Je comprends mieux à présent les propos de certains éditeurs
qui à l’origine se rêvaient écrivains, mais qui pour diverses raisons ont
basculé du côté obscur. « Je n’ai plus le temps d’écrire ! »,
disent-ils les yeux larmoyants mais la canine avide. « Impossible de
concilier les deux ! »
Il n’en est heureusement pas tout à fait de même pour les
anthologistes / écrivains. Certains ont même su mener de concert et avec
bonheur les deux activités (Isaac Asimov, Damon Knight, August Derleth, Dennis
Etchison, Richard D Nolane, pour ne citer qu’eux). J’ai toutefois été surpris
par le travail que demandait la sélection des textes, puis la réalisation d’un
recueil réunissant une vingtaine d’auteurs.
Je n’ai guère pu écrire pour mon propre compte depuis le
début de cette aventure en mars dernier et je pressens que je vais avoir bien
du mal à me remettre au roman que j’avais commencé en… heu… - Ouh, je préfère
ne pas y penser ! - avant la sortie de l’anthologie «
Moisson d’épouvante » en novembre.
Entre deux échanges avec les auteurs retenus pour figurer au
sommaire de l’antho ou avec Benoît Domis mon éditeur bien-aimé, j’ai donc voulu
vérifier en ce sympathique mois de septembre plein de bonnes résolutions, si je
n’avais pas trop perdu la main. Le résultat a été mitigé et laborieux, mais
j’espère avoir fait sauter quelques verrous. Dans le lot, il y a peut-être même
une bonne histoire. L’écriture c’est comme le vélo, ça
ne s’oublie pas. Mais c’est d’abord une question de travail. D’entraînement.
D’acharnement. Ecrivez, écrivez, il en restera toujours quelque chose ! Et
peut-être même parviendrez-vous à être publié !