jeudi 28 novembre 2013

Cinq leçons à l'usage des écrivains débutants (SFFF)

C’est une chose que l’écrivain découvre très vite : une nouvelle peut-être refusée par un éditeur et acceptée par un autre. Le premier lui trouvera tous les défauts. Le second y découvrira des qualités que vous ne soupçonniez même pas.
(Leçon N° 1 : écrivains débutants ne vous laissez pas rebuter par un refus, soyez persévérants)

De même, une histoire que vous estimiez un peu faible, dans laquelle vous ne croyiez guère, fait tout à coup l’objet d’une belle unanimité – qualités stylistiques, originalité, etc – et, à votre grande surprise, elle sera retenue et publiée plusieurs fois.
(Leçon N° 2 : Vous êtes écrivains, pas éditeurs. Aux autres – éditeurs puis lecteurs – de jugez vos écrits)

Autre cas de figure, le plus frustrant pour l’auteur : la nouvelle que vous venez de terminer, que vous adorez – c’est même l’une de vos préférées ! –, ne plaît à personne et ne trouve pas preneur.
Pas de panique ! Quelqu’un, quelque part, finira par l’aimer et la sélectionner.
(Leçon N° 3 : restez confiants un bon texte n'est jamais perdu)
 
Bon...., si votre histoire est vraiment, vraiment, mauvaise... Eh bien, sachez que tout n’est pas perdu. Il reste une solution : rejoindre le petit monde des fans des littératures de l'imaginaire. Vous pourrez ainsi : 1) créer votre propre fanzine ou webzine et la publier ou, plus subtilement, 2) la proposer à un confrère qui l’éditera en échange de la publication de son texte dans votre propre revue. C’est là une chose courante. C’est bien normal de se rendre service entre génies méconnus, non ?
(Leçon N° 4 : soyez malins et pragmatiques)

Le microcosme des fans de SFFF se nourrit en effet de lui-même. Il est anthropophage et consanguin. Il suffit pour s'en assurer de regarder certaines biographies et constater à quel point le copinage est omniprésent. Ce comportement est plus particulièrement observable sur les salons spécialisés où les auteurs et les exposants sont plus nombreux que le public et constituent aussi l’essentiel des acheteurs : « Je t’achète ton livre, mais à charge de revanche, hein ? Tu achèteras le mien quand il sortira ! » 
(Leçon N° 5 : choisissez bien vos amis et constituez-vous un réseau)
 
Vous voyez ce n'est pas très difficile de devenir écrivain !

2 commentaires:

  1. En fait, pour les trois premières leçons, elles s'appliquent grosso modo à tout créateur. Je pense notamment aux réalisateurs de films, aux peintres (comme dit dans La vie d'Adèle: "ceux qui en vivent, ils sont morts depuis longtemps").
    Evidemment, la 4e leçon est plus dure à appliquer pour eux, mais ce n'est pas pour rien que certains réalisateurs ont monté leur propre maison de production (Les Artistes associés, first, avec Chaplin -entre autres-, ou les Films du Carrosse avec Truffaut). Mais, il faut avoir eu un premier succès...

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    1. Oui, il y a ceux qui montent une structure pour disposer de plus de liberté, ne plus se faire dépouiller par des intermédiaires requins... Souvent ceux-là ont du talent.
      Et puis il y a les autres...

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