mercredi 20 avril 2011

C’est dur de commencer un roman !

Pas de plan, pas d’idée de départ. Ces derniers mois, j’avais formalisé plusieurs scénarios de romans (dont un pour adolescents avec reportage photo à l’appui), mais au moment de les écrire… rien. Plus envie. C’est comme si j’avais utilisé toute l’essence du véhicule pour faire le tour du circuit et au moment de me lancer dans la course… plus de jus. A quoi bon raconter une histoire dont je connaissais déjà la fin ?
Aussi un matin, il y a quelques semaines, je m’installais devant mon ordinateur et après quelques secondes j’écrivais ces quelques mots « C’est dur de commencer un roman ! »
C’est tout. « C’est dur de commencer un roman ! », rien d’autre.
Mais c’était la clé. La clé qui débloqua un an de doute et de panne d’inspiration.
Comme une digue qui s’effrite puis s’effondre, les mots ne tardèrent pas à sourdre, à ruisseler, à couler, à déborder de plus en plus vite, de plus en plus violemment, puisant dans ma propre frustration et mon expérience personnelle.
Le premier jour j’écrivis quinze pages et le suivant quinze encore, sans m’arrêter. Joyeusement possédé par la joie d’écrire, de raconter, de se raconter, d’inventer.
Je ne pensais pas en faire un roman. Juste un exutoire de quelques pages. Je remontais à cheval après une vilaine chute. J’avais attendu longtemps, trop…, mais bon sang que c’était bon !
Les week-ends suivants, j’ai continué avec autant de plaisir. Sauf qu’arrivé à une cinquantaine de pages je me suis dit qu’il faudrait peut-être que je structure un peu. Que je raconte une vraie histoire avec une intrigue et tout !
C’est important une histoire il paraît pour un écrivain.
Heureusement, mon subconscient avait travaillé pour moi et alors que je croyais avancer en aveugle, je suivais un sinueux sentier.
Je vais donc le suivre pour savoir où il mène, parce qu’entre nous je n’en ai pas la moindre idée et c’est aussi bien !

4 commentaires:

  1. Excellent! J'ai commencé mon dernier projet un peu comme ça, au fil de l'eau. C'est vrai que c'est bon ;-)
    Après, pour ne pas me noyer j'ai dû structurer tout de même, mais comme toi, l'inspiration était revenue et finalement ce fut un plaisir de construire le plan, car tout était déjà quelque part dans les recoins de mon esprit.

    RépondreSupprimer
  2. Vu comme ça, ça a l'air super cool d'écrire! Et tellement facile...
    Comme dirait l'autre,"vaut mieux être sourd que d'entendre ça!"...
    WV (j'aime bien mon nouvel anonymat...:))

    RépondreSupprimer
  3. Chère WV écrire est facile... c'est corriger qui est difficile !

    RépondreSupprimer
  4. Flaubert voulait écrire "un livre sur rien", sans histoire, sans personnage, maintenu uniquement par la force du style.
    C'est ce plaisir que j'ai éprouvé au début : écrire pour écrire.
    Parfois je me demande si je ne devrais pas abandonner les littératures de genre pour la littérature blanche.

    RépondreSupprimer