La saison 2 de « Moisson d’épouvante » vient de
sortir chez Dreampress.com. J’aime bien cette idée de saison. Comme dans les séries télévisées. Si
ça marche on continue. Jusqu’à épuisement du concept ou de l’intérêt des
spectateurs.
« Moisson d’épouvante » a franchi une première
étape. C’est déjà pas mal. Surtout dans un microcosme – un nanocosme pour citer
l’un des auteurs de « Moisson d’épouvante » - où le nombre de
lecteurs est à peine plus élevé que le nombre d’anthologies qui sortent annuellement.
Ce qui m’amène à me poser une question : le fantastique
est-il mort ? Si on s’en réfère aux étals des libraires, il faut le
redouter. Fini le temps des collections « Terreur » chez Presse-Pocket
ou « Présence du fantastique » chez Denoël. The good old time ! Aujourd’hui la
mode est aux morts-vivants, aux vampires et aux loups-garous qui, de personnages
du fantastique sont devenus des genres en soi, et peut-être même TOUT le
fantastique. Tout le fantastique ? Non, il reste encore quelques
irréductibles, auteurs et lecteurs. Quelques îlots de résistance. Des fous,
vieilles barbes qui se souviennent que le fantastique est multiple, qu’il
recouvre le grotesque, l’insolite, la terreur, l’épouvante, le surnaturel, l’horreur
et ne se cantonne pas à quelques figures aussi mythiques soient-elles.
Bah ! A quoi bon ? Les récits délicieusement
surannés d’un Merritt, subtilement décalé d’un Owen, savoureusement pervers d’un
Dennis Etchison n’ont plus cours. La grosse artillerie et les effets tonitruant
emportent tout ! Alors laissez moi me plonger encore, dans un bon vieux Dunsany.
Ou dans le dernier « Moisson d’épouvante »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire