samedi 24 novembre 2012

Réponse des éditions Pascal Galodé


Je faisais dans un précédent post un récapitulatif des réponses que j’avais reçues concernant mon manuscrit. En voici une de plus, tombée ce matin : celle des éditions Pascal Galodé.
Lettre type ou non ? Je l’ignore. Au moins, les formes ont été mises et ça fait plaisir, même si la réponse est… négative !

« Je suis au regret de vous informer que je ne retiendrai pas votre texte pour publication. En effet, je ne pense pas être en mesure de le défendre efficacement dans un marché bien trop tendu depuis deux ans. Je vous invite néanmoins et très sincèrement à ne pas renoncer, votre travail n’étant pas sans qualité, loin s’en faut. Vous me voyez sincèrement désolé de ne pouvoir faire plus.
J’espère que ma réponse honnête et sincère ne vous blessera pas mais vous donnera l’envie de poursuivre dans cette voie. »

Un éditeur humain ! Ca existe ?

mardi 20 novembre 2012

Couverture de l'anthologie Morts Dents Lames aux éditions La Madolière avec ma nouvelle "Ils"


ILS

J'ai écrit "Ils" en 2009, je crois, et dès que j'ai eu connaissance de l'appel à texte des éditions La Madolière, je leur l'ai adressé. C'était en décembre 2009.
Je me souviens de la surprise de l'éditrice qui m'avait alors répondu : "Eh bien, vous n'êtes pas en retard, vous !"

Le temps a passé...

En septembre 2010, j'ai reçu cette réponse de Pénélope (alias La Mad) :

« Bonjour,

Nous avons enfin tous lu votre texte "Ils".
L'impression que nous avons du texte est généralement bonne, toutefois, le texte n'est pour le moment pas retenu.
Alors ce n'est pas un "non" définitif, parce que vous êtes exactement dans le sujet, la seule chose qui est revenu dans nos  commentaires, c'est que si les parties où la jeune femme se raconte sont particulièrement bien écrites, imagées, percutantes, ce n'est pas le cas de la torture où, on la sent trop détachée par rapport à ce qu'elle subit.
Nous aimerions beaucoup pouvoir accepter votre texte si vous corrigiez ce petit "souci".
A proprement parlé, nous n'avons pas de corrections à vous suggérer, à part celle de revoir les parties où la jeune femme se fait torturer pour les rendre plus vivantes, plus ressenties... et par ce biais, forcement plus terrifiantes.
En vous remerciant vraiment pour votre texte et votre participation, nous espérons recevoir prochainement votre texte corrigé.
Ne vous hâtez pas, vous avez encore tout le temps devant vous puisque (contrairement à ce que des forums ont annoncé) l'appel à textes se termine le 31/12/2011 et non pas 2010. »

Ce à quoi je répondis le 1er février 2011 (entre-temps j'avais égaré mon fichier et j'ai donc dû demander à Pénélope de me renvoyer mon texte ! Trop la honte !)

« Bonjour chère Pénélope au rire de goule,

J'ai relu et fait relire le texte que je vous avais soumis et mon comité de lecture privé (tous grassement payés) et moi-même sommes tombés d'accord : il est très difficile d'introduire du gore dans une nouvelle qui est essentiellement allusive et à pour but d'obliger le lecteur à s'imaginer les choses les plus répugnantes.
J'ai très subtilement modifié la fin mais ne peux pas faire plus sur ce texte qui peut être qualifié de récit d'horreur psychologique et non démonstrative.
En espérant que vous aurez néanmoins besoin d'une bouffée de douceur dans votre anthologie de brutes. Même les adaptes du Métal aiment parfois écouter une petite complainte.
Tenez-moi au courant »

Et c'est ainsi que le 4 juillet 2012, j'étais effectivement tenu au courant à ma grande satisfaction :

« Bonjour,

Nous vous présentons toutes nos excuses pour le retard dans la réponse à votre participation à notre appel à textes.
Nous avons retenu votre texte "Ils" pour publication.
Nous reviendrons vers vous avant la fin juin afin de vous proposer d'éventuelles corrections à apporter au texte.
En vous remerciant encore de votre patience.
La Mad ! »

Conclusion : comme quoi, un peu de patience et de douceur font plus que force et rage, n'est-ce pas ?

lundi 19 novembre 2012

Bilan de campagne


Pour être tout à fait complet, il me faut encore vous donner quelques chiffres :

- maisons d'éditions contactées : 23

- refus : 10

- en attente de réponses : 9

- refus de l’auteur : 1

- éditeur tardant à se décider : 1

- manuscrit non réclamé (le facteur n'a pu le distribuer) : 1

- coup total de l’opération : 206,95 euros (photocopies + affranchissement)
 

jeudi 15 novembre 2012

L'aventure continue !

Voilà le contrat est enfin signé de part et d'autre.
"Triades-sur-Seine", puisque c'est le titre choisi par l'éditeur sortira aux Editions ex-Aequo dans la collection "Rouge". J'ignore encore quand.
Est-il temps pour moi de fermer "Reboot" ? L'objectif de ce blog était en effet, si vous vous en souvenez, de raconter par le menu ma quête d'un nouvel éditeur après l'expérience des Nouveaux Auteurs. C'est ce que j'ai fait, je crois.
Alors, exit "Reboot" et bienvenu à un nouveau blog spécialement dédié à "Triades-sur-Seine"?
Que nenni ! Qu'adviendrait-il alors de mes nouvelles à paraître ici et là ? Il leur faut un espace. Un père aime tous ses enfants, même les plus petits.

Je vais donc continuer à alimenter "Reboot". D'ailleurs le chemin que doit parcourir mon nouveau roman est encore long. Ce n'est pour l'instant qu'un fichier électronique, pas un livre. Il reste à l'habiller de chair (papier) et de peau (couverture), à le diffuser, à le promouvoir, à le vendre... De cela aussi il faudra que je vous entretienne.
Je garde encore en mémoire les déboires de "Mortelles Attractions"...
Bref, l'aventure continue !

lundi 12 novembre 2012

A moi le monde de la nuit !


Je réponds rarement à des appels à textes. Cela m'ennuie. J'ai l'impression de retourner à l'école. De faire un devoir : "Vous avez quatre heures...."
En général, je fouille dans mes tiroirs et j'essaye de trouver un texte qui cadre à peu près avec le thème. Parfois ça marche, parfois non.
Cette fois, j'avais cependant décidé de faire une exception pour celui des éditions Sombres Rets. D'abord parce que je trouve que je ne suis pas suffisamment présent dans les anthologies qu'ils ont le bon goût de publier, ensuite parce que Cyril Carau est un pote qui me suit depuis mes débuts.
N'allez pas croire pour autant que j'ai table ouverte aux éditions Sombres Rets. Cyril et Elodie m'avaient gentiment éconduit lors de l'AT "Pouvoir et puissance" (au demeurant excellente et dont je vous conseille vivement l'achat)
Cette fois, j'avais une idée en tête. Ainsi qu'un mode de narration. Il ne me restait plus qu'à les faire coller avec le thème de l'anthologie "Le monde de la nuit"...
Le 1er jet a été écrit un jeudi matin entre 8h05 et 8h45 dans le RER C sur un carnet Moleskine. La mise au propre (si on peut dire, compte tenu de la piètre qualité du brouillon !) le samedi matin suivant.Le dimanche j'étais démoralisé mais bien décidé à retrousser mes manches.
Le lundi c'était déjà mieux.
Jeudi l'histoire était terminée et pouvait être envoyée. Pile le dernier jour de l'AT.
Plus de 120 nouvelles ont été adressées aux éditions Sombres Rets pour cet appel à textes. C'est énorme !
Seules 23 nouvelles ont été retenues.
La mienne en fait partie.
J'en suis ravi.

 




samedi 3 novembre 2012

Et pendant ce temps...


Non, je ne me repose pas, j’écris : une nouvelle pour Malpertuis, une nouvelle pour Black Mamba, une nouvelle pour Sombres Rets et une pour… je ne sais pas encore.

mercredi 17 octobre 2012

Verdict !

Fin d'un suspense de 10 mois. Pour votre serviteur tout au moins...
J'ai reçu ce matin l'appel tant attendu. Tant redouté. Il était 9h19. (les portables ont une mémoire diabolique!) Une voix grave, "Laurence Schwalm des éditions Ex-Aequo à l'appareil", et quelques secondes plus tard le verdict. Je n'ai même pas eu le temps de gamberger. Elle tue le suspense en deux mots : "C'est bon !".
"C'est bon !" C'est drôle comme une seule lettre peut tout changer. Un "n" à la place du "b" est la phrase est radicalement différente. Dans le cas présent, sa signification est même diamétralement opposée : "C'est non !"
Je suppose qu'un malentendant, un distrait ou un émotif pourrait se jeter du haut d'une falaise en croyant essuyer un refus. Dieu merci, j'écoutais de la bonne oreille !

"C'est bon !", a dit l’éditrice. Bon sang, oui c'est bon. Même si comme souvent en pareil cas, il s'agit davantage de délivrance que de joie, de soulagement que d'allégresse.
L'édition ou le tiroir, avais-je dit.
Eh bien, ce sera l'édition !

lundi 15 octobre 2012

Deadline


Samedi 13 octobre. Je me décide enfin à répondre à l’appel à textes des éditions Sombres Rets sur le thème « Le monde de la nuit ». Enfin, j’essaye. Je reprends un brouillon rédigé quelques jours plus tôt dans le métro et aligne péniblement les phrases. Sans succès. L’esprit n’y est pas. Quatre heures plus tard, je n’ai pas avancé d’un pouce. De rage, je m’enfuis à Paris. Le temps désastreux est à l’image de mon inspiration.

Dimanche 14 octobre. Je me lève à 7 heures. Il faut que je termine cette histoire. Que je la commence plus exactement. La deadline a été repoussée au 1er novembre, j’ai encore le temps. Cette date en évoque soudain une autre pour moi. Celle de la remise d’un texte aux éditions Malpertuis. Je m’y suis engagé. Je fouille dans ma messagerie électronique. Quand était-elle fixée déjà ? C’était en octobre, je crois, mais quand précisément ? Là ! Voilà le message ! « La date limite pour le retour des textes est fixée au 15 octobre 2012 » Argh ! Mais c’est demain !
Le thème « Magie et/ou sorcellerie » est suffisamment ample pour que je puisse espérer trouver un texte dans mes tiroirs. De toute manière, il est trop tard pour que j’en rédige un nouveau. Je passe en revue mon dossier « projets de nouvelles ». Y’a un de ces bordels, là-dedans ! Ebauches, fragments, premiers jets et produits semi-finis. Je fouille, soulève la poussière des mois, des années parfois. SF, Terreur, Policier… Mais où diable est passé le Fantastique ? Et là, je tombe sur un texte écrit en avril dernier. Presque propre. « L’appartement du père », il s’appelle. Une nouvelle d’ambiance, sur la mort du père, sur l’héritage spirituel qu’il nous lègue. Sur le souvenir. La mélancolie. L’absence. On est loin de « Magie et sorcellerie. » C’est presque de la littérature blanche. Pas de sang, pas de crocs démesurés, pas de pentacle, pas de sorcier maléfique. Et pourtant…

Le thème ? L’écriture est magique. Les phrases sont des sortilèges et l’écrivain est un sorcier. Je la relis, la corrige, la soumet à mon fils qui me donne son imprimatur. 18h45, l’histoire rebaptisée « Au nom du père » s’envole sur les ailes électroniques (et membraneuses) d’Internet vers les éditions Malpertuis. Ouf ! Il s’en est fallu d’un cheveu !

Est-ce qu’elle plaira aux deux compères Christophe Thill et Thomas Bauduret ? Pas sûr. Les bougres savent ce qu’ils veulent. Je suis cependant certain d’une chose : c’est que mon histoire ne fera doublon avec aucune autre. Trop personnelle. Et puis, une anthologie a besoin de respirations, de textes d’ambiance entre deux récits chocs, alors pourquoi pas?

Un rock n’est jamais meilleur qu’après un bon slow, n’est-ce pas ?