Cet article pourrait être la suite de celui paru le 18
septembre 2009 dans mon précédent blog « Ecrits et Chuchotis » et que
j’avais intitulé « Promouvoir son livre, un chemin de croix ? »
Avec le regard neuf de celui qui s’aventure pour la première fois dans la jungle
de l’édition, j’essayais d’examiner les différentes possibilités qui s’offrent
à un jeune auteur pour mieux se faire connaître et devenir un pilier de
librairie. Cinq ans plus tard
(déjà cinq ans !) le constat est malheureusement toujours aussi amer !
Voici donc, testés pour vous par votre serviteur, quelques
outils de promotion qui ne servent strictement à rien. Cela vous évitera ainsi
d’inutiles efforts !
Episode 1 : La presse écrite : Le miroir aux alouettes.
Sauf à obtenir un article dithyrambique dans un grand
quotidien, genre le Monde, le Figaro ou Libé (le Canard aussi est influent),
les effets sur les ventes sont parfaitement inexistants. Bien sûr, si vous avez
un pote aux Inrocks ça peut être utile, mais dans ce cas vous n’écrivez pas de SFFF ni du polar. Quant aux autres magazines, genre Le Magazine Littéraire
ou Lire, n’y pensez même pas. Attendez d’être mort comme Tolkien et d’avoir
votre œuvre adaptée au cinéma pour y faire votre apparition.
Inutile de leur envoyer votre bouquin, les journalistes
choisissent rarement les livres qu’ils ont à chroniquer. « Tiens, tu me
liras le nouveau Machin, pour le prochain numéro » leur lance le rédacteur
en chef. Généralement ce sont les derniers bouquins d’auteurs reconnus, publiés
par des maisons d’édition ayant elles-mêmes pignon sur rue.
Il ne reste donc aux « petits » écrivains que les
publications dans les journaux locaux qui appliqueront à votre ouvrage le traitement réservé aux articles de la rubrique « chiens
écrasés ». Vous aurez ainsi le plaisir de découvrir votre
« papier » entre le tournoi de pétanques de l’amicale des joyeux
boulistes de Terre-Blanche et la sortie champêtre des personnes âgés du foyer
« Notre Dame de Lourdes », au col du Pas-du-Coq. Pas un exemplaire de
votre chef-d’œuvre ne sera vendu grâce à cet article – que vous aurez
d’ailleurs le plus souvent rédigé de A à Z – mais qui fera toutefois le bonheur
de votre famille proche, de votre blog et de votre page FB. (et de votre ego,
ne nous voilons pas la face !)
« Mais et les revues spécialisées ? » me direz vous.
« Innocents ! » vous rétorquerai-je. Ces revues sont si peu
nombreuses en France qu’elles se comptent sur les doigts d'une main d’un employé de scierie imprudent. Elles commentent exclusivement les grosses
sorties et, lorsque ce n’est pas le cas, celles des copains et des auteurs
maison (elles sont en général affiliées à une maison d'édition) pour doper leurs ventes. Quand elles daignent vous accorder un
entrefilet, c’est souvent pour vous descendre (justement parce que vous
n’êtes pas un copain !) et ainsi donner aux lecteurs une fausse impression
d’impartialité.
Dans l'épisode 2 de notre mini série, nous nous intéresserons aux sites Internet spécialisés (SFFF, bien sûr ! Pas pornographiques, malheureux !)
La presse écrite, ça existe encore ? Comment ils rédigent leurs articles puisqu'il n'y a plus de Journalistes...
RépondreSupprimer... mais beaucoup de pigistes !
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