vendredi 11 mars 2016

Couverture de la revue Solaris N°197 avec ma nouvelle "Big game"


Revue Solaris N°197 (Quebec)

Préambule nécessaire et rappel au lecteur non averti : Solaris est un monument car c’est la plus ancienne et, probablement, la meilleure revue de SFFF francophone ; tout comme sa consœur Alibis est la SEULE revue policière francophone.
Les rares revues de SFFF françaises (j’exclue ici les fanzines et autres webzines) publient peu de nouvelles et il est très difficile de s’y faire admettre. Leur sommaire est constitué de dossiers thématiques, d’articles, de critiques. Les quelques textes qu’elles publient sont réservés aux auteurs renommés, (anglo-saxons le plus souvent) et, quand il reste un peu de place, aux auteurs maison afin de promouvoir leurs ouvrages. Difficile d’y entrer donc si on n’a pas de projet éditorial chez eux.
Tout ça pour dire que figurer au sommaire de Solaris qui ne publie qu’un auteur français par numéro (soit quatre par an !) est pour moi une fierté. J’ai essuyé beaucoup de refus de Solaris au cours de ces dernières années. Sous l’égide du regretté Joël Champetier, ils étaient toujours argumentés. Ça piquait un peu (« Depuis quand avez-vous arrêté de lire de la SF ? »), mais c’était juste. Entre les lignes on pouvait aussi comprendre certaines raisons de son choix. Rigueur, impartialité, respect. Tels devraient être les maîtres mots de toute revue digne de ce nom.
Après ce propos introductif un peu longuet, il est temps de vous parler de « Big game » Envoyée à Solaris, Lanfeust Mag (tiens une autre revue sérieuse, mais qui publie surtout de la bédé !) et à Galaxies SF en mars 2014. Elle a essuyé un refus de Lanfeust Mag en septembre et attend toujours un accusé de réception malgré plusieurs relances de Galaxies SF. Solaris l’a prise et c’est tant mieux ! C’est ma deuxième nouvelle publiée chez eux – ce qui fait une bien faible moyenne compte tenu du nombre de mes envois ! – mais ce n’est pas si mal !
Je dois avouer qu’au moment d’écrire ces lignes, je me suis demandé de quoi parlait exactement ma nouvelle. Je l’avais envoyé à Lanfeust Mag, donc je supposais qu’elle était drôle. Je l’avais envoyé à Galaxies, donc il devait y avoir un peu de SF dedans. Je gardais un vague souvenir de pari, de trou de ver, de maîtres de l’Univers et d’une sorte de délire galactique. Mais à part ça… Un effet étonnant de cette chère inspiration qui se penche parfois sur mon épaule et guide mes doigts sur le clavier.
Lorsque j’ai reçu le texte pour corrections, j’ai été agréablement surpris. C’est bourré de clins d’œil, c’est amusant et assez foutraque. Mais de quoi ça parle exactement ? Je n’en sais toujours rien !

Je vous invite donc à lire le numéro 197 de Solaris et à me raconter !