Eh bien, cette nouvelle figurera au sommaire de l’anthologie Malpertuis III à paraître prochainement chez l'éditeur du même nom.
Les amateurs de récits troubles et dérangeants apprécieront sûrement
vendredi 7 octobre 2011
Publier des nouvelles encore et toujours, ici et ailleurs
Vous vous souvenez ? Il y a quelques mois j’avais envoyé deux nouvelles à la revue Solaris. « Scène de crime » après un curieux parcours avait été retenue et publiée et la seconde, jugé insuffisamment réaliste et crédible pour une nouvelle fantastique, avait été rejetée. C’était pourtant ma préférée. Elle s’appelait « Petite chose avide ».
jeudi 29 septembre 2011
Ecriture : trouver son rythme !
Ne venant pas à bout des corrections de mon manuscrit avec mes seuls week-ends, je me suis imposé dès le 1er septembre (Ah, les bonnes résolutions des retours de congés !) une discipline de fer : réveil à 4 h du matin et corrections de 5 h à 8 h.
Dur mais efficace.
Le réveil, certes, est difficile mais après une bonne douche, un petit déjeuner frugal (saucisses et gruau d'avoine) je suis prêt à passer au travail.
Et ça marche !
L'esprit est étonnamment clair dès potron-minet et tandis que tout le monde dort (sauf les animateurs radio) je peaufine mon texte.
Je ne suis plus las, mais enthousiaste. Et de bonne humeur lorsque j'entre dans ma seconde vie ! Incroyable !
Ai-je enfin trouvé la bonne solution, le bon rythme de travail ? L'avenir seul le dira...
Inconvénient de la méthode : elle impose de se coucher à l'heure où d'autres débutent leur soirée. Les poules sont mes amies !
Bah, si c'est pour regarder la TV je ne manque pas grand chose !
Bientôt, je vous donnerai un autre extrait à vous mettre sous la dent.
Cette fois, j'ai laissé le choix du passage à un de mes bêta-lecteurs.
Dur mais efficace.
Le réveil, certes, est difficile mais après une bonne douche, un petit déjeuner frugal (saucisses et gruau d'avoine) je suis prêt à passer au travail.
Et ça marche !
L'esprit est étonnamment clair dès potron-minet et tandis que tout le monde dort (sauf les animateurs radio) je peaufine mon texte.
Je ne suis plus las, mais enthousiaste. Et de bonne humeur lorsque j'entre dans ma seconde vie ! Incroyable !
Ai-je enfin trouvé la bonne solution, le bon rythme de travail ? L'avenir seul le dira...
Inconvénient de la méthode : elle impose de se coucher à l'heure où d'autres débutent leur soirée. Les poules sont mes amies !
Bah, si c'est pour regarder la TV je ne manque pas grand chose !
Bientôt, je vous donnerai un autre extrait à vous mettre sous la dent.
Cette fois, j'ai laissé le choix du passage à un de mes bêta-lecteurs.
jeudi 22 septembre 2011
"Les Fantômes du Panassa" continuent à vivre !
18 septembre 2011 : une agréable surprise, l'avis de Nathaniella sur Welcome on Bit Lit : le monde de Nathaniella
Merci Nathaniella !
Merci Nathaniella !
jeudi 15 septembre 2011
Five years later
Reçu par mel le 6 septembre dernier :
Monsieur,
Voici la copie de la lettre que nous vous avons adressée et qui nous
est revenue :
Nous avons eu bonne réception de votre roman intitulé "L'assassin
celte" et vous remercions de votre patience et de l'attention que vous
avez portée à notre maison d'édition.
Toutefois, même s'il y a d'évidentes qualités dans votre manuscrit,
nous sommes au regret de vous annoncer que nous ne pouvons vous
répondre favorablement.
Voici principalement ce qui a motivé notre refus :
"Classique", voici le terme qui pourrait parfaitement convenir à votre
manuscrit. Quand il sert à définir une bonne maîtrise des ressorts
classiques de la narration et du suspens –comme nous avons pu en juger
dans votre manuscrit–, c'est une bonne chose.
Toutefois, lorsqu'il s'immisce dans le style et le thème, cela devient
assez gênant. En effet, avec la maîtrise qui est la vôtre des ressorts
narratifs, on aurait espéré plus d'originalité, plus de révélation et
d'indépendance par rapport à vos sources d'inspiration (cinéma et
lecture).
Peut-être le temps qu'il nous aura fallu pour vous répondre vous
permettra-t-il de jeter un regard neuf sur votre manuscrit, à l'aune
de nos remarques, et de comprendre ce que nous entendons par
"classique".
En espérant que ces remarques pourront vous aider dans votre travail
d'écriture, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos sincères
salutations.
Voici la copie de la lettre que nous vous avons adressée et qui nous
est revenue :
Nous avons eu bonne réception de votre roman intitulé "L'assassin
celte" et vous remercions de votre patience et de l'attention que vous
avez portée à notre maison d'édition.
Toutefois, même s'il y a d'évidentes qualités dans votre manuscrit,
nous sommes au regret de vous annoncer que nous ne pouvons vous
répondre favorablement.
Voici principalement ce qui a motivé notre refus :
"Classique", voici le terme qui pourrait parfaitement convenir à votre
manuscrit. Quand il sert à définir une bonne maîtrise des ressorts
classiques de la narration et du suspens –comme nous avons pu en juger
dans votre manuscrit–, c'est une bonne chose.
Toutefois, lorsqu'il s'immisce dans le style et le thème, cela devient
assez gênant. En effet, avec la maîtrise qui est la vôtre des ressorts
narratifs, on aurait espéré plus d'originalité, plus de révélation et
d'indépendance par rapport à vos sources d'inspiration (cinéma et
lecture).
Peut-être le temps qu'il nous aura fallu pour vous répondre vous
permettra-t-il de jeter un regard neuf sur votre manuscrit, à l'aune
de nos remarques, et de comprendre ce que nous entendons par
"classique".
En espérant que ces remarques pourront vous aider dans votre travail
d'écriture, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos sincères
salutations.
Petite précision : il s’agit là de la réponse que vient de m’adresser une maison d’édition spécialisée dans la Fantasy à laquelle j’avais adressé mon premier projet de roman le 15 mai… 2006 !
Au moins ont-ils pris la peine de me répondre, ce n’est déjà pas si mal !
samedi 10 septembre 2011
La saveur amère de la rentrée et le goût fade de la chair triste.
C’est la rentrée. Rentrée des classes pour les uns, rentrée littéraire pour les autres et rentrée tout court pour l’immense majorité.
Pour moi, après ma parenthèse picturale, c’était aussi la reprise des corrections.
Je dois avouer que c’est en grimaçant que j’ai repris mon tapuscrit. Ce gros tas de feuilles au format A4 me lorgnait de façon obscène sur mon bureau. Genre « Tu montes chéri ? On n’en a pas fini tous les deux ! »
Le cœur au bord des lèvres, j’ai tendu la main et je me suis laissé entraîner par la créature. Ma créature.
Ou quand la passion tourne à l’obsession. L’amour à la haine. Le devoir à la corvée.
Je sais que le parcours sera long et difficile pour nous deux, aussi ai-je préféré tout reprendre depuis le début, comme un vieil amant qui s’évertue à reproduire les gestes de la première fois pour tenter de retrouver un peu de plaisir.
De cet effeuillage répété, de ces préliminaires renouvelés, j’ai isolé un extrait. Un bout d’étoffe. Un morceau de chair blême.
Il s’agit de la première fois où le personnage principal et narrateur s’adresse aux lecteurs.
A lire sur l’onglet « Nouveau roman : extraits » du blog.
D’autres suivront.
Pour moi, après ma parenthèse picturale, c’était aussi la reprise des corrections.
Je dois avouer que c’est en grimaçant que j’ai repris mon tapuscrit. Ce gros tas de feuilles au format A4 me lorgnait de façon obscène sur mon bureau. Genre « Tu montes chéri ? On n’en a pas fini tous les deux ! »
Le cœur au bord des lèvres, j’ai tendu la main et je me suis laissé entraîner par la créature. Ma créature.
Ou quand la passion tourne à l’obsession. L’amour à la haine. Le devoir à la corvée.
Je sais que le parcours sera long et difficile pour nous deux, aussi ai-je préféré tout reprendre depuis le début, comme un vieil amant qui s’évertue à reproduire les gestes de la première fois pour tenter de retrouver un peu de plaisir.
De cet effeuillage répété, de ces préliminaires renouvelés, j’ai isolé un extrait. Un bout d’étoffe. Un morceau de chair blême.
Il s’agit de la première fois où le personnage principal et narrateur s’adresse aux lecteurs.
A lire sur l’onglet « Nouveau roman : extraits » du blog.
D’autres suivront.
lundi 29 août 2011
Parenthèse estivale
A défaut de revolver, j’ai retrouvé au fond d’un tiroir de la vieille maison familiale, ma panoplie de dessinateur amateur de mes 15 ans. Papier Canson, crayons, gomme, porte-plume, encre de chine, pinceaux et tubes de gouache, rien n’avait bougé depuis cette lointaine époque où je tapissais les murs de ma chambre de reproductions des œuvres de Barry Smith, John Buscema ou de Jack Kirby.
Las des interminables corrections de mon roman, j’ai donc décidé de savourer les plaisirs régressifs de la madeleine de Proust.
C’est clair, je ne ferai pas carrière dans le dessin, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser ces devoirs de vacances.
jeudi 11 août 2011
Délit d'abandon
J'en entends ici et là quelques-uns (dont moi-même) me reprocher de ne plus alimenter mon blog. De l'abandonner, comme certains abandonnent leur chien lorsqu'ils partent en vacances en donnant comme excuse au gamin qui pleurniche à l'arrière de la voiture, "Ne t'en fais pas, on le récupérera au retour".
Je ne suis pas ce genre d'individus. Je n'abandonne pas les chiens : je les noie en prétextant qu'ils ont la rage !
Quant à mon blog... j'ai beau alléguer que personne ne lit de messages pendant les vacances, que je suis occupé à autre chose, que j'ai le spleen à cause de cet été exécrable, rien n'y fait.
"Il faut que tu écrives quelque chose !" me tance-t-on. "Que tu parles de ton activité littéraire !"
Activité ? Actualité ?
Au niveau actualité vous en savez autant que moi : la dernière production des studios CROUZET est sortie en juillet au Canada. Je n'ai pas encore eu la revue entre les mains, mais le net s'est fait l'écho du dernier numéro de Solaris :
- http://www.revue-imaginaire.com/2011/07/solaris-n179.html
- http://climaginaire.com/index.php/climaginaire/Revue-fanzine/Revue/Solaris-Numero-179
J'ai aussi signé un contrat pour la publication d'une nouvelle dans l'anthologie "Contes du monde" à paraître cette année chez l'excellente maison "Les éditions du Riez". (http://www.editionsduriez.fr/12.html) Ca fait toujours plaisir. J'aime signer ce genre de contrat. J'en signerai même tous les jours si je pouvais.
"Parle de ton roman !" me souffle-t-on.
"Mon roman ? Quel roman ?" je bafouille.
" Ben, celui que tu es en train d'écrire !"
"Ah celui-là ! Ca n'en vaut pas la peine"
(Vous aurez noté le ton volontairement détaché de l'auteur qui, pourtant, ne pense qu'à ça depuis plusieurs mois.)
"Ne nous dis pas que tu as laissé tomber tes corrections !"
J'hésite, bredouille.
"Non, mais ça n'avance pas vite."
"Et ?"
"Et... et je ne croyais pas que ça me prendrait autant de temps. Je progresse lentement. En fait, je ... je vous dois la vérité : c'est affreusement mauvais ! 'Faut tout que je reprenne !"
"Tu le dis à chaque fois !"
"Oui, mais là c'est vrai ! Personne ne voudra publier ça !"
Et de me mettre à pleurnicher comme l'enfant cité plus haut.
"Ouille !"
J'avais espéré un peu de réconfort et des paroles amicales, je ne récolte qu'une bonne taloche. J'ai donc tôt fait de sécher mes larmes de crocodile.
Alors oui je travaille toujours sur mon roman. C'est long. C'est dur. Souvent démoralisant. C'est bourré de fautes et d'incohérences. C'est mal écrit. (ce n'est heureusement pas l'avis de mes premiers lecteurs)
Je suis comme un réalisateur devant des kilomètres de pellicule : je coupe, je monte, j'envisage des scènes additionnelles, je m'énerve, je m'enthousiasme, je pleure, je doute, j'espère.
J'ai vraiment envie de faire autre chose. D'écrire des nouvelles, un roman fantastique, de me remettre au dessin, de m'acheter un revolver...
Mais je reste devant mon ouvrage. C'est lui ou moi. Je ne vais pas reculer devant des mots, devant de simples signes fussent-ils 530 000 ! Non, pas moi.
On verra bien qui l'emportera dans ce combat schizophrénique, de l'Homme ou du Verbe !
Je ne suis pas ce genre d'individus. Je n'abandonne pas les chiens : je les noie en prétextant qu'ils ont la rage !
Quant à mon blog... j'ai beau alléguer que personne ne lit de messages pendant les vacances, que je suis occupé à autre chose, que j'ai le spleen à cause de cet été exécrable, rien n'y fait.
"Il faut que tu écrives quelque chose !" me tance-t-on. "Que tu parles de ton activité littéraire !"
Activité ? Actualité ?
Au niveau actualité vous en savez autant que moi : la dernière production des studios CROUZET est sortie en juillet au Canada. Je n'ai pas encore eu la revue entre les mains, mais le net s'est fait l'écho du dernier numéro de Solaris :
- http://www.revue-imaginaire.com/2011/07/solaris-n179.html
- http://climaginaire.com/index.php/climaginaire/Revue-fanzine/Revue/Solaris-Numero-179
J'ai aussi signé un contrat pour la publication d'une nouvelle dans l'anthologie "Contes du monde" à paraître cette année chez l'excellente maison "Les éditions du Riez". (http://www.editionsduriez.fr/12.html) Ca fait toujours plaisir. J'aime signer ce genre de contrat. J'en signerai même tous les jours si je pouvais.
"Parle de ton roman !" me souffle-t-on.
"Mon roman ? Quel roman ?" je bafouille.
" Ben, celui que tu es en train d'écrire !"
"Ah celui-là ! Ca n'en vaut pas la peine"
(Vous aurez noté le ton volontairement détaché de l'auteur qui, pourtant, ne pense qu'à ça depuis plusieurs mois.)
"Ne nous dis pas que tu as laissé tomber tes corrections !"
J'hésite, bredouille.
"Non, mais ça n'avance pas vite."
"Et ?"
"Et... et je ne croyais pas que ça me prendrait autant de temps. Je progresse lentement. En fait, je ... je vous dois la vérité : c'est affreusement mauvais ! 'Faut tout que je reprenne !"
"Tu le dis à chaque fois !"
"Oui, mais là c'est vrai ! Personne ne voudra publier ça !"
Et de me mettre à pleurnicher comme l'enfant cité plus haut.
"Ouille !"
J'avais espéré un peu de réconfort et des paroles amicales, je ne récolte qu'une bonne taloche. J'ai donc tôt fait de sécher mes larmes de crocodile.
Alors oui je travaille toujours sur mon roman. C'est long. C'est dur. Souvent démoralisant. C'est bourré de fautes et d'incohérences. C'est mal écrit. (ce n'est heureusement pas l'avis de mes premiers lecteurs)
Je suis comme un réalisateur devant des kilomètres de pellicule : je coupe, je monte, j'envisage des scènes additionnelles, je m'énerve, je m'enthousiasme, je pleure, je doute, j'espère.
J'ai vraiment envie de faire autre chose. D'écrire des nouvelles, un roman fantastique, de me remettre au dessin, de m'acheter un revolver...
Mais je reste devant mon ouvrage. C'est lui ou moi. Je ne vais pas reculer devant des mots, devant de simples signes fussent-ils 530 000 ! Non, pas moi.
On verra bien qui l'emportera dans ce combat schizophrénique, de l'Homme ou du Verbe !
lundi 11 juillet 2011
Scène de crime
Ecrite au début de l'année 2011 "Scène de crime" commence comme un récit policier.
C'est presque devenu une constante chez moi ce mélange des genres. Sans doute faut-il y voir l'influence d'auteurs comme Bloch, Matheson ou Brown qui m'ont emmené de la SF au fantastique, puis du fantastique au polar.
"Scène de crime" démarre avec un crime, du sang - beaucoup de sang -, des flics et un mystère, avant de glisser vers le fantastique et l'épouvante.
Ce texte joue des poncifs des deux genres (policier usé, livre magique, horreur indescriptible...), ce que m'avait d'ailleurs reproché le directeur littéraire de Solaris, pour mieux s'en amuser.
Pas de subtilité ici, pas de message subliminal.
C'est de la série B, c'est clair. Du pur divertissement bien régressif.
Mais le fantastique, la SF, le polar, la fantasy, enfin toutes les littératures de (mauvais) genre ne sont-elles pas justement de la série B ?
Et c'est pour cette raison qu'on les aime.
C'est presque devenu une constante chez moi ce mélange des genres. Sans doute faut-il y voir l'influence d'auteurs comme Bloch, Matheson ou Brown qui m'ont emmené de la SF au fantastique, puis du fantastique au polar.
"Scène de crime" démarre avec un crime, du sang - beaucoup de sang -, des flics et un mystère, avant de glisser vers le fantastique et l'épouvante.
Ce texte joue des poncifs des deux genres (policier usé, livre magique, horreur indescriptible...), ce que m'avait d'ailleurs reproché le directeur littéraire de Solaris, pour mieux s'en amuser.
Pas de subtilité ici, pas de message subliminal.
C'est de la série B, c'est clair. Du pur divertissement bien régressif.
Mais le fantastique, la SF, le polar, la fantasy, enfin toutes les littératures de (mauvais) genre ne sont-elles pas justement de la série B ?
Et c'est pour cette raison qu'on les aime.
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