lundi 29 août 2011

Parenthèse estivale

A défaut de revolver, j’ai retrouvé au fond d’un tiroir de la vieille maison familiale, ma panoplie de dessinateur amateur de mes 15 ans. Papier Canson, crayons, gomme, porte-plume, encre de chine, pinceaux et tubes de gouache, rien n’avait bougé depuis cette lointaine époque où je tapissais les murs de ma chambre de reproductions des œuvres de Barry Smith, John Buscema ou de Jack Kirby.
Las des interminables corrections de mon roman, j’ai donc décidé de savourer les plaisirs régressifs de la madeleine de Proust.

C’est clair, je ne ferai pas carrière dans le dessin, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser ces devoirs de vacances.

3 commentaires:

  1. J'adore ce post , il m' aussitôt donné envie de fredonner le célèbre :

    "On oublie, hier est loin
    Si loin d'aujourd'hui
    Mais il m'arrive souvent de rêver encore
    A l'adolescent que je ne suis plus

    On sourit, en revoyant sur les photos jaunies
    L'air un peu trop sûr de soi,
    Que l'on prend à 16 ans
    Et que l'on fait de son mieux
    Pour paraître plus vieux"

    Val.

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  2. L'adulte n'existe pas. C'est un enfant poussé trop vite.

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  3. Cette réflexion est la plus sensée que j'ai jamais lue. J'ajouterai, en paraphrasant O.Wilde, que la meilleure façon de résister à son attractive part d'enfance est d'y céder.
    Val.

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