Préambule nécessaire et rappel au lecteur non averti :
Solaris est un monument car c’est la plus ancienne et, probablement, la
meilleure revue de SFFF francophone ; tout comme sa consœur Alibis est la
SEULE revue policière francophone.
Les rares revues de SFFF françaises (j’exclue ici les
fanzines et autres webzines) publient peu de nouvelles et il est très difficile
de s’y faire admettre. Leur sommaire est constitué de dossiers thématiques,
d’articles, de critiques. Les quelques textes qu’elles publient sont réservés
aux auteurs renommés, (anglo-saxons le plus souvent) et, quand il reste un peu
de place, aux auteurs maison afin de promouvoir leurs ouvrages. Difficile d’y
entrer donc si on n’a pas de projet éditorial chez eux.
Tout ça pour dire que figurer au sommaire de Solaris qui ne
publie qu’un auteur français par numéro (soit quatre par an !) est pour
moi une fierté. J’ai essuyé beaucoup de refus de Solaris au cours de ces
dernières années. Sous l’égide du regretté Joël Champetier, ils étaient
toujours argumentés. Ça piquait un peu (« Depuis quand avez-vous arrêté de
lire de la SF ? »), mais c’était juste. Entre les lignes on pouvait
aussi comprendre certaines raisons de son choix. Rigueur, impartialité,
respect. Tels devraient être les maîtres mots de toute revue digne de ce nom.
Après ce propos introductif un peu longuet, il est temps de
vous parler de « Big game » Envoyée à Solaris, Lanfeust Mag (tiens
une autre revue sérieuse, mais qui publie surtout de la bédé !) et à
Galaxies SF en mars 2014. Elle a essuyé un refus de Lanfeust Mag en septembre
et attend toujours un accusé de réception malgré plusieurs relances de Galaxies
SF. Solaris l’a prise et c’est tant mieux ! C’est ma deuxième nouvelle
publiée chez eux – ce qui fait une bien faible moyenne compte tenu du nombre de
mes envois ! – mais ce n’est pas si mal !
Je dois avouer qu’au moment d’écrire ces lignes, je me suis
demandé de quoi parlait exactement ma nouvelle. Je l’avais envoyé à Lanfeust
Mag, donc je supposais qu’elle était drôle. Je l’avais envoyé à Galaxies, donc
il devait y avoir un peu de SF dedans. Je gardais un vague souvenir de pari, de
trou de ver, de maîtres de l’Univers et d’une sorte de délire galactique. Mais
à part ça… Un effet étonnant de cette chère inspiration qui se penche parfois
sur mon épaule et guide mes doigts sur le clavier.
Lorsque j’ai reçu le texte pour corrections, j’ai été
agréablement surpris. C’est bourré de clins d’œil, c’est amusant et assez
foutraque. Mais de quoi ça parle exactement ? Je n’en sais toujours
rien !
Je vous invite donc à lire le numéro 197 de Solaris et à me
raconter !
Je ne peux pas te dire de quoi parle ta nouvelle, mais c'est sacrément bon ! Je l'ai adorée tout de suite :-)
RépondreSupprimerMerci Pascale ! Mais alors qui pourra me dire de quoi ça parle ?!
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