dimanche 26 février 2012

Réponse des éditions "Le Cherche-Midi"

Joli cadeau de retour de vacances, j’ai trouvé dans ma boite aux lettres un manuscrit (le mien of course) accompagné de la lettre de refus des éditions « Le Cherche-Midi ».
En voici la substantifique moelle :

« (…) Je ne suis pas sûr, comme vous le croyez, que l’on puisse classer votre roman dans la catégorie « polar » ou « roman noir ». Votre texte mériterait, il me semble, d’être allégé des éternelles réflexions sur « le livre dans le livre » et être moins bavard. Plus vous gagnerez en sécheresse, plus vous gagnerez en efficacité.
Pour ces raisons, notre comité n’a pas retenu votre manuscrit (…) »

Une réponse personnalisée (ce dont je les remercie !) et très intéressante, dont je retiens :

1) que ce que j’écris est encore une fois difficile à mettre dans une case (ça devient pénible !),
2) que le coup de la mise en abyme de l’écrivain manque de fraîcheur,
3) que je suis trop bavard (sauf que là, c’est complètement voulu ! N’ai-je pas dit qu’il s’agissait d’un roman « Tarentinesque » ?),
4) que la littérature de genre doit être directe pour être efficace (conseil majeur à méditer encore et encore)

Cerise sur le gâteau mon manuscrit a reçu une annotation de la part du comité. Une seule.
Un mot a été entouré en page 3 de mon roman et un point d’exclamation rageur porté en marge :

La phrase était la suivante :

« L’enfer, c’est les autres » a dit le bigleux et il avait parfaitement raison.

A votre avis quel était le mot entouré ?

Le manuscrit repartira demain vers un nouvel éditeur, cette fois les éditions « Moisson rouge » qui disposent d’un sympathique catalogue (polar, noir, transgenre, urbain, pulp...).

4 commentaires:

  1. Beau retour, je trouve. Ils cherchent donc du polar, mais n'identifient pas ton manuscrit dans cette catégorie... OK, en « pulp », ça devrait passer ;-)

    PS: y z'ont pas aimer « bigleux » ?

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  2. T'as trouvé ! Ou comment la vérité peut être politiquement incorrecte !

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  3. C'est ta faute aussi, de nos jours on dit : « porteur de prothèses oculaires » ou « personne à vision réduite »
    C'est plus long, plus pompeux, et ça veut dire la même chose. Mais ça fait plus "propre" au pays des bisounours...

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  4. Pour être exact : personne disposant d'une visibilité réduite et dotée d'un strabisme divergent conséquent(mais d'un cortex cérébral disproportionné !)

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