jeudi 12 avril 2012

Souvenirs de juillet 2009

En faisant des recherches pour mon nouveau site voilà ce que j’ai découvert l’autre jour, écrit le 20 juillet 2009 au sujet du premier jet de la "Victime et son bourreau" :

« (…) Samedi matin, je me suis assis à mon bureau. J'ai commencé par parcourir mon vieux carnet de notes à la recherche d'idées. Des idées, il y en a des tonnes dans ce calepin. Des idées de nouvelles surtout, mais aussi de romans. En général, j'essaie de planter une ambiance en quelques mots, mes textes étant plus souvent des récits d'atmosphère que des récits à intrigue.
J'ai parcouru ainsi six ans d'idées. Des projets de récits fantastiques, policiers, d'horreur, de science-fiction..., cueillis au fil de l'eau, dans des lieux les plus divers. Aucun ne m'a vraiment attiré, séduit. Mais ça a permis à mon imagination de se mettre en branle. J'ai rangé le calepin dans un tiroir et je suis resté quelques secondes à regarder, par la fenêtre, la cour de récréation de l'école primaire en contrebas. Une cour de récréation, sans enfant, c'est triste. « Bah, j'ai pensé, c’est normal on est en été. » L'été.... J'ai trouvé qu'il faisait beau et chaud. Mais pas aussi chaud qu'en 2003, année de la grosse canicule. J'ai pensé aux personnes âgées qui étaient mortes cette année-là. A la vulnérabilité de nos anciens, souvent seuls dans leur appartement et dans leur maison.
Mes pensées ont fait un nouveau bond...
Voilà, je l'avais mon idée ! Mon ambiance et aussi le début de mon récit : dans un pavillon de banlieue un vieillard est torturé par une brute, qui veut lui faire avouer où il cache son argent. Sauf que le vieux n'est pas un type ordinaire et que le tortionnaire, non plus, n'est pas un type ordinaire. Rien de plus précis. Juste cette vieille maison à les deux protagonistes d'un jeu cruel. Forcément cruel.
Je me suis lancé à 9h30 et j'ai terminé à 20 h avec une interruption pour déjeuner. Je me suis laissé littéralement happé par mon récit. Je ne le maîtrisais plus. Les mots coulaient tout seul. J'ai eu un petit moment de flottement vers 17h, lorsque je me suis demandé dans quoi je m'étais embarqué, et puis la machine est repartie. Les éléments du puzzle se sont assemblés. Des fragments anodins, dont je n'avais même pas conscience au moment où je les avais écrits, ont naturellement trouvé leur place. Tout convergeait vers le rebondissement final, comme une splendide mécanique qui s'autoconstruit.
"La victime et son bourreau" ça s'appelle. 46 000 signes soit environ une trentaine de pages.
Bon, ce n'est bien sûr qu'un premier jet et peut-être qu'à la relecture je déchanterais. Mais on sent quand le texte est bien parti et je me dis que cette nouvelle-là devrait être pas mal.
(…) »

Pour le coup, je ne m’étais pas trompé !

J'en profite pour vous donner le sommaire complet de ce numéro 42 :

Fictions

  • Elle le regarde nager, Claude Lalumière
  • Procès-verbal, Paul Scadera
  • La Page rouge, Raphaëlle B. Adam
  • La Victime et son bourreau, Yves-Daniel Crouzet
  • Comme une poupée brisée, Geneviève Blouin
  • La Mort a son prix, Bernard Duchesne

Articles et entrevues

  • C'est comme le Québec, sauf que…, Geneviève Blouin
  • Les Printemps Meurtriers.: Entrevue avec Johanne Seymour, Pascale Raud
  • Le Polar a-t-il la cote chez les policiers?, Sébastien Aubry

Chroniques

  • Présentation: Un prix béton
  • Le Crime en vitrine, Norbert Spehner
  • Dans la mire
    • André Jacques, Martine Latulippe, Morgane Marvier, Simon Roy, Norbert Spehner


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