lundi 8 septembre 2014

Ecrire c’est comme le vélo

Je comprends mieux à présent les propos de certains éditeurs qui à l’origine se rêvaient écrivains, mais qui pour diverses raisons ont basculé du côté obscur. « Je n’ai plus le temps d’écrire ! », disent-ils les yeux larmoyants mais la canine avide. « Impossible de concilier les deux ! »
Il n’en est heureusement pas tout à fait de même pour les anthologistes / écrivains. Certains ont même su mener de concert et avec bonheur les deux activités (Isaac Asimov, Damon Knight, August Derleth, Dennis Etchison, Richard D Nolane, pour ne citer qu’eux). J’ai toutefois été surpris par le travail que demandait la sélection des textes, puis la réalisation d’un recueil réunissant une vingtaine d’auteurs.
Je n’ai guère pu écrire pour mon propre compte depuis le début de cette aventure en mars dernier et je pressens que je vais avoir bien du mal à me remettre au roman que j’avais commencé en… heu… - Ouh, je préfère ne pas y penser ! - avant la sortie de l’anthologie « Moisson d’épouvante » en novembre.
Entre deux échanges avec les auteurs retenus pour figurer au sommaire de l’antho ou avec Benoît Domis mon éditeur bien-aimé, j’ai donc voulu vérifier en ce sympathique mois de septembre plein de bonnes résolutions, si je n’avais pas trop perdu la main. Le résultat a été mitigé et laborieux, mais j’espère avoir fait sauter quelques verrous. Dans le lot, il y a peut-être même une bonne histoire. L’écriture c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Mais c’est d’abord une question de travail. D’entraînement. D’acharnement. Ecrivez, écrivez, il en restera toujours quelque chose ! Et peut-être même parviendrez-vous à être publié !

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