J'ai
écrit "Ils" en 2009, je crois, et dès que j'ai eu connaissance de
l'appel à texte des éditions La Madolière, je leur l'ai adressé. C'était en
décembre 2009.
Je
me souviens de la surprise de l'éditrice qui m'avait alors répondu :
"Eh bien, vous n'êtes pas en retard, vous !"
Le
temps a passé...
En
septembre 2010, j'ai reçu cette réponse de Pénélope (alias La Mad) :
« Bonjour,
Nous
avons enfin tous lu votre texte "Ils".
L'impression
que nous avons du texte est généralement bonne, toutefois, le texte n'est pour
le moment pas retenu.
Alors
ce n'est pas un "non" définitif, parce que vous êtes exactement dans
le sujet, la seule chose qui est revenu dans nos commentaires, c'est que si les parties où la jeune femme se
raconte sont particulièrement bien écrites, imagées, percutantes, ce n'est pas
le cas de la torture où, on la sent trop détachée par rapport à ce qu'elle
subit.
Nous
aimerions beaucoup pouvoir accepter votre texte si vous corrigiez ce petit
"souci".
A
proprement parlé, nous n'avons pas de corrections à vous suggérer, à part celle
de revoir les parties où la jeune femme se fait torturer pour les rendre plus
vivantes, plus ressenties... et par ce biais, forcement plus terrifiantes.
En
vous remerciant vraiment pour votre texte et votre participation, nous espérons
recevoir prochainement votre texte corrigé.
Ne
vous hâtez pas, vous avez encore tout le temps devant vous puisque
(contrairement à ce que des forums ont annoncé) l'appel à textes se termine le
31/12/2011 et non pas 2010. »
Ce
à quoi je répondis le 1er février 2011 (entre-temps j'avais égaré mon fichier
et j'ai donc dû demander à Pénélope de me renvoyer mon texte ! Trop la honte !)
« Bonjour
chère Pénélope au rire de goule,
J'ai
relu et fait relire le texte que je vous avais soumis et mon comité de lecture
privé (tous grassement payés) et moi-même sommes tombés d'accord : il est très
difficile d'introduire du gore dans une nouvelle qui est essentiellement
allusive et à pour but d'obliger le lecteur à s'imaginer les choses les plus répugnantes.
J'ai
très subtilement modifié la fin mais ne peux pas faire plus sur ce texte qui
peut être qualifié de récit d'horreur psychologique et non démonstrative.
En
espérant que vous aurez néanmoins besoin d'une bouffée de douceur dans votre
anthologie de brutes. Même les adaptes du Métal aiment parfois écouter une
petite complainte.
Tenez-moi
au courant »
Et
c'est ainsi que le 4 juillet 2012, j'étais effectivement tenu au courant à ma
grande satisfaction :
« Bonjour,
Nous vous présentons toutes nos excuses pour le retard dans la réponse à votre participation à notre appel à textes.
Nous
avons retenu votre texte "Ils" pour publication.
Nous
reviendrons vers vous avant la fin juin afin de vous proposer d'éventuelles
corrections à apporter au texte.
En
vous remerciant encore de votre patience.
La
Mad ! »
Conclusion :
comme quoi, un peu de patience et de douceur font plus que force et rage,
n'est-ce pas ?