Fin d'un suspense de 10 mois. Pour votre serviteur
tout au moins...
J'ai reçu ce matin l'appel tant attendu. Tant redouté. Il était 9h19. (les
portables ont une mémoire diabolique!) Une voix grave, "Laurence Schwalm
des éditions Ex-Aequo à l'appareil", et quelques secondes plus tard le verdict.
Je n'ai même pas eu le temps de gamberger. Elle tue le suspense en deux mots :
"C'est bon !".
"C'est bon !" C'est drôle comme une seule lettre peut tout changer.
Un "n" à la place du "b" est la phrase est radicalement
différente. Dans le cas présent, sa signification est même diamétralement
opposée : "C'est non !"
Je suppose qu'un malentendant, un distrait ou un émotif pourrait se jeter du
haut d'une falaise en croyant essuyer un refus. Dieu merci, j'écoutais de la
bonne oreille !
"C'est bon !", a dit l’éditrice. Bon sang, oui
c'est bon. Même si comme souvent en pareil
cas, il s'agit davantage de délivrance que de joie, de soulagement que
d'allégresse.
L'édition ou le tiroir, avais-je dit.
Eh bien, ce sera l'édition !
mercredi 17 octobre 2012
lundi 15 octobre 2012
Deadline
Samedi 13 octobre. Je me décide enfin à répondre à l’appel à
textes des éditions Sombres Rets sur le thème « Le monde de la
nuit ». Enfin, j’essaye. Je reprends un brouillon rédigé quelques jours
plus tôt dans le métro et aligne péniblement les phrases. Sans succès. L’esprit
n’y est pas. Quatre heures plus tard, je n’ai pas avancé d’un pouce. De rage,
je m’enfuis à Paris. Le temps désastreux est à l’image de mon inspiration.
Dimanche 14 octobre. Je me lève à 7 heures. Il faut que je
termine cette histoire. Que je la commence plus exactement. La deadline a été
repoussée au 1er novembre, j’ai encore le temps. Cette date en
évoque soudain une autre pour moi. Celle de la remise d’un texte aux éditions
Malpertuis. Je m’y suis engagé. Je fouille dans ma messagerie électronique.
Quand était-elle fixée déjà ? C’était en octobre, je crois, mais quand
précisément ? Là ! Voilà le message ! « La date limite pour
le retour des textes est fixée au 15 octobre 2012 » Argh ! Mais
c’est demain !
Le thème « Magie et/ou sorcellerie » est
suffisamment ample pour que je puisse espérer trouver un texte dans mes
tiroirs. De toute manière, il est trop tard pour que j’en rédige un nouveau. Je
passe en revue mon dossier « projets de nouvelles ». Y’a un de ces
bordels, là-dedans ! Ebauches, fragments, premiers jets et produits
semi-finis. Je fouille, soulève la poussière des mois, des années parfois. SF,
Terreur, Policier… Mais où diable est passé le Fantastique ? Et là, je
tombe sur un texte écrit en avril dernier. Presque propre. « L’appartement
du père », il s’appelle. Une nouvelle d’ambiance, sur la mort du père, sur
l’héritage spirituel qu’il nous lègue. Sur le souvenir. La mélancolie.
L’absence. On est loin de « Magie et sorcellerie. » C’est presque de
la littérature blanche. Pas de sang, pas de crocs démesurés, pas de pentacle,
pas de sorcier maléfique. Et pourtant…
Le thème ? L’écriture est magique. Les phrases sont des
sortilèges et l’écrivain est un sorcier. Je la relis, la corrige, la soumet à
mon fils qui me donne son imprimatur. 18h45, l’histoire rebaptisée « Au
nom du père » s’envole sur les ailes électroniques (et membraneuses)
d’Internet vers les éditions Malpertuis. Ouf ! Il s’en est fallu d’un
cheveu !
Est-ce qu’elle plaira aux deux compères Christophe Thill et
Thomas Bauduret ? Pas sûr. Les bougres savent ce qu’ils veulent. Je suis
cependant certain d’une chose : c’est que mon histoire ne fera doublon
avec aucune autre. Trop personnelle. Et puis, une anthologie a besoin de
respirations, de textes d’ambiance entre deux récits chocs, alors pourquoi pas?
Un rock n’est jamais meilleur qu’après un bon slow, n’est-ce
pas ?
samedi 29 septembre 2012
Bis repetita non placent
Je me croyais tranquille. Je pensais en avoir terminé avec
les corrections. C’était compter sans les caprices de l’édition. J’avais à
peine déposé mon Larousse et mon dictionnaire des synonymes, qu’une revue chère
à mon cœur (toute revue qui me publie est chère à mon cœur, mais celle-ci plus
qu’une autre) m’informait qu’elle avait retenu un de mes textes pour
publication et me demandait de bien vouloir lui apporter quelques améliorations
avant celle-ci.
Le texte s’appelle « La ritournelle ». Je le croyais
pourtant propre, définitif, finalisé…, bref prêt à la consommation, mais la
sagacité du vigilant correcteur a révélé diverses répétitions. Incroyable et
très énervant. Je me suis donc replongé dans mon dictionnaire des synonymes qui
n’avait pas eu le temps de refroidir. J’y ai passé plus de deux heures. C’est
long pour quelque 30000 signes.
J’en ai des frissons d’angoisses en pensant à
ce qui m’attend peut-être avec mon roman !
mercredi 26 septembre 2012
L’édition ou le tiroir…
Voilà « Le samouraï déglingué » (qui entre-temps a
changé de nom) ne bougera plus. Enfin, plus de façon significative.
Conformément aux suggestions de l’éditeur, les éditions
Ex-Aequo qui m’avait demandé « d’alléger,
élaguer, recentrer le récit autour du cœur de [mon] histoire » j’ai, je
l’espère, dynamisé ma première partie trop bavarde. Elle a perdu une vingtaine
de pages. Pour faire bonne mesure, j’ai aussi revu les parties 2 et 3. Le livre
est ainsi passé de 518000 signes à 443000 signes, ce qui est d’ailleurs plus
cohérent avec l’idée de base du roman : une confession écrite en une seule
journée par un individu pourchassé par la police et la mafia chinoise.
Ces changements étaient nécessaires. Effet collatéral le
héros en devient curieusement plus sympathique. Ils ne garantissent toutefois
pas que mon projet sera retenu. Malgré mes efforts, il m’a été impossible
d’insuffler plus d’action à ma première partie sans tout réécrire.
Il faudra donc au lecteur (et à l’éditeur) un peu de
patience avant d’entrer dans le feu de l’action (il n’en manque pas par la
suite). Conscient dès le départ de cette mise en place un peu longue, j’avais
d’ailleurs baptisé cette première partie « La vie, l’amour, les
femmes : prélude à la guerre ». J’aurais tout aussi bien pu la nommer
« Monté progressif du plaisir ».
Il est temps à présent de passer à autre chose. J’ai
commencé « Le samouraï déglingué » en novembre 2010. Voilà donc
presque deux ans que je traîne le projet.
L’édition ou le tiroir…
Vous le saurez dans les semaines à venir.
dimanche 2 septembre 2012
La victime et son bourreau (Alibis 42) vu par Les chroniques de l'imaginaires
"Un jeune homme, entré par effraction, tabasse copieusement un vieil homme. Il veut lui faire cracher le morceau : où est caché son argent ? Le vieux résiste et ne dévoile rien. Petit à petit, les paroles remplacent les coups. On découvre alors la réalité : qui est qui, pourquoi ce vieil homme, quel est son passé, d'où vient cet argent supposé, qui est véritablement le jeune homme.
Les révélations s'enchainent savamment jusqu'au coup de théâtre final. Efficace, percutant."
Merci Marquise pour cette chronique dont vous retrouverez l'intégralité ici.
Les révélations s'enchainent savamment jusqu'au coup de théâtre final. Efficace, percutant."
Merci Marquise pour cette chronique dont vous retrouverez l'intégralité ici.
mardi 14 août 2012
L'escarcelle
Drôle d'été - mais y a-t-il eu seulement un été au nord de la Loire ? - passé à noircir des pages sans jamais rien achever.
Une douzaine de nouvelles brut de décoffrage ont ainsi vu le jour qu'il va me falloir à présent retravailler et peaufiner, pour en faire quelque chose de présentable.
Ainsi se remplit l'escarcelle de l'écrivain, de laquelle il retire de temps en temps une histoire que vous retrouvez ensuite au sommaire d'une anthologie ou d'une revue.
Une douzaine de nouvelles brut de décoffrage ont ainsi vu le jour qu'il va me falloir à présent retravailler et peaufiner, pour en faire quelque chose de présentable.
Ainsi se remplit l'escarcelle de l'écrivain, de laquelle il retire de temps en temps une histoire que vous retrouvez ensuite au sommaire d'une anthologie ou d'une revue.
lundi 30 juillet 2012
Commentaires du comité de lecture des Editions Alire
Des retours constructifs et encourageants :
"Le choix de narration à la première personne est efficace, on y croit à ce Vincent Arnaud ; le ton de son propos et le niveau de son langage cadrent avec l’image que l’on se fait du personnage…
"Le choix de narration à la première personne est efficace, on y croit à ce Vincent Arnaud ; le ton de son propos et le niveau de son langage cadrent avec l’image que l’on se fait du personnage…
La présence de plusieurs références littéraires démontre une érudition certaine ; l’auteur évite habilement d’y perdre son lecteur.
Certains chapitres, ici et là, sont des adresses directes au lecteur. Ce qui nous a agréablement surpris, c’est que, bien que le récit soit effectivement bavard (tel qu’annoncé par l’auteur dans sa présentation), on est captivés bien malgré nous. Le récit est très efficace. Voilà un bon moyen d’utiliser l’intermède, d’alterner les scènes d’actions et des pauses plus réflexives… durant lesquels le lecteur reprend son souffle et continue d’en apprendre sur le personnage principal.
Après une première partie enlevante, durant laquelle on tourne les pages à un rythme effréné, on ralentit considérablement en deuxième partie. L’action reprend en dernière partie, mais celle-ci semble avoir été écrite plus rapidement et les personnages y perdent un peu de leur crédibilité.
L’un des problèmes majeurs est d’ordre culturel. Nous pouvons facilement vivre avec une intrigue se déroulant en France, mais l’argot, les expressions françaises et les mots tronqués (comme d’hab’) prennent beaucoup trop de place et alourdissent la lecture pour le Québécois moyen. Un de nos lecteurs a dû rechercher sur le net plusieurs mots (absents des dictionnaires) ou demander l’avis d’un ami français pour tout saisir (vous êtes vous déjà fait demander votre 06 ?). Or, il n’est pas question de « traduire » un roman en québécois. Il faudrait donc travailler ce roman français pour le public français, ce qui n’est pas dans notre capacité. Et donc, en tant qu’éditeur québécois de genre, réputé pour développer des auteurs québécois, le manuscrit devient beaucoup moins intéressant.
Il y a la finale, aussi, qui agacera certainement plusieurs lecteurs avec son énigme non-résolue. Cela crée un effet d’inachevé.
Conclusion du comité : comme nos lecteurs ont, de façon globale, bien aimé, ce serait publiable après une certaine réécriture. Toutefois, au vu de notre programme de publication déjà trop rempli et des considérations de marché, il ne nous est pas possible de nous engager dans un tel projet.
Le comité de lecture"
Réponse des Editions Alire
La réponse de nos amis canadiens des Editions Alire.
Personnalisée, étayée de commentaires (cf. + haut). C'est ce qu'on appelle la classe. Ou plus exactement le savoir-vivre !
Certains de ce côté de l'Atlantique devraient en prendre de la graine !
Cher Monsieur Crouzet,
Nous avons lu avec intérêt votre manuscrit intitulé Le Samouraï déglingué que, malheureusement, nous ne pourrons publier.
Comme vous le savez, les Éditions Alire publient un nombre restreint de titres chaque année. Ce refus ne signifie donc pas que votre roman n’est pas publiable, mais bien que notre capacité éditoriale limitée ne nous permet pas de l’inclure à notre catalogue. Nous espérons qu’il trouvera, chez un autre éditeur, la place qu’il mérite.Nous prenons la liberté de vous faire parvenir quelques commentaires de nos lecteurs, en espérant que ces remarques vous seront utiles.
Veuillez, cher Monsieur Crouzet, agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.
jeudi 12 juillet 2012
21h21 un jeudi soir.
Je suis plongé jusqu'au cou dans les corrections de mon roman "Le samouraï déglingué".
"Encore !" me direz-vous.
Ben oui ! Un éditeur m'a demandé de revoir ma première partie, alors je le fais consciencieusement. Je suis un élève sérieux et appliqué à défaut d'être surdoué. Pas envie de jeter un an de travail (et même plus !) à la poubelle.
Le problème c'est que dans la foulée, je revois aussi mes deuxième et troisième parties pour une nécessaire mise en cohérence. Et là je me dis que je n'aurais pas dû envoyer mon manuscrit aux éditeurs. C'était trop tôt ! Il y a encore tellement de choses à reprendre, à améliorer ! J'avais pourtant cru être arrivé à une version propre et définitive en janvier dernier. Je m'aperçois que non.
La leçon est claire : la prochaine fois, je laisserai reposer quelques mois ma version définitive avant de la relire et ainsi m'assurer qu'elle l'est bien.
En attendant, faut-il que je prévienne les éditeurs qui ne m'ont pas encore répondu de ne pas se précipiter ? Que la prochaine version sera meilleure ?
Le sera-t-elle d'ailleurs ?
Pas sûr ! A trop élaguer, je vais me retrouver en possession d'un script. Que dis-je, d'un pitch !
Il ne me restera plus qu'à le proposer aux chaînes de TV et aux producteurs de cinéma !
"Encore !" me direz-vous.
Ben oui ! Un éditeur m'a demandé de revoir ma première partie, alors je le fais consciencieusement. Je suis un élève sérieux et appliqué à défaut d'être surdoué. Pas envie de jeter un an de travail (et même plus !) à la poubelle.
Le problème c'est que dans la foulée, je revois aussi mes deuxième et troisième parties pour une nécessaire mise en cohérence. Et là je me dis que je n'aurais pas dû envoyer mon manuscrit aux éditeurs. C'était trop tôt ! Il y a encore tellement de choses à reprendre, à améliorer ! J'avais pourtant cru être arrivé à une version propre et définitive en janvier dernier. Je m'aperçois que non.
La leçon est claire : la prochaine fois, je laisserai reposer quelques mois ma version définitive avant de la relire et ainsi m'assurer qu'elle l'est bien.
En attendant, faut-il que je prévienne les éditeurs qui ne m'ont pas encore répondu de ne pas se précipiter ? Que la prochaine version sera meilleure ?
Le sera-t-elle d'ailleurs ?
Pas sûr ! A trop élaguer, je vais me retrouver en possession d'un script. Que dis-je, d'un pitch !
Il ne me restera plus qu'à le proposer aux chaînes de TV et aux producteurs de cinéma !
vendredi 6 juillet 2012
Refus des éditions Critic
Critic est une petite maison d'édition qui a démarré très fort avec "Le projet Bleiberg" de David S Khara, best seller surprise paru en 2010. Elle a, depuis, signé entre autres Laurent Genefort ou Laurent Whale.
Malheureusement, mon nom ne viendra pas enrichir la liste des auteurs maison puisque mon "Samouraï..." a été refusé.
Une prochaine fois peut-être...
Malheureusement, mon nom ne viendra pas enrichir la liste des auteurs maison puisque mon "Samouraï..." a été refusé.
Une prochaine fois peut-être...
Inscription à :
Articles (Atom)