samedi 10 septembre 2011

La saveur amère de la rentrée et le goût fade de la chair triste.

C’est la rentrée. Rentrée des classes pour les uns, rentrée littéraire pour les autres et rentrée tout court pour l’immense majorité.
Pour moi, après ma parenthèse picturale, c’était aussi la reprise des corrections.
Je dois avouer que c’est en grimaçant que j’ai repris mon tapuscrit. Ce gros tas de feuilles au format A4 me lorgnait de façon obscène sur mon bureau. Genre « Tu montes chéri ? On n’en a pas fini tous les deux ! »
Le cœur au bord des lèvres, j’ai tendu la main et je me suis laissé entraîner par la créature. Ma créature.
Ou quand la passion tourne à l’obsession. L’amour à la haine. Le devoir à la corvée.
Je sais que le parcours sera long et difficile pour nous deux, aussi ai-je préféré tout reprendre depuis le début, comme un vieil amant qui s’évertue à reproduire les gestes de la première fois pour tenter de retrouver un peu de plaisir.
De cet effeuillage répété, de ces préliminaires renouvelés, j’ai isolé un extrait. Un bout d’étoffe. Un morceau de chair blême.
Il s’agit de la première fois où le personnage principal et narrateur s’adresse aux lecteurs.
A lire sur l’onglet « Nouveau roman : extraits » du blog.
D’autres suivront.

3 commentaires:

  1. Pousse le wagon, la sortie de la mine n'est pas si loin ;-)
    en tout cas ton personnage a du caractère, ça s'amorce bien.

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  2. Ouais, c'est même ce qu'on pourrait qualifié un sale type !

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  3. Son roman en vieille pute fatiguée : bien vu !!

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