Je me croyais tranquille. Je pensais en avoir terminé avec
les corrections. C’était compter sans les caprices de l’édition. J’avais à
peine déposé mon Larousse et mon dictionnaire des synonymes, qu’une revue chère
à mon cœur (toute revue qui me publie est chère à mon cœur, mais celle-ci plus
qu’une autre) m’informait qu’elle avait retenu un de mes textes pour
publication et me demandait de bien vouloir lui apporter quelques améliorations
avant celle-ci.
Le texte s’appelle « La ritournelle ». Je le croyais
pourtant propre, définitif, finalisé…, bref prêt à la consommation, mais la
sagacité du vigilant correcteur a révélé diverses répétitions. Incroyable et
très énervant. Je me suis donc replongé dans mon dictionnaire des synonymes qui
n’avait pas eu le temps de refroidir. J’y ai passé plus de deux heures. C’est
long pour quelque 30000 signes.
J’en ai des frissons d’angoisses en pensant à
ce qui m’attend peut-être avec mon roman !