En attendant sa cinquième nouvelle qui sera publiée en fin d’année dans Histoires de zombies, aux éditions Lune Ecarlate.

Roditi Denis (La solitude du malade imaginaire)
Denis est né en 1986 à Lausanne. Franco-italien d’origine, il s’intéresse à la lecture depuis qu’il a découvert les romans d’Enid Blyton et d’Agatha Christie, mais c’est à Stephen King qu’il doit son intérêt pour l’écriture. Après avoir étudié le chinois à Pékin, il vit aujourd’hui à Paris avec son épouse où il travaille dans le webmarketing. Parmi les textes qu’il a publiés, on peut notamment citer : « Acrobolis » dans Géante Rouge n°21, « Crise phatique » dans Solaris n 181, « Miroirs de chair » dans Mortel Delirium (éd Big Bang), ou « Jay, le basset et le gitan », dans Dimension Suisse (éd Rivière Blanche). Son prochain texte de science-fiction paraîtra en fin d’année aux éditions Hélice Hélas.
Après les textes d’Antoine Secondi et d’Élodie Beaussart et avant celui de William Lucas, Denis nous présente une inquiétante vision du futur où les nouvelles technologies colonisent l’être humain. Un cyberpunk terrifiant !

Secondi Antoine (En réalités, Je vous le dis…)
Antoine a grandi en Savoie, où il a été bercé par la littérature fantastique et la science-fiction (Philip K. Dick et Norman Spinrad l’ont notamment beaucoup influencé). Après un séjour professionnel d’un an en Angleterre, il s’est installé à Lyon où il termine des études de cinéma. Parallèlement à celles-ci, Antoine travaille sur de nombreux projets (nouvelles, scénarios de courts métrages et de bandes dessinées, bibles de séries télévisées, documentaires, jeux vidéo…). Il est aussi chroniqueur occasionnel pour deux web-magazines.
« En réalités, Je vous le dis… », un récit indiscutablement « dickien », est sa première publication.

Spok Thomas (Les voix de Rome)
Thomas est insupportable. Insupportable de désinvolture, de charme et d’humour nonsensique. Mais je l’aime. Il se permet même à ses heures perdues, d’écrire de la poésie et d’être publié dans un milieu généralement réservé à de vieux bardes chenus. Sa deuxième participation à Moisson d’épouvante, « Les voix de Rome », est un texte poétique et précieux, qui nous entraîne aux confluents de l’histoire, de la fantasy et du fantastique.

Subirana Julie (L’enfer du chocolat mou)
Julie vit en région Rhône-Alpes après avoir passé sa jeunesse en Auvergne qui reste pour elle une source intarissable d’inspiration. Elle prépare actuellement son deuxième roman, un thriller, et s’octroie parfois quelques pauses pour écrire des nouvelles de SF ou de fantastique.
Lorsque j’ai reçu sa nouvelle, je me suis dit « Avec un titre comme celui-ci, l’auteure a intérêt à assurer ! ». Soyons franc, je craignais le pire. Mais « L’enfer... », récit onirique, sensible et nostalgique, a su balayer mes inquiétudes, comme il balayera je n’en doute pas les vôtres ! 

Bon, je crois n’avoir oublié personne. Qui sait parmi ces auteurs se cachent peut-être le futur Serge Brussolo ou le prochain Sire Cedric

dimanche 11 octobre 2015

Une certaine idée du Fantastique

La saison 2 de « Moisson d’épouvante » vient de sortir chez Dreampress.com. J’aime bien cette idée de saison. Comme dans les séries télévisées. Si ça marche on continue. Jusqu’à épuisement du concept ou de l’intérêt des spectateurs.
« Moisson d’épouvante » a franchi une première étape. C’est déjà pas mal. Surtout dans un microcosme – un nanocosme pour citer l’un des auteurs de « Moisson d’épouvante » - où le nombre de lecteurs est à peine plus élevé que le nombre d’anthologies qui sortent annuellement.
Ce qui m’amène à me poser une question : le fantastique est-il mort ? Si on s’en réfère aux étals des libraires, il faut le redouter. Fini le temps des collections « Terreur » chez Presse-Pocket ou « Présence du fantastique » chez Denoël. The good old time ! Aujourd’hui la mode est aux morts-vivants, aux vampires et aux loups-garous qui, de personnages du fantastique sont devenus des genres en soi, et peut-être même TOUT le fantastique. Tout le fantastique ? Non, il reste encore quelques irréductibles, auteurs et lecteurs. Quelques îlots de résistance. Des fous, vieilles barbes qui se souviennent que le fantastique est multiple, qu’il recouvre le grotesque, l’insolite, la terreur, l’épouvante, le surnaturel, l’horreur et ne se cantonne pas à quelques figures aussi mythiques soient-elles.
Bah ! A quoi bon ? Les récits délicieusement surannés d’un Merritt, subtilement décalé d’un Owen, savoureusement pervers d’un Dennis Etchison n’ont plus cours. La grosse artillerie et les effets tonitruant emportent tout ! Alors laissez moi me plonger encore, dans un bon vieux Dunsany.
Ou dans le dernier « Moisson d’épouvante »


lundi 5 octobre 2015

Moisson d'épouvante vol 2 : la couv' !




Voici donc la couv' du volume II de "Moisson d'épouvante". Enfin !
Elle est signée Martin Hanford. 
La sortie est prévue le 15 octobre !
276 pages
Et tout ça pour 15 euros !

Pour commander c'est ICI !