Le problème avec l’écriture d’un
roman c’est que c’est long. Trop long. Chaque fois je me dis que je vais
essayer de faire court : 200 – 250 pages maxi. Mais me voilà emporté par
mes personnages et mon intrigue (c’est ça l’inconvénient de fonctionner à l’inspiration
et de ne rien programmer !)
Résultat au bout de 350000
signes, à peu près au milieu de l'intrigue, je viens de caler dans l’écriture de mon nouveau bouquin !
Impossible d’aller plus loin. Je ne suis plus dedans et l’histoire me sort par
les yeux.
Ca m’est arrivé plusieurs fois et
mes projets sont souvent restés dans un tiroir. Est-ce que cela va se
produire une nouvelle fois avec mon histoire de fantôme amoureux ? Je n’en
sais rien. Je préfère ne pas y penser. Période de doute et de remise en
question : est-ce que je suis vraiment fait pour ça ? La pétanque,
c’est bien aussi !
Alors, après quelques semaines
d’incertitude, je suis revenu aux histoires courtes. Les premières étaient sombres
et pessimistes à l’image de mon humeur. Des textes de terreurs glaçants. De la
bile crachée sur des feuilles vierges, plus que des récits construits. "Glauques" selon mes
premiers lecteurs. Mais, petit à petit, je retrouve l’envie d’écrire des
histoires. De raconter. D’embarquer le lecteur dans mon univers. La dernière en
date de mes histoires se nomme « Partie de chasse ». 60000 signes
dans sa première version, soit une trentaine de pages. Récit policier qui fait
la part belle au meurtre, à l’amour et à la trahison. Avec une chute tordue of course.
Ingrédients de base indispensables à un bon récit, mais qu’il faut encore savoir
doser.
Le problème est maintenant (comme toujours) de lui trouver
un débouché. C’est bien beau de d’écrire pour se faire plaisir mais j’aime être
publié. Or comme je l’ai déjà dit et répété : il n’existe pas de revue
policière en France. Mon seul espoir est donc Alibis au Québec.
Pas évident, car la vocation d’une
revue canadienne n’est pas, on le comprend, de publier des auteurs français
(une sorte de droit du sol littéraire). De plus, avec une trentaine de pages,
elle est un peu invasive ! Bah, on verra bien. Il faut d’abord que je la
peaufine pour la rendre encore plus belle et désirable (et perverse !). Si elle est refusée,
je la garderai pour un futur recueil de nouvelles policières. Ou peut-être la recyclerais-je. Pas con, ça ! Si je situe l'action sur une lointaine planète, vous croyez que je pourrais la fourguer à un magazine de SF ? Mieux : si je transformais mon héroïne en vampire, nul doute que je m'ouvrirais les pages de pas mal de maisons d'édition !
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