(Leçon N° 1 : écrivains débutants ne vous laissez pas rebuter par un refus, soyez persévérants)
De même, une histoire que vous estimiez un peu faible,
dans laquelle vous ne croyiez guère, fait tout à coup l’objet d’une belle
unanimité – qualités stylistiques, originalité, etc – et, à votre grande surprise, elle sera retenue et publiée plusieurs
fois.
(Leçon N° 2 : Vous êtes écrivains, pas éditeurs. Aux autres – éditeurs
puis lecteurs – de jugez vos écrits)
Autre cas de figure, le plus
frustrant pour l’auteur : la nouvelle que vous venez de terminer, que vous
adorez – c’est même l’une de vos préférées ! –, ne plaît à personne et ne
trouve pas preneur.
Pas de panique ! Quelqu’un, quelque part, finira par
l’aimer et la sélectionner.
(Leçon N° 3 : restez confiants un bon texte n'est jamais perdu)
Bon...., si votre histoire est vraiment, vraiment, mauvaise... Eh bien, sachez que tout n’est pas perdu. Il reste une solution : rejoindre le petit
monde des fans des littératures de l'imaginaire. Vous pourrez ainsi : 1) créer votre propre fanzine ou
webzine et la publier ou, plus subtilement, 2) la proposer à un confrère qui
l’éditera en échange de la publication de son texte dans votre propre revue. C’est
là une chose courante. C’est bien normal de se rendre service entre génies
méconnus, non ?
(Leçon N° 4 : soyez malins et pragmatiques)
Le microcosme des fans de SFFF se
nourrit en effet de lui-même. Il est anthropophage et consanguin. Il suffit pour
s'en assurer de regarder certaines biographies et constater à quel point le
copinage est omniprésent. Ce comportement est plus particulièrement observable sur les salons
spécialisés où les auteurs et les exposants sont plus nombreux que le public et constituent
aussi l’essentiel des acheteurs : « Je t’achète ton livre, mais à
charge de revanche, hein ? Tu achèteras le mien quand il
sortira ! »
(Leçon N° 5 : choisissez bien vos amis et constituez-vous un réseau)
Vous voyez ce n'est pas très difficile de devenir écrivain !
En fait, pour les trois premières leçons, elles s'appliquent grosso modo à tout créateur. Je pense notamment aux réalisateurs de films, aux peintres (comme dit dans La vie d'Adèle: "ceux qui en vivent, ils sont morts depuis longtemps").
RépondreSupprimerEvidemment, la 4e leçon est plus dure à appliquer pour eux, mais ce n'est pas pour rien que certains réalisateurs ont monté leur propre maison de production (Les Artistes associés, first, avec Chaplin -entre autres-, ou les Films du Carrosse avec Truffaut). Mais, il faut avoir eu un premier succès...
Oui, il y a ceux qui montent une structure pour disposer de plus de liberté, ne plus se faire dépouiller par des intermédiaires requins... Souvent ceux-là ont du talent.
SupprimerEt puis il y a les autres...