lundi 6 octobre 2014

Promouvoir son livre (un défi impossible ?)

Cet article pourrait être la suite de celui paru le 18 septembre 2009 dans mon précédent blog « Ecrits et Chuchotis » et que j’avais intitulé « Promouvoir son livre, un chemin de croix ? » 
Avec le regard neuf de celui qui s’aventure pour la première fois dans la jungle de l’édition, j’essayais d’examiner les différentes possibilités qui s’offrent à un jeune auteur pour mieux se faire connaître et devenir un pilier de librairie. Cinq ans plus tard (déjà cinq ans !) le constat est malheureusement toujours aussi amer !
Voici donc, testés pour vous par votre serviteur, quelques outils de promotion qui ne servent strictement à rien. Cela vous évitera ainsi d’inutiles efforts !

Episode 1 : La presse écrite : Le miroir aux alouettes.
Sauf à obtenir un article dithyrambique dans un grand quotidien, genre le Monde, le Figaro ou Libé (le Canard aussi est influent), les effets sur les ventes sont parfaitement inexistants. Bien sûr, si vous avez un pote aux Inrocks ça peut être utile, mais dans ce cas vous n’écrivez pas de SFFF ni du polar. Quant aux autres magazines, genre Le Magazine Littéraire ou Lire, n’y pensez même pas. Attendez d’être mort comme Tolkien et d’avoir votre œuvre adaptée au cinéma pour y faire votre apparition.
Inutile de leur envoyer votre bouquin, les journalistes choisissent rarement les livres qu’ils ont à chroniquer. « Tiens, tu me liras le nouveau Machin, pour le prochain numéro » leur lance le rédacteur en chef. Généralement ce sont les derniers bouquins d’auteurs reconnus, publiés par des maisons d’édition ayant elles-mêmes pignon sur rue.
Il ne reste donc aux « petits » écrivains que les publications dans les journaux locaux qui appliqueront à votre ouvrage le traitement réservé aux articles de la rubrique « chiens écrasés ». Vous aurez ainsi le plaisir de découvrir votre « papier » entre le tournoi de pétanques de l’amicale des joyeux boulistes de Terre-Blanche et la sortie champêtre des personnes âgés du foyer « Notre Dame de Lourdes », au col du Pas-du-Coq. Pas un exemplaire de votre chef-d’œuvre ne sera vendu grâce à cet article – que vous aurez d’ailleurs le plus souvent rédigé de A à Z – mais qui fera toutefois le bonheur de votre famille proche, de votre blog et de votre page FB. (et de votre ego, ne nous voilons pas la face !)
« Mais et les revues spécialisées ? » me direz vous. « Innocents ! » vous rétorquerai-je. Ces revues sont si peu nombreuses en France qu’elles se comptent sur les doigts d'une main d’un employé de scierie imprudent. Elles commentent exclusivement les grosses sorties et, lorsque ce n’est pas le cas, celles des copains et des auteurs maison (elles sont en général affiliées à une maison d'édition) pour doper leurs ventes. Quand elles daignent vous accorder un entrefilet, c’est souvent pour vous descendre (justement parce que vous n’êtes pas un copain !) et ainsi donner aux lecteurs une fausse impression d’impartialité. 

Dans l'épisode 2 de notre mini série, nous nous intéresserons aux sites Internet spécialisés (SFFF, bien sûr ! Pas pornographiques, malheureux !) 


2 commentaires:

  1. La presse écrite, ça existe encore ? Comment ils rédigent leurs articles puisqu'il n'y a plus de Journalistes...

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