vendredi 5 juillet 2013

Just for fun !

J’aime écrire des nouvelles, vous le savez. Je l’ai dit et répété.
J’aime surtout écrire des histoires frivoles. Par frivoles, je veux dire légères et agréables à lire. Pas prise de tête. Du type de celles que je lisais quand j’étais gamin (dans l’admirable série « Les meilleurs récits de…. » proposée par Jacques Sadoul), que je terminais souvent avec un sourire amusé sur les lèvres. De celles qui ne changent pas votre vie, mais qui vous laissent après leur lecture un subtil parfum, une rémanence de bonne humeur.
L’époque actuelle n’est malheureusement pas à la légèreté et à l’insouciance. Les sujets doivent être lourds et sérieux. Les auteurs doivent retrousser leurs manches pour aborder les problèmes de la société. Pas question d’être primesautier à l’heure des délocalisations, du chômage, du réchauffement climatique, des affaires, du mariage pour tous...
Mouais… Bof.
L’actualité nationale et internationale, je la subis tous les jours. Les faits divers horribles dont se gargarisent les médias seront toujours pires que ceux que j’écris. Je ne tiens pas à rivaliser !
J’ai besoin d’oxygène. De gaz hilarant !
Enfant réservé et solitaire, c’est déjà ce que je recherchais dans les récits de SF : l’exotisme, le merveilleux, l’aventure, l’Ailleurs… Maintenant que j’écris c’est toujours ce que je recherche : me divertir, me surprendre, m’amuser. Et entraîner le lecteur dans mon sillage.
Alors oui, mes textes n’ont souvent d’autres prétentions que de distraire, certains éditeurs pensent que ce n’est pas suffisant. Parfois, parce que j’ai mes humeurs moi aussi, j’écris des histoires plus sombres, plus « adultes ». Mais même dans mes textes les plus violents, il y a toujours un peu d’humour et de second degré. Une ironie sous jacente qui signale au lecteur que tout ça ce n’est pas bien sérieux, que c’est de la frime. Juste pour s’amuser. Un tour de magie pour égayer notre triste quotidien.
Je laisse aux journalistes le soin de nous interpeller, de nous alarmer, de nous édifier, de nous terrifier.
Moi, je n’écris que de la fiction récréative.
Les Américains ont un mot pour cela : « entertainment ».

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